22/05/2007

Oui à un Département fédéral de la sécurité

La distinction nette entre la police, chargée de la sécurité intérieure, et l’armée, chargée de la sécurit extérieure, date d’une époque où les frontières étaient étanches et la distinction entre temps de paix et temps de guerre tout-à-fait nette.
Ce temps est révolu. La menace contre la paix et la sécurité prend aujourd’hui toutes les formes. Nous devons considérer que la police constitue en fait le premier échelon permanent et professionnel de la sécurité et que l’armée, au besoin, est invitée à la renforcer ou à la relever de certaines tâches. Un peu dans la même logique que celle des pompiers professionnels et miliciens dans la Ville de Lausanne : lorsque le Poste permanent se trouve en face d’une situation qui le dépasse, le bataillon (les miliciens) le remplace dans les actions qu’il peut maîtriser et libère ainsi les professionnels pour des tâches relevant de leurs compétences.
Cette réalité moderne de la sécurité, bien différente de celle que la Suisse connaissait lors des dernières guerres mondiales, nécessite une nouvelle coordination entre les diverses forces de sécurité. Cette coordination réclame une direction commune, et justifie la création d’un département regroupant toutes les tâches de sécurité.
On peut comprendre que certains policiers craignent d’être dominés par l’armée ; que le GSSA (Groupement pour une Suisse sans armée) s’oppose à tout projet qui ne vise pas à la suppression pure et simple de l’armée. Mais que certains milieux de gauche justifient leur opposition à un département moderne de la sécurité en osant se référer aux événements de…1932 dépasse notre compréhension : à se demander si le rétroviseur ne serait pas le seul outil de prospective utilisés par ces « progressistes ».  

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