29/10/2007

Environnement: l'espoir est à droite

C’est lorsque les élus de droite s’engagent pour l’environnement que les choses avancent. Nicolas Sarkozy en donne l’exemple. Le mouvement Ecologie libérale est né des partis du Centre droite, avec l’objectif d’insuffler des préoccupations environnementales dans ces partis. Si notre intention avait été de renforcer les Verts, très orientés à gauche, nous aurions pu rallier leurs rangs. Mais telle n’est pas notre intention. Nous sommes persuadés que les valeurs libérales - l’esprit d’entreprise, la responsabilité individuelle et le mérite – peuvent apporter à notre société les solutions concrètes qui lui permettront de poursuivre son développement en retrouvant un équilibre avec l’ environnement.

Le second tour des élections au Conseil d’Etat a placé Ecologie libérale devant un choix difficile : apporter un soutien à la liste de gauche, sous prétexte que ses candidats sont plus engagés pour la cause de l’environnement et contribuer à l’échec de la liste du Centre droite vaudois ; ou soutenir la liste du centre droite, au prix d’un soutien à des candidats pro-nucléaires.

La question du nucléaire ne se limite pas à un combat entre pro et anti : au besoin, il se décidera lors d’une décision populaire, et Ecologie libérale s’engagera clairement contre tout projet de nouvelle centrale. Ce qui importe, dès aujourd’hui, c’est de réduire notre consommation d’électricité et de développer les énergies renouvelables. Dans ces domaines comme dans toutes les autres questions environnementales, l’avis des parlementaires n’est pas déterminé.. Il est même en rapide évolution. Plusieurs élus de droite défendent les mêmes positions qu’Ecologie libérale. Soutenir les candidats du Centre droite, c’est les soutenir dans ces positions, contre l’influence des porte-parole d’économiesuisse. Contribuer à faire élire les candidats de gauche, c’est au contraire affaiblir nos alliés du Centre droite dans leur propre camp.

Vaud n’est pas Zürich. Verena Diener, membre des Verts libéraux, s’est clairement éloignée des partis de gauche. Dans le Canton de Vaud, les Verts sont les alliés de la gauche. C’est leur choix et leur responsabilité. Un jour viendra peut-être où les Verts envisageront une autre alliance. D’ici là, nous continuons à affirmer que c’est d’un engagement des élus de droite pour la cause de l’environnement, parfois de leur « conversion », que viendront les vrais progrès dans ce domaine. Cet engagement ou cette conversion, si l’on observe ce qui se passe au Grand Conseil vaudois, ont déjà commencé. Ils justifient les choix et l’engagement d’Ecologie libérale.

08:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

Pardon M. Haury, avec tout le respect que je dois à votre cause, je suis obligé de constater que votre appel renforce le camp pro-nucléaire, pro-OGM, anti-taxe CO2 et anti-mesures contraignantes telles que Minergie (contraintes que vous avez le courage d'appeler de vos voeux, ce que je salue de la part d'un Libéral). Je ne vous crois pas assez naïf pour imaginer que M. Favre, parce que soutenu par vous, va évoluer maintenant vers l'écologisme actif...

Je me permets de corriger une petite imprécision dans vos propos: vous dites "C’est lorsque les élus de droite s’engagent pour l’environnement que les choses avancent." Comme si tout venait d'eux! Elle est bien bonne! Vous voulez dire: "C’est lorsque les élus de droite cessent l'obstructionnisme environnemental et collaborent avec la gauche pour trouver des solutions que les choses avancent." Voilà qui serait plus honnête.

Écrit par : Vincent Rossi | 29/10/2007

Depuis quand des intentions sont des faits concrets mesurable sur le terrain? Certes l’intention est un premier pas, nous verrons dans 5 ans les réalisations. Il est vrai que vous devez prêchez pour votre paroisse et toutes les déclarations sont bonne à prendre.

Écrit par : cali | 29/10/2007

M. Haury, relisez donc les belles promesses de Sarkozy plus attentivement :

* Sur les OGM, il annonce un moratoire, mais rajoute, “en attendant une mission d’expertise”.
* Sur la réduction de 50% des pesticides, il ajoute “si possible dans dix ans”.
* Sur l’arrêt des projets de nouveaux incinérateurs, c’est encore plus frappant : il ajoute : “à moins qu’ils ne soient envisagés en ultime recours”.
* Sur la transparence de l’information sur le nucléaire, il glisse, discrètement, “hors secret industriel ou sûreté nationale”.
* Sur les centrales nucléaires Sarkozy a annoncé un “gel” du nombre de sites nucléaires. Il s’agit là d’une annonce aussi ridicule que provocatrice. En effet, la France a déjà plusieurs centaines de sites nucléaires répartis sur tout le territoire et, de plus, les projets de nouvelles installations sont tous sur des sites déjà existants :

- le réacteur EPR est prévu sur le site de le centrale nucléaire de Flamanville (Manche)
- le réacteur à fusion nucléaire ITER est prévu dans le site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône)
- l’usine GB2 d’enrichissement de l’uranium est en construction sur le site nucléaire de Pierrelatte (Drôme)
- le site d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) a déjà été créé.

