27/09/2007

De grâce, Claude Ruey...

Depuis que le Mouvement Ecologie libérale a annoncé sa décision de présenter une liste pour le Conseil national, Claude Ruey s’emploie à répéter sur tous les tons : « Ecologie libérale dans le Canton de Vaud ? C’est une affaire de personnes. » Il est assez fier d’avoir inventé le terme d’ « Egologie » pour synthétiser sa pensée. Durant quatre mois, j’ai choisi de ne pas réagir à ses propos méprisants. Mais lorsque, à la Radio romande (26.9.07, 7h.55), ce n’est plus lui, mais une candidate libérale genevoise – visiblement bien formatée par son président – qui vient emboucher la même trompette, je considère qu’il est temps de répondre.

 

Sur le fond - et Claude Ruey évite d’en parler ! - il y a entre Ecologie libérale et le Parti libéral suisse une différence de taille : pour nous, l’assainissement des moyens de transports, de l’habitat, des industries peut justifier que l’Etat recourre à la contrainte ; mutatis mutandis, nous établissons une analogie entre défense de l’environnement et défense nationale. Le Parti libéral, de son côté, juge que l’incitation doit suffire. Cette distinction fondamentale a des conséquences importantes sur toutes les décisions politiques touchant à l’environnement. Elle justifie l’existence propre d’une liste « Ecologie libérale ». Sur ces questions là, on voudrait bien entendre Claude Ruey, mais il préfère s’en tenir à sa petite explication : « une affaire de personnes ».

 

Le bon sens aurait dû conduire à accepter un apparentement de la liste Ecologie libérale avec le Centre droite vaudois. Evidemment, cela pouvait déplacer certains électeurs, notamment libéraux, vers Ecologie libérale, au détriment du Parti libéral lui-même, et tout particulièrement de l’un de ses élus. Mais pour certains, prendre un risque personnel est hors de question. On a préféré l’intimidation, puis l’exclusion.

 

Si Claude Ruey persiste à dire d’Ecologie libérale que c’est « une affaire de personnes », nous finirons par répondre : « Oui, mais au singulier, la sienne ! »

 

De grâce, élevons le débat. La distance qui sépare Ecologie libérale du Parti libéral exprime une vision assez différente sur la façon dont des Libéraux, sans doute tous de bonne foi, entendent répondre aux menaces que notre civilisation fait planer sur notre environnement. Lorsqu’il répond « une affaire de personnes », Claude Ruey montre qu’il n’a pas compris la question.

 

 

11:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17)

Commentaires

Monsieur Haury,
Pensez-vous réellement que Monsieur Ruey comprenne les autres questions ? Avec un "politicien adulte" qui ne trouve rien de mieux qu'un "Batman débile" grimpant sur les grues (je parle de celles de chantier) pour "booster" la campagne de son parti... Permettez-moi d'en douter "grave" !
Malgré tout, il faut dire que chaque candidat ou presque, nous parle d'écologie dans son programme de campagne. Si le candidat est élu, ce sera assez tôt pour lui, de se renseigner éventuellement sur ce que peut être cette science. Oui, c'est une science, celle de la relations entre les êtres vivants et de ceux-ci avec le milieur où ils se trouvent (Ernest Haeckel 1866). Il aura fallu plus de 100 ans aux politiciens pour qu'il connaissent le mot.
Pour ceux qui voudraient en connaître plus, je recommande: Le Dictionnaire de l'Écologie / Encyclopaedia Universalis / Albin Michel / 2001.
Le tuyau est gratuit et fiable: Il n'est pas le fruit très onéreux d'un audit commandé par l'État ou la Commune de Lausanne!

Écrit par : L'anar de droite | 27/09/2007

Monsieur Haury,
Vous-même, est-ce qu'il y a longtemps que vous connaissez l'écologie? N'est-ce pa vous, qui lors d'un débat politique avec (contre) les Verts, aviez dit: Tiens! L' Echo Logis... C'est un nouveau magazine d'architecture d'intérieure ?
... Je peux me tromper!

Écrit par : L'anar de droite | 27/09/2007

Monsieur l'anar de droite,
Y-a-t-il longtemps que vous connaissez la tautologie ? Cela pour dire que c'est un peu l'inverse de votre pseudo, puisque l'anarchie n'est ni à droite ni à gauche et se limite à semer le caca partout où elle passe (à gauche comme à droite). Puisque vous êtes feru de vocabulaire, je vous propose donc quelques reflexions.

