08/03/2008

Pas d'ordures importées !

Nos usines d’incinération sont surdimensionnées : on devrait s’en réjouir ! Cela signifie que les efforts de tri des déchets, consentis chez nous autant par les privés que par l’industrie, portent leurs fruits. Du coup, Tridel à Lausanne et les Cheneviers à Genève sont moins « rentables » en terme économique, et elles cherchent à optimaliser leur rentabilité en important des déchets, par exemple ceux de Napples.
Je ne suis pas opposé à tout effort de solidarité internationale, et s’il faut donner un coup de mains aux autorités italiennes pour résoudre un problème aigü durant quelques semaines, on pourrait encore entrer en matière. Dans le but d'aider, mais pas pour alimenter nps usines d'incinération
La politique de gestion des déchets forme un tout. Recycler la plus grande part possible des matières premières, puis détruire par incinération ce qui reste en prenant des mesures sévères de contrôle des substances émises dans l’atmosphère : ce sont les deux axes de cette politique. La rentabilité économique des usines d’incinération ne saurait devenir un but en soi.
Si nous voulons aider l’Italie à gérer ses problèmes d’ordures, qu’on lui apprenne à trier ses déchets. Lausanne et Genève pourraient lui offrir les services de ses techniciens et leur savoir-faire. Mais proposer de brûler chez nous des ordures que les Napolitains gèrent comme au siècle passé, c’est à coup sûr la pire solution pour l’environnement.
On s'étonne de la légèreté avec laquelle les responsables de notre politique enrironnementale s'effacent devant les comptables de Tridel et des Cheneviers...

Commentaires

"Si nous voulons aider l’Italie à gérer ses problèmes d’ordures, qu’on lui apprenne à trier ses déchets."

Quelle suffisance ! Et comme si c'était cela, le problème !

Écrit par : Scipion | 08/03/2008

Je suis sur le Chablais vaudois. Ici au moins, on n'a pas de problèmes avec l'usine d'incinération. La fumée des Raffineries du Rhône (Tamoil=Khadafi) est tellement forte que cela couvre tout. Quand on est en plaine, on croit qu'il fait beau. Ne montez pas à Villars, vous risqueriez de voir ce que Khadafi nous fait respirer...
Vous voyez que la pollution, cela a du bon...

Écrit par : Géo | 08/03/2008

Désolé Scipion, mais je peux vous assurer que le tri des déchets en est au stade embryonnaire (voire même au stade de l'avant conception!) à Naples.
Les contrôles qui devraient être fait sur place me font bien rigoler...
Honnêtement, pourquoi devrions-nous faire des efforts pour alléger au maximum nos poubelles si on importe n'importe quoi pour rentabiliser nos usines?
La solidarité a bon dos parfois...

Écrit par : Olegna | 08/03/2008

nous dvrions surtout pour éviter ces déchets d'aidé (si l'on est pas contre la solidarité international) l'Italie à rétablir l'état de droit à Naples.

D.J

Écrit par : D.J | 08/03/2008

@D.J
Très juste, mais autrement plus ambitieux.
Pis le danger, c'est qu'après, on va devoir encore parler d'argent sale, de comptes cachés en Suisse, pis on va être dans la m....

Écrit par : Olegna | 08/03/2008

N'y a-t-il pas un proverbe qui dit :

le linge sale se lave en famille .

L'Europe doit assumer ses problème internes.
La Suisse doit assumer son écologie, et non taxer !
Vous pensez que vos progénitures respireront un air meilleur
parce que vous avez taxé aujourd'hui ?
Qui a déjà écrit , nous respirons tous le même air ?

Un ex-pat suisse.

Écrit par : confucius | 09/03/2008

confucius,
Soit, mais que faites-vous des déchets que la Suisse exporte ? genre carcasses de voitures, déchets chimiques etc... ou encore la Suisse ne devrait-elle pas assumer son courant électrique au lieu de l'importer ?

Écrit par : genevois frontalier | 09/03/2008

Je signale à beaucoup d'entre-vous que les napolitaines comme tant d'autres trient leurs déchets. Le problème est qu'une fois que les camions poubelles viennent les récolter.....au lieu de les emmener dans les incinérateurs appropriés.... ils les déversent dans des décharges sauvages ! C'est là que réside le problème et non au niveau du tri !!!!!!!

Écrit par : napolitaine | 09/03/2008

"Désolé Scipion, mais je peux vous assurer que le tri des déchets en est au stade embryonnaire (voire même au stade de l'avant conception!) à Naples."

Et alors ? Si on considère tous les problèmes que connaît l'Italie et qui ne se posent pas en Suisse, on devrait leur proposer un gouvernement in corpore, garanti 100 % "Y'en en n'a point comme nous" ?