* L’annonce du “gel” du nombre de sites nucléaires, est donc une plaisanterie, un simple subterfuge.

On le voit : Sarkozy excelle dans les effets d’annonce, il maîtrise toutes les ficelles du discours, il use et abuse de toutes les “ruses” orales pour noyer le poisson : finalement, beaucoup de plans, de mesures temporaires, mais rien de concret.
Paroles, paroles, paroles.

Mais j'avoue que, comparé à Favre et Parmelin, Sarkozy est un champion de l'écologie...libérale.

Écrit par : Christian van Singer | 30/10/2007

"... contre l’influence des porte-parole d’économiesuisse!"

Monsieur J.-A. Haury,

La phrase en exergue est magnifique!... Dans la bouche d'un Libéral!
Si je n'avais lu ce "slogan" sur votre propre blog, j'aurais dit que ça faisait partie du programme "électoral" (et uniquement électoral... faut pas pousser) du parti des Bobos (ou Socialiste).

À part ça, la politique est magnifique et les plantes vertes de Madame Pahud aussi !

Monsieur Ch. van Singer,

Je suis d'accord avec vous!
Vous me connaissez, il y a donc un "mais"!
La manière de procéder qui est la votre au sujet du programme de Sarko peut être utilisée ici même à Lausanne avec le programme des Verts qui sont à la Muni depuis... trop longtemps. (Je parle des Verts, pas de l'écologie qui est une affaire beaucoup trop sérieuse pour être laissée entre les mains des politiciens)

Particule fines: Brélaz est à plusieurs conseils d'administration de la constellation TL et pourtant, sous les lignes de trolleys roulent de magnifiques bus diesel avec filtres à particules fine, mais non ultra-fines (les plus dangerereuses).
Non aux 4 x 4: Brélaz roule avec ce type d'engin. (un petit à ce que es adorateurs de l'icône disent, mais par rapport à un "Hummer" ils sont tous petits!
Bruit: Il y a quelques années, Beaulieu a fait des travaux de nuit pendant plusieurs semaines en toute illégalité et, malgré la réclamation des riverains, personne à la Muni n'a bougé.
Stade de la Pontaise: Projet pharaonique... Mais un bilan écologique GLOBAL a-t-il été réalisé ? En tout cas je n'ai n'en ai jamais entendu parler! Le vieux stade ne contient-il aucune amiante ? C'est une question. Je ne le sais pas, mais vu l'époque de sa construction et de certains de ses aménagements...
Je pourrais continuer. Mais vous allez encore me reprocher de passer tout mon temps sur ce site.

Voilà!... Toujours cette fameuse poutre dan son oeil et cette paille dans l'oeil du voisin!

Écrit par : Bla-Blo-gueur | 30/10/2007

Vous parlez beaucoup d'énergies renouvelables, de lutte contre le réchauffement climatique, de renoncement au nucléaire... autant de problématiques limitées à la question énergétique. Malheureusement, la question écologique, c'est aussi la destruction de la biodiversité, la raréfaction des ressources alimentaires, l'accumulation des polluants dans l'environnement (exemple de l'interdiction DÉFINITIVE de la pêche dans le Rhône en France, sur certains tronçons). et j'en passe... Ces processus irréversibles d'extinctions animale et végétale, d'épuisement des ressources (sols, matières premières, etc...), d'accumulation de polluants dans l'environnement (et donc dans l'organisme, l'être humain se trouvant au bout de la chaîne alimentaire), qui n'ont pas forcément de liens directs avec la question de la pollution atmosphérique, n'en menacent pas moins les conditions de subsistance et de survie de l'être humain sur Terre - alors qu'il en est justement le responsable.
Sur ce plan, l'optimisme niais de la croissance économique préfère noyer le poisson. Tout simplement parce que ce processus va beaucoup trop vite - et la dépollution d'un site (voir la décharge de Bonfol) est bien plus techniquement difficile, par exemple, que sa pollution...
Ecologie libérale est donc un mouvement politique qui fait "l'économie" de tout un pan de la problématique écologique - tout simplement parce que l'idéologie de la croissance économique n'offre aucune réponse à une situation de fait : la "décroissance" actuelle et rapide de toutes les ressources disponibles.
Quant à "l'esprit d'entreprise", les problèmes écologiques actuels prouvent qu'il n'est de loin pas incompatible avec l'irresponsabilité individuelle et collective - les remèdes, recherchés dans l'urgence, s'avérant souvent pires que les maux : les projets, en matière de géoingéniérie, se sont jusqu'à maintenant tous soldés par des échecs - alors qu'ils avaient nécessité des investissements considérables, sur plusieurs années (exemple de la réinjection du CO2 dans les sols). Or, on sait que d'autres sortes d'expérimentations continuent d'être menées, sans aucun contrôle démocratique et au mépris de la gouvernance mondiale (sur ce point, merci l'Oncle Sam...).

Écrit par : Francis Kay | 30/10/2007

Je serai bref: Je suis Haury-pilé, même Haury-fié !

Écrit par : L'anar de droite | 04/11/2007

Les commentaires sont fermés.