Ainsi les "logie" viennent de "logos" qui selon mon Petit Larousse veut dire, semble-t-il, tantôt "science" tantôt "discours". Je reste persuadé qu'il y a beaucoup de "logies" que vous ne connaissez pas et je doute fort que vous sachiez la signification que l'on donne, par exemple, à une tautologie en mathématique. Mais revenons à l'écologie, un terme à la mode dont le sens actuel me semble assez éloigné de sa signification originelle. Oyez plutôt (Larousse 1973) :

Ecologie : "Partie de la biologie qui a pour objet l'études des rapports des êtres vivants avec leur milieu naturel".
Ecologiste : "Spécialiste d'écologie"

En résumé, un écologiste serait un spécialiste d'une partie d'un domaine scientifique nommé biologie. En connaissez-vous beaucoup de spécialistes, titulaires d'un licence en biologie ? Ce n'est pas votre concierge, un journaleux, n'importe quel politicien, ingénieur ou licencié, tout docteur ès sciences soit-il ou soit-elle. Un physicien, un chimiste, un thermodynamicien, un géologue, etc. ne sont donc pas des écologistes. On ne spécifie pas non plus, dans cette définition, les rapports de "l'Homme avec son environnement" car ce n'est qu'un sous-chapitre de l'écologie.

C'est pour cette raison que je préfère parler d'écolos pour qualifier ces amateurs de sciences qui pratiquent l'art de polémiquer avec leurs lettres après avoir boudé les sciences et les techniques durant toute leur formation. Surtout lorsqu'ils font de la politique partisane orientée à gauche comme si les sciences connaissait une biologie marxiste (ou libérale). La politique écolo c'est un peu, à mes yeux, comme la politique gastro (pour prendre un autre domaine gustatif, qui a au moins le mérite d'avoir affaire avec notre assiette du jour et non d'évoquer des soucis virtuels). Oui, je pense qu'il faut se préoccuper continuellement de l'hygiène, de nos déchets et de leur éventuel "recyclage" comme de nos ressources et des économies praticables lorsqu'elles constituent ou vont constituer très vite des problèmes ACTUELS.

Mais la prévision, c'est l'histoire de demain ou d'après-demain, et bien malins sont ceux qui la connaissent dans un mois, un an ou un siècle, en particulier lorsqu'on ne maîtrise pas tous ses paramètres (comme dans la construction d'un barrage, par exemple) ou que l'on échaffaude des théories douteuses sur des modèles simplistes. Demandez donc des prévisions à votre météorologue ou à votre agent de change pour voir ! Ceux qui réussissent dans ce domaine sont par nature des tordus arrivistes qui s'enrichissent sur le dos de la grande masse (avec des taxes qui ne sont que des impôts déguisés en jeu de l'avion). Elisabeth Tessier, par exemple, une de nos meilleurs prévisionnistes, ne se présente pas comme une socioloque (toute diplômée est-elle, bac+60 comme l'on sait, parce qu'elle a étudié ce qui l'intéressait dans les tenants de la connerie humaine) mais comme une astrologue. Ca nous en jette !

Il ne nous reste donc plus qu'à étudier la signification des mots savants avant de nous en servir (allez, citez-moi au moins trois parties spécifiques à la biologie !) ou pour comprendre les véritables intentions de nos anciens copains. L'égologie, la science ou le discours de l'égo. C'est joli, non ? Pas de quoi attraper la rougeole !

Mais, évidemment, pour attraper des poissons rouges...

Écrit par : versinget | 27/09/2007

Je me ferai un malin plaisir d'éclairer la lanterne de versinget: il y a longtemps maintenant que le mot "écologie" a pris une signification politique. En politique, l'écologie cherche à rendre possible la coexistence à long terme d'une population humaine et de son environnement. L'écologiste est le tenant d'une politique oeuvrant dans ce but. C'est un "écolo". Je suis un écolo et M. Haury, à ma connaissance, aussi.

Depuis l'émergence des civilisations sédentaires, les sociétés humaines se sont reposées sur l'exploitation des ressources naturelles environnantes au point, la plupart du temps, de les épuiser. Les civilisations qui ont survécu sont celles qui ont adopté, de gré ou de force, un mode de gestion durable (mode d'irrigation, mode de prélèvement du bois de forêts, choix du régime alimentaire, choix des matériaux de construction, politique de naissance, etc). Voilà pourquoi le maintien des ressources naturelles ou disons, la "bonne gestion de l'habitat" (oikos logos), est capitale pour toute civilisation.

La nôtre ne fait pas exception, la nuance est que nous dépendons d'un plus grand nombre de ressources et que nous les épuisons avec des moyens plus performants que les Sumériens, les Vikings du Groenland, les Mayas ou les habitants de l'île de Pâques.

L'écologie en politique n'est pas tant une affaire de prédiction, mais donc bien une affaire de lecture de l'Histoire. Vous pouvez dénigrer les modèles climatiques des scientifiques - en confondant de manière pathétique météorologie et climatologie - ou les extrapolations faites sur les taux d'extraction du pétrole, cela n'engage que vous. Mais vous ne pouvez pas nier que notre civilisation est très loin d'un fonctionnement durable et se situe relativement près du point où les civilisations qui nous ont précédés sont passées de la gloire à l'effondrement.