Écrit par : Scipion | 09/03/2008

je suis ex-pat en Chine et ici on vend les déchets à l'industrie !
On vient chez moi pour m'acheter le plastic, le verre, le papier,le métal...
je gagne de l'argent en ayant la garantie de ne pas brûler inutilement les ressources de notre planète. C'est une solution !!!!
Et cela la Chine a compris que les matières premières sont limitées.
C'est vrai qu'en Suisse on ne peut mettre un élu au rebut, et si on le brûle on émet des particules polluantes ? Alors on taxe pour avoir sa conscience propre ....

Écrit par : confucius | 09/03/2008

Monsieur Haury se félicite des surcapacités de nos usines, je suis pour le moins surpris! Avant la construction de tridel, surcapacité il y avait.
Pour les vaudois c'est une plaisanterie à 400'000'000.--fr et une erreur urbanistique majeure pour la ville de Lausanne, capitale olympique. Comme médecin les erreurs vous les.......les nouveaux temples de notre société de consommation avec l'odeur en plus non. Ils sont durables!
L'incinération des déchets n'est pas le bon choix! Si l'on veut garantir le respect de l'environnement il faut limiter la production des déchets à la source.
C'est l'objectif ZERO DECHET qui aurait dû faire partie des programmes de législature de nos exécutifs ces dernières années avec à sa tête un vert (à Lausanne, un autre au Canton). C'est raté pourtant il n'est jamais trop tard! S'engager sur la route du "Zéro déchet" signifie passer d'une logique d'élimination de déchets à celle de valorisation de ressources. L'incinération n'est pas une pratique d'avenir ni une solution durable.
Pour mesurer la qualité de l'air et faire des choix encore faut-il le vouloir. Notre réglementation fédérale (norme OPAIR) n'exige pas de mesurer les polluants les plus dangereux pour notre santé même en faible quantité. Les incinérateurs en sont les plus grands producteurs (les POP entre autres dans convention de Stockhom ratifiée par la Suisse, en vigueur dès 2004)
De nombreuses collectivités et Etats dans le monde entier depuis les années 90 ont fait un autre choix que l'incinération. Les Etats-Unis en premier pourquoi pas nous?
Des mesures spécifiques doivent être prises dans des périmètres comme la Sallaz avec 2 usines Pierre-de Plan et Tridel. Une mesure moyenne ne veut rien dire pour la qualité de l'air des riverains de ces installations. Cette façon de mesurer est recommandée par l'OMS, pas mise en pratique à Lausanne!

Pour améliorer la qualité de l'air il faut brûler moins de déchet!

Écrit par : Magnin | 09/03/2008

C'est exact M. Magnin.
La Suisse vit sur une autre planète ?

L'exemple chinois est éloquent, ici on applique l'écologie.
Cela désert le peuple et l'environnement !
En Suisse on prétexte l'écologie pour faire du business (ou sa carrière politique) mais cela ne désert pas l'environnement, encore moins le
citoyen.

La solution ?
Il faut une vraie écologie, car cette planète ne s'achète pas, messieurs les élus suisses !
L'arrogance de ce pays n'a plus de limite, je devrais écrire au gouvernement chinois pour leur expliquer qu'un peuple d'irréductible brûle les matières premières de la planète, et vu qu'elle n'en a pas assez (pourtant en tête du classement) chez elle, elle encaisse de l'argent en prolifèrent son besoin de polluer pour faire tourner ses fours. Tout cela au nom de l'écologie et de l'humanité !

La Suisse vit sur une autre planète ? Si seulement c'était vrai elle polluerait moins la notre.

un ex-pat

Écrit par : confucius | 09/03/2008

depuis quand la Chine est un modéle d'écologie?

D.J

Écrit par : D.J | 09/03/2008

Et pourtant des représentants chinois ont visité tridel en construction! Les arguments de nos promoteurs du tout incinérer ont des limites qu'eux seuls ne voient pas ou ne veulent pas voir.
Un petit rappel concernant tridel SA. Le but de la société tridel SA à Lausanne inscit au registre du commerce est le suivant :



TRAITEMENT DES DECHETS URBAINS, LEGALEMENT ADMISSIBLE DANS UNE INSTALLATION D'INCINERATION AU SENS DE LA LEGISLATION FEDERALE, PROVENANT DES ZONES D'APPORT QUI LUI SONT ASSIGNEES PAR LA LEGISLATION VAUDOISE ET PAR LE PLAN CANTONAL VAUDOIS SUR LA GESTION DES DECHETS.


Pour tridel SA en 2006, 23'780to d'Allemagne + 11'179to du Tessin + 5619to de la SATOM soit 40'578to hors Canton qui représentent 26 % de la totalité des déchets incinérés à Lausanne! Affaire à suivre!