A partir de là, soit on adopte une attitude positive et on essaie de changer les choses, comme le font les Verts depuis 30 ans ou Ecologie Libérale depuis quelques mois, soit on se dit "demain est un autre jour" et dans ce cas on s'abstient de faire de la politique et on ne donne pas de leçon, merci.

Écrit par : Vincent Rossi | 28/09/2007

Monsieur Versinget,

Merci de votre commentaire. Il démontre au moins que mes interventions de "fou du Roi" porte ses fruits. Plus on m'engueule, plus je sais que j'ai atteind mon but: remuer le "caca" dont vous parlez plus poétiquement que moi ci-dessus.
Pour la biologie je sèche: Je ne connais que le zoo politique et ce zoo n'est pas logique. Pour la tautologie en mathématique ne ferait-elle pas partie de la logique justement?
Concernant les poissons rouges, vous n'êtes pas très logique non plus!
Comment voulez-vous que j'en attrape: tout le long de votre diatribe vous dites que je n'ai rien dans le "bocal". Ce n'est pas tout faut! Mais, par rapport à d'autres, je le reconnais: C'est grâce au vide que "satire"!

Écrit par : L'Âme d'A | 28/09/2007

Monsieur Rossi,

Nous avons déjà eu l'occasion d'échanger quelques propos et je vous remercie "d'éclairer ma lanterne". Pour votre information, sachez toutefois qu'avant même que vous sortiez de l'oeuf, j'agitais déjà quelques pencartes antinucluaires du côté de Lucens pour fêter dignement nos oeufs de Pâques. A l'époque, c'était vraiment mal vu, socialement et politiquement parlant. Aujourd'hui c'est mal vu de dire qu'on n'accepte pas le chemin des taxes écologiques à propos de tout et de rien. Le temps changent et j'ai l'avantage sur vous du temporel pour l'évolution et la prévision. Vous l'avez compris, je pourrais être votre père, un ex-soixante-huitard, avec même un nombre d'années de participation que vous n'avez pas encore atteint dans la même école que vous fréquentez. Alors que vous répondre sans être trop paternaliste ? Que vous me faites sourire parce que votre engagement actuel ressemble un peu au mien à l'époque ?

Peut-être que comme Monsieur Haury, j'attache maintenant plus d'importance aux mots (que j'ai longtemps boudés) surtout lorsque leur sens change avec le temps. C'est un signe de ce que certains appellent une évolution. Tenez, prenez le mot "environnement" qui n'est pas dans la définition de l'écologie (mais très probablement dans votre CV).

Selon le PL l'environnement serait : "Ce qui nous entoure. Ensemble des éléments naturels et artificiels où se déroule la vie humaine".

Je ne cherche pas à savoir ici, si faisant partie de mon environnement, vous polluez ou vous parfumez. Mais vous remarquerez que l'environnement n'est plus seulement le milieu naturel de l'écologie. On y a rajouté des artifices. Comme vous lorsque vous prétendez que "le mot "écologie" a pris une signification politique". C'est votre avis de spectateur qui accepte et consomme ce qu'on lui offre. Le politicien, d'ailleurs, ne se soucie pas d'utiliser le mot juste. Il prend en compte son impact. Et lorsque je vous lis, il n'y a, semble-t-il, plus que "l'écologie en politique" qui a une raison d'être, ce qui se comprend puisque vous militez dans ce parti. Inutile donc de souligner que la "science" évoquée par l'Anar de droite est bien loin. Ainsi selon vous :

"En politique, l'écologie cherche à rendre possible la coexistence à long terme d'une population humaine et de son environnement. L'écologiste est le tenant d'une politique oeuvrant dans ce but".

Sans doute parce que je pense être plus scientifique et moins politisé que vous, je crois être aussi beaucoup plus écologiste (les croyances restent discutables). J'évite au moins de propager des salades qui relevent du domaine des croyances et souvent dignes de l'intégrisme religieux (inquisition comprise). "Rendre possible la coexistence", non mais laissez-moi rire ! Croyez-vous vraiment que les habitants de cette planète, qui existent eux aussi depuis "longtemps maintenant", ont attendu l'arrivée de quelques illuminés pour coexister avec leur milieu naturel ou artificiel ?

Pouvez-vous me prouver que si l'on s'abstient aujourd'hui de tout rejet de CO2 dans l'atmosphère (y compris par nos poumons et ceux des vilaines bébêtes), on va échapper aux catastrophes que vous nous prédisez, vous les écolos politisés ?

La vérité et la seule à dire, c'est que l'écologie est devenue maintenant une (pré)occupation de riches. Car l'économie des ressources relève du naturel bon sens de toute personne vivant dans la pauvreté. Encore faut-il savoir qu'on ne l'incite par à récupérer ses croutons de pains pour se nourrir le lendemain lorsqu'on lui réclame des sommes innommables pour consulter un médecin, un notaire ou un avocat.

"L'écologie libérale", c'est pour moi un peu un non-sens. Libérer les gens et vouloir simultanément les taxer via des réglements n'est vraiment pas, pour moi, d'une logique très... scientifique. Mais la politique mène à tout et n'importe quoi, non ?

Écrit par : versinget | 28/09/2007

C'est bien que vous soulignez que l'écologie est une préoccupation de riches, et que donc le gauchisme des écolos est une hérésie idéologique. Un vrai écolo serait naturellement à droite. Si on répartit les richesses et la faculté de galvauder l'énergie qui en découle sur toute la planète, le résultat est facile à imaginer du côté du CO2...
Si on considère les problèmes de la vie sur terre dans son ensemble, on se trouve forcé de s'affronter aux aspirations strictement anthropiques...
Riches et pauvres confondus.

Écrit par : Géo | 28/09/2007

Je suis navré de polluer ainsi le blog de M. Haury, je réponds rapidement à versinget...

1) ne confondez pas écologue avec écologiste. Un petit tour sur wikipédia pourra vous faire comprendre ce que je veux dire.
2) je vous laisse volontiers rire. Cependant, les sociétés humaines ont toujours été en équilibre avec leur environnement jusqu'à l'émergence des grandes civilisations sédentaires. Elles ont certes coexisté avec leur milieu naturel, mais pas forcément durablement. C'est une habitude, chez vous, de lire 1 ligne sur 2?
3) nos poumons rejettent du CO2 renouvelable et non fossile, c'est la distinction de base qu'il faut apprendre à faire si on se prétend scientifique. Mais la réponse est claire: il est trop tard pour arrêter le réchauffement climatique, nous luttons uniquement pour limiter ses effets et l'ampleur de l'extinction massive en cours. C'est la réponse des scientifiques, pas des politiques, même si, enfin, certains les écoutent et répètent leur discours.
4) vous avez parfaitement raison que l'écologie est une préoccupation de riches, tant il est vrai que quand on a rien, on ne pollue pas et on tend à recycler tout ce qui est possible. Et dès qu'on possède un peu, on n'a pas le temps de considérer un investissement supplémentaire pour préparer le lendemain. Mais je ne vois absolument pas le rapport avec l'idéologie gauche-droite avancée par Géo, qui semble esquisser une acceptation erronée de la Gauche. La solidarité et l'entraide, des valeurs de gauche, peuvent bien aider à réduire les impacts environnementaux, non? par exemple en se mettant ensemble pour construire un four solaire au lieu de couper chacun son bois.

Le défaut de la Droite est de chercher le profit individuel à court terme, là où les Verts cherchent le profit commun à long terme. J'ose espérer qu'Ecologie libérale se situe au moins entre les 2... Ce serait à M. Haury de nous éclairer sur ce point! Mon pronostic est qu'ils cherchent à la fois le profit individuel à long terme et le profit commun à court terme, est-ce possible?

Écrit par : Vincent Rossi | 28/09/2007

En mentionnant la question de l'égo, Ruey ne voulait-il pas simplement pointer du doigt une petite particularité de la psychologie des personnes qui s'agitent dans le landerneau de l'écologie libérale romande ? Rien à voir en fait avec l'écologie ou avec le libéralisme, juste une question de personnalités...

Écrit par : stéphane | 29/09/2007

Vincent Rossi @ Ecologie de gauche ? A cause des vertus de la solidarité ? Tout d’abord, et en quelques mots, la gauche n’a pas le monopole de la solidarité. La même femme socialiste passera beaucoup de temps à démontrer sa solidarité avec le peuple birman et écrasera la brave paysanne de son mépris en achetant ses salades au marché. J’ai de gros doutes sur la solidarité socialiste, quand il n’y a pas les caméras des camarades socialistes de la TSR derrière…
Ensuite, le but des partis de gauche est une meilleure répartition des richesses. Donc une plus grande consommation, avec le moins de discernement possible. Il faut être éduqué pour consommer, et ce ne sont pas les écoles vaudoises et genevoises, fermement tenues par les gauchistes, qui éduquent qui que ce soit…
Qui dit consommation effrénée dit plus grande production dans des conditions sans contrôle : la Chine. Pays fascistoïde comme l’était l’URSS, que l’on favorise par cette politique de consommation maximum.
Un écologiste devrait s’opposer à cela et les conflits entre socialos et écolos sont programmés. S’ils n’ont pas lieu, c’est uniquement parce que la gauche romande est une gauche caviar, qui ne représente plus que les intérêts des fonctionnaires, et encore, pas les petits !