Je comprends mieux le silence radio des politiciens.Il est vrai qu'à la fondation de la société tridel SA, un argument clé invoqué pour développer ce type de société était la perte de contrôle du politique . Dans le canton de Vaud l'objectif est dépassé, La démonstrationest faîte de la véracité, du bien fondé de cette analyse et de cette façon de faire!


Ne pas oublier de signer et faire signer la pétition pour interdire l'importation des déchets étrangers à tridel. Boutique chaussures Pompes Funèbres place de l'Europe 8 / 1003 Lausanne.



Les différentes associations des riverains des usines d'incinération, en Suisse, en Suisse Romande pour commencer devraient se fédérer. Comme en France voisine (cniid) pour peser dans les décisions à venir. Qu'en pensez-vous?

Écrit par : magnin- | 09/03/2008

"La Suisse vit sur une autre planète ?
L'exemple chinois est éloquent, ici on applique l'écologie."

Eh ben, moi, j'irai demander le "droit d'asile environnemental" à Pékin !
J'ai une chance de l'obtenir, d'après toi qu'es sur place ?

Écrit par : Scipion | 09/03/2008

Cher D.J
c'est comme le dit M.Magnin, les chinois viennent voir partout dans le monde et garde le positif est exclue ce qui est négatif.
Est-ce que les Suisses ont regardé ailleur avant de décrêter la dissolution des ressources de notre planète, par incinération au milieu d'une ville pour en faire un commerce d'envergure sans limite !
En tout cas votre remarque prouve que vous ne connaisser rien des usines de traitement chinoises, mais les chinois sont bien venus voir à Tridel. Heureusement ils n'ont pas fait la même c...... !

La sagesse ne s'achète pas messieurs les élus suisses !

Écrit par : confucius | 09/03/2008

"Qu'en pensez-vous?"

Rien. Mais alors ce qu'on peut appeler RIEN DE CHEZ RIEN !

Écrit par : Scipion | 09/03/2008

cher Sciption,
Bien sûr, et en plus il n'y a plus d'impôts, de taxe à payer sur les déchets, de vignette sur son sac de poubelle, de se plier au horaire de la décheterie. Et payer dès qu'un objet dérange à la décheterie.
L'éclairge public est au solaire, les vélos sont électriques. etc...
Mais ici on ne veut pas des suisses avec leur mentalités ! Avez-vous une autre nationalité ?

Écrit par : confucius | 09/03/2008

M. Magnin ajoute un élément que j'avais volontairement exclu de mon propos : le fait que Tridel ait été surdimensionné lors de sa conception, ce que de nombreux opposants ont toujours affirmé. Mais on ne corrigera pas cette erreur de planification en appelant les ordures de nos voisins à la rescousse; il y a des limites à la fuite en avant, tout de même !

Écrit par : Jacques-André Haury | 09/03/2008

Monsieur Haury vous en faisiez partie des opposants d'hier je crois, d'aujourd'hui aussi je l'espère, en plus comme médecin!
Deux des membres du gouvernement cantonal actuel également. Le plus virulent et décidé Monsieur Marthaler dénonçait chiffres à l'appui les surcapacités en proposant d'autres alternatives qui existent. Pas d'echo hier et si aujourd'hui la cellule de surveillance de l'Etat dans le conseil d'administration de tridel se manifestait et faisait valoir le point de vue d'hier qui est le seul valable pour aujourd'hui et demain. Produire et incinérer moins de déchets.
Nous ne pouvons pas abandonner le choix de certaines décisions d'importance au seul conseil d'administration de l'usine. Que nos élus profitent de cette fenêtre pour taper sur la table. Madame de Quattro doit encore avoir un dossier en béton armé conçu entre autres par feu Michel Glardon député. Quel visionnaire comme d'autres Pierre Regamey et André Félix qui se sont battus toute une vie pour dénoncer l'incinération à Lausanne. Nous comptons aussi sur Madame Eliane Rey à la cour des comptes pour examiner en détail ceux de ce gouffre à millions.
La lutte continue.

Écrit par : Magnin | 09/03/2008

Oui mais bon, Monsieur Haury. J'ai un peu de peine à comprendre votre position.

Vous mettez comme titre: "pas d'ordures importées." Titre tout ce qu'il y a de plus clair.

Puis vous nous dîtes: "Je ne suis pas opposé à tout effort de solidarité internationale, et s’il faut donner un coup de mains aux autorités italiennes pour résoudre un problème aigü durant quelques semaines, on pourrait encore entrer en matière."

Donc, là, vous n'y êtes pas opposé, vous y êtes donc favorable. Car c'est bien de cela dont il