Écrit par : Géo | 29/09/2007

La comparaison entre la Chine et l'ex-URSS n'est pas pertinente, puisque la Chine applique le libéralisme le plus total en ce qui concerne la production industrielle, au grand dam de ses dirigeants qui ne contrôlent plus la situation, mais aussi des populations qui voient leur environnement ravagé par la pollution. Petite réflexion: la Chine a été une région du monde qui a pu soutenir des millénaires de civilisation de façon remarquablement durable. En une poignée de décennies, des surfaces gigantesques deviennent stériles ou voient leur nappes phréatiques irrémédiablement contaminées (dioxines, métaux lourds, chrome VI, ...) et donc impropres à la consommation pour plusieurs millénaires... Ca fait froid dans le dos, les historiens du futurs pourront s'en émouvoir. Tout ça parce que quelques dirigeants corrompus se sont laissés surfer sur une doctrine mondiale prônant le profit individuel immédiat. Ne me dites pas que c'est à cause de la Gauche ou du maoisme!

Mais je suis d'accord sur un point: l'écologie n'est ni de gauche ni de droite, elle est devant, et c'est en cela que je suis heureux que la Droite de Mme Chevalley et M. Haury nous rejoigne dans ce combat. Il est vrai que les Socialistes et les Verts sont alliés objectifs tant que le capitalisme est basé sur la course au profit à court terme et que l'environnement est une ressource sans valeur (coût de l'extinction d'une espèce animale ou de la destruction d'une forêt primaire âgée de centaines de millénaires?: Fr. 0.-). Il faut être sacrément optimiste, mais on peut imaginer que cette situation n'est pas éternelle...
PS pour Géo: les initiatives telles que le Jardin Potager (www.lejardinpotager.ch), les Jardins du Flon (www.lesjardinsduflon.ch), etc ne sont pas les fruits d'associations de droite, étonnamment. Ce sont de superbes exemples solidaires et sans caméra contredisant le vôtre sur la "brave" paysanne...

Écrit par : Vincent Rossi | 30/09/2007

"les initiatives telles que le Jardin Potager (www.lejardinpotager.ch), les Jardins du Flon (www.lesjardinsduflon.ch), etc ne sont pas les fruits d'associations de droite"
Vous vous moquez, Vincent Rossi. Ce n'est pas à la portée de tout le monde de participer à ce genre d'associations... et ce n'est tout de même pas un argument. Et pour la Chine, la plus grande production possible au mépris de l'environnement, ce n'est pas de la politique de gauche, ça ?

Écrit par : Géo | 30/09/2007

Si Vincent Rossi se comportait comme un scientifique et non comme un politicien, il n'affirmerait pas que la science connait deux sortes de gaz carbonique (CO2), le bon et le mauvais selon qu'il sort de nos poumons ou du sous-sol. L'effet serre n'opère pas ce genre de distingo pour le lieu de naissance du CO2, fut-ce l'âme d'un volcan. Pour wikipédia, je m'étonne qu'il n'ait pas encore songé à y écrire un article à ce sujet, pour nous réveller toute sa science.

Toutefois, je lui conseiile de prendre en compte que le "pas forcément durablement" ne force pas forcément le respect d'une science qui se doit de trancher par oui ou par non sous peine de fermer sa cantine (lorsqu'on ne sait pas, on se tait). A l'entendre, bien qu'émergeant moi-même "des grandes civilisations sédentaires" je me devrais, semble-t-il, de ne pas "coexister" durablement avec mon "milieu naturel" (dont M. Rossi fait partie, comme je l'ai avoué). Je ne peux, hélas, que lui confirmer que je suis toujours en vie et que je ne le lis pas seulement une ligne sur deux. De là à commenter toute les affirmations qui me semblent tendancieuses, peu logiques ou non fondées scientifiquement... Mais il représente bien, à mes yeux, le parfait exemple de ces scientifiques qui cultivent la politique et la croyance sur mesure et dont on a dit, pour appuyer certaines thèses écolos, "qu'ils ont dit que...".

C'est curieux tout de même cette superbe solidarité de gauche qui prétend construire mais qui en réalité soutient des taxes à la consommation qui évitent aux partis de droite d'en faire les frais via une augmentation d'impôts. M.Rossi écrit que "Le défaut de la Droite est de chercher le profit individuel à court terme, là où les Verts cherchent le profit commun à long terme". Je lui ferai remarquer que les 25 cts prélevés par litre d'essence il y a quelques années n'ont diminué en rien la consommation mais constituent bien, en effet, du profit à long terme.

Dans quelques decennies, nous nous rendrons finalement compte que nous aurions mieux fait d'accepter notre destin en nous occupant de priorités beaucoup moins virtuelles. Car taxer à tous propos ne fait que masquer notre impuissance, tout en subissant l'émergence d'une multitude de croyances qui prétendent combler les déficits du language chiffré.

Personne n'a jamais mesuré, à ma connaissance, une augmentation de gaz carbonique significative (du point de vue statistique) dans l'atmosphère (ce n'est pas parce qu'on a du vin à la cave et de la glace au frigo qu'il y en a dans la rue). On raisonne en fait comme s'il s'agissait d'une baignoire censée déborder chaque fois que l'on ouvre le robinet parce qu'elle n'a pas de trou au fond. Les températures sont liées à l'altitude, la pression, le vent, l'humidité, la nature et le relief du lieu. etc. Leurs variations ne traduisent qu'une situation locale, en particulier celle des courants (air ou eau). L'énergie solaire stockée dans l'atmosphère l'est sous plusieurs formes énergétiques autres que la chaleur : mécanique (ouragans, etc.) et électrique (foudre) notamment. Le gaz carbonique est plus lourd que l'air (et hautement soluble dans l'eau, il passe à l'àtat solide à -35 °C) et s'écoule comme l'eau des rivières pour remplir lacs et vallées (qui ne sont pas vertes pour rien). Malgré les tonnes de CO2 rejetées dans l'atmosphère, les déserts ne verdissent toujours pas et la pression en bord de la mer reste desespérément bloquée à 760 mm Hg malgré que la couche atmosphérique devrait s'épaissir et s'alourdir. La Terre est une boule de lave en fusion qui se refroidit (la nuit en particulier, par radiation) et qui se dégonfle (les composants légers migrants en surface : eruption volcanique, effondrement du sous-sol par glissement des plaques tectoniques et tsunamis). Le "réchauffement" du climat date de plusieurs siècles, bien avant l'ère industrielle et l'exploitation effreinée des produits fossiles. Les différences d'ensoleillement entre l'équateur et les pôles (où il fera toujours froid) font de la Terre une énorme machine à distiller et une machine à vapeur. L'eau est le plus gros régulateur de température de l'atmosphère, de part sa valeur thermique, sa fonction à solubiliser le CO2 et par l'effet double miroir des nuages (qui renvoie la lumière du soleil - bien avant que l'effet serre agisse - ou renvoie le rayonnement provenant du sol : que ceux qui n'ont jamais remarqué l'effet d'un nuage cachant le soleil sur la température ambiante sortent une bonne fois de leur labo - où ils sont incapable de simuler un nuage qui plafonne - pour aller passer un jour et une nuit dans un désert avec un thermomètre). Contrairement au petit dauphin mort en Iran que nous présentait PPDA à la télé en enchaînant sur les méfaits du "réchauffement climatique", les milliers de morts au Darfour n'auraient rien à voir avec l'effet serre, donc inutile d'en parler. L'éruption d'un seul volcan a modifié le climat pendant plus d'un an dans l'hémisphère sud. Etc, etc.

En réalité, on ne fabriquera jamais plus d'êtres vivants (yc. commestibles) qu'il y a d'atomes de carbone sur notre planète. Dans la mesure où une partie de ce carbone est encore piègée sous forme fossile dans notre sous-sol (qui n'a pas achevé sa décantation), la biomasse (végétaux et animaux compris) peut encore croître. Mais - et c'est une réalité contre laquelle les taxes écolos ne pourront rien - elle atteindra tôt ou tard sa limite... naturelle. En attendant, les interrogations viables concernent uniquement la hiérarchie, le plus fort mangeant le plus faible jusqu'à disparition éventuelle d'une espèce. La population humaine continue de croître au détriment des autres formes de vie, en pompant au besoin dans le carbone fossile et la nourriture ne suit déjà plus. Alors que faire ? Manger moins mais pendant combien de temps ? Produire plus, mais avec quoi, si ce n'est du gaz carbonique ?

Ce que l'on observe, ce sont des déplacements d'équilibre (physico-chimiques, démographiques, politiques, etc.) d'autant plus prononcés que les phénomènes de croissance sont de nature boule-de-neige, c'est à dire exponentiels. Changer les paramètres de cette fonction pour en ralentir l'effet, ne changera ni sa nature, ni ses conséquences finales. Le croire relève du plaisir religieux. Le comportement des individus n'étant pas plus condamnable aujourd'hui qu'hier, pourquoi qualifier et punir certains comportements qui seront toujours tributaires du lieu ? Car il s'agit, d'un effet de masse lié à la surpopulation, tant pour les ressources que pour les déchets. Et surtout à des regroupements d'intérêts directement liés à l'évolution en matière de communication et de transport. A l'angoisse aussi, la peur de manquer.

Si au mieux, certaines directives permettent de retarder localement le manque de ressources, à terme, on ne diminuera en rien le nombre de ceux qui auront été privé de manger et en mourront. C'est bien, au contraire, en acceptant une migration désordonnée, non planifiable et qui en vient à dépasser largement les ressources locales du lieu qu'on va droit dans le mur.

Dès lors, ne vaudrait-il pas mieux ne rien faire, laisser les équilibres se réaliser d'eux-mêmes, que de forcer des solutions contre nature lorsqu'elles prennent le chemin d'un suicide planifié par des idéologues idéalistes ? Voici la carricature grossière d'un partage des ressources qui devrait inspirer une réponse à cette question :

Vous disposez d'un kilo de pain chaque semaine avec lequel vous devez nourrir 10 pauvres zenfants qui ont faim. Vous envisagez deux méthodes de distribution :
1) L'égalitariste qui s'inspire tout droit des Droits de l'Homme, et qui veut que chacun ait sa part de gâteau, donc la même ration quotidienne (ce qui ne représente pas grand chose).
2) L'impériale Grand Cru, qui veut que vous choisisiez vous-même dans le tas celui qui va tout manger (de préférence, celui qui a le plus de chance de s'en sortir vivant, comme le grand blond aux yeux bleus, fort, intelligent et malin qui fera parfaitement l'affaire). Mais cela implique, hélas, que vous affamiez d'entrée les 9 autres candidats.
Résultat des courses :
Dans le premier cas, vous allez souffrir, car l'ambiance sera exécrable. Vos enfants n'étant pas des enfants de choeur seront prêts à se trucider parmi et à vous réserver le même sort juste pour voler le pain. Mesure policière indispensable : les enfermer tous et leur refiler leur ration au guichet. En fin de compte, ils meurent tous de faim. Ouf ! Bon, faut dire que les deux derniers ont agonisés longtemps car ils étaient dans un tel état de faiblesse qu'ils n'arrivaient plus à manger. Le dernier s'est étouffé avec la miche complète dans la bouche !
Dans le second cas, pas de problème, vous êtes un héros : il y a un survivant en pleine forme (et pas n'importe lequel !).
Pour être honnête, on peut aussi envisager d'autres scénari. Dont celui à la mode (reste plus qu'à lui trouver un nom acceptable) : vous partagez le pain quotidiennement, vous mettez le tout sur la table en disant : Merci Seigneur, maintenant servez-vous ! A cet instant précis, vous déclanchez votre caméra vidéo pour pouvoir revendre ensuite le film à la chaine TV de téléréalité qui vous sponsorise. Avantage indéniable : vous avez vous-même à manger grâce à vos prestations télévisuelles et vous avez de bonnes chances de pouvoir présenter un, voire deux gagnants en état de vie. Et comme les plus faibles ont été éliminés d'entrée, que les plus forts et les intellos se sont croqués entre eux, ce n'est pas le médiocre qui en sort vivant qui va vous réclamer des droits d'auteur !

Que Jacques-André Haury me pardonne d'avoir abusé de son hospitalité, pour débattre en marge du sujet. Je ne poursuivrais pas plus avant ces lignes et laisse à M.Rossi, s'il le veut, le mot de la fin qui finit bien.

Écrit par : versinget | 30/09/2007

Je salue les efforts de versinget, que je n'ai hélas pas honoré en lisant l'entier de son discours (pour le moment) par manque de temps.
Je relève seulement que je n'ai jamais dit "quand on ne sait pas on se tait", j'ai dit que si on adopte une attitude négative au lieu d'essayer de changer les choses, en disant "demain est un autre jour" alors on s'abstient de faire de la politique et on ne donne pas de leçon. Ce n'est pas pareil, car je ne condamne pas l'ignorance mais l'attitude défaitiste qui cherche à décourager les autres.

Maintenant, que versinget me prenne pour un étudiant, je ne suis pas fâché. Mais qu'il sache que je travaille dans un bureau d'ingénieur en écobilans et que quand je dis qu'il faut faire une distinction entre CO2 fossile et renouvelable, je sais de quoi je parle. Certes la molécule a le même potentiel de réchauffement, mais une a été ajoutée à l'atmosphère, l'autre y a été rendue, et ça fait toute la différence. Si les mesures de teneurs en CO2 atmosphérique ne sont pas connues de versinget, cela se répare très vite (et c'est une ignorance que je m'empresse de ne pas comdamner) ici: http://en.wikipedia.org/wiki/Carbon_dioxide_in_the_Earth%27s_atmosphere
(si wikipédia est une source qui vous paraît douteuse, n'hésitez pas à aller chercher les sources d'origine comme celle-ci: http://www.grida.no/climate/ipcc_tar/wg1/fig3-2.htm). Il y a encore de nombreux points desquels je serais ravi de discuter, notamment la notion de durabilité, mais peut-être une autre occasion sera-t-elle plus adéquate (je vous invite volontiers sur mon blog, à l'occasion).

Merci à M. Haury pour son hospitalité, en regrettant de ne l'avoir pas vu intervenir. Mais quand on est en campagne...

Écrit par : Vincent Rossi | 01/10/2007

Eh oui, M.Versinget, c'est ça le plus dramatique. Les gens comme Rossi se font réellement des couilles en or en multipliant leurs études d'impact, toutes plus stupides et inutiles les unes que les autres mais commandées par leurs amis Verts au gouvernement. La démocratie, c'est bien, mais il y a beaucoup de cons. Verts.

Écrit par : Géo | 02/10/2007

Pour répondre à cette attaque aussi facile que déplacée, je dirai que nos clients sont de grandes multinationales à la tête desquelles on trouve rarement des Verts. Je leur laisse le soin de juger de l'utilité de nos services et à M. Géo la responsabilité de ses propos.

Écrit par : Vincent Rossi | 09/10/2007

C'est Coluche qui disait à l'intention des journalistes : "lorsqu'on sait aussi peu de choses, on ferme sa ..." et loin de moi l'idée de mettre ces paroles dans la bouche d'un politicien comme M. Rossi (ou d'un blogueur, sinon les blogs et forums n'auraient plus d'avenir). Je reconnais bien volontiers avoir été quelque peu condescendant dans mes remarques mais je ne prends nullement Monsieur Rossi pour un étudiant au sens où il l'entend. Je n'ai pas trouvé son âge dans ses messages et, comme je m'y référais, il aurait pu aussi en déduire que je sais me servir d'un moteur de recherche pour savoir ce qu'il fait et où il travaille. Je me considère moi-même comme un éternel étudiant car chaque jour m'apporte de nouvelles connaissances. Encore faut-il disposer d'un minimum de raisonnement pour savoir ce que l'on peut en faire, non seulement pour satisfaire ses petites ambitions (ou plaisirs personnels) mais autant que possible pour le bien de tous, lorsqu'elles (ils) en dépendent.

Ainsi lorsque je vois à la télévision les forêts californiennes en feu, envoyant dans l'atmosphère des tonnes de suie noire et de gaz carbonique, je me dis bêtement :

1) que l'on aurait pu utiliser ce bois plus judicieusement et utilement dans une centrale thermique et que le nouveau Prix Nobel américain Al Gore ferait mieux de s'occuper de ses choux et d'entretenir ses forêts plutôt que de courir la planète (vu le prix du kérosène) pour nous abreuver de ses discours de politicien incapable de renverser le sens de rotation de la Terre.

2) que les humains qui font les frais de cette nouvelle catastrophe écologique et/ou financière n'en ont rien à cirer que le CO2 produit soit d'origine fossile, recyclable (de toute façon sans nous) ou "renouvelable", pour reprendre le terme d'un scientifique-politicien qui prétend ici savoir de quoi il parle (le renouveau, la re-évolution, la reprise, le re... comme le ah-re-ah-re du petit dernier, il n'y a plus que ça de vrai lorsqu'il faut que ça change à tout prix, généralement en pire)

3) que je ne vois toujours pas comment, en taxant le CO2, on compte interdire aux gamins, aux vents et au Soleil de jouer avec des allumettes et à la population d'augmenter (y compris dans les forêts les plus touffues, bostryches inclus). S'agissant de la "durabilité" de ces "feux" hors 1er août, la prévision politique ayant ses limites, on s'en remet donc, pour l'immédiat, aux "caprices de la météo"...

4) que, pour limiter les dégâts sur le terrain, ceux qui risquent leur vie aujourd'hui (donc pas demain), ce ne sont pas des politiciens ou des batoilleurs écolos qui noircissent du papier à longueur de journée mais des pompiers qui, à ce titre, devraient tous recevoir le Prix Nobel, fut-ce à titre posthume.

Dommage que pour montrer que l'écologie n'est pas qu'une préoccupation de gauche, ceux qui bâtissent se mettent maintenant à scinder leurs voix dans une aile écologique (pour profiter manifestement du courant publicitaire gratuit que les médias encaissent sur le dos de tous). Tout actif utilise des ressources (matière, énergie) et fabrique des déchets. La critique est certes nécessaire pour améliorer le rendement - et ceux qui fabriquent en sont les premiers bénéficiaires - mais en soi, elle n'a jamais rien produit de concret et de gouvernable.

De là à voter pour ceux qui bégaient, pour satisfaire une prétendue égalité démocratique... Je crois que l'on votera toujours pour ceux qui ont des moyens, dont celui de savoir se faire comprendre, pour ceux qui savent faire valoir leur talent et leur pouvoir (naturel ou financier, être fauché n'ayant jamais été un argument percutant). Il y a sans doute mieux à faire que de critiquer le travail des autres mais, dans nos unions, il faut vraiment manquer de neurones, jouer trop au jeu de l'avion ou se comporter en voleur potentiel pour croire que des migrants vont payer notre AVS (qui va payer la leur ?).

La réalité c'est que depuis toujours les migrations sont liées à la démographie et l'emplaçement des ressources et que pour économiser du courant electrique, ce n'est pas demain que l'on va en revenir à tirer des bilans, des facturations ou des amendes CO2 avec des bouliers et des règles à calcul ou se remettre à envoyer notre courrier à dos d'âne (voire faire notre lessive au lavoir communal). Miser sur ce qui a peu de chance d'exister ou d'exister à "nouveau" et refuser de prévoir l'augmentation nécessaire de nos besoins en prétendant à l'existence d'une économie qui n'a jamais eu cours en dehors du partage des ressources relève, pour moi, de l'irresponsabilité, du masochisme, de l'utopie et de l'incompétence.

Écrit par : versinget | 25/10/2007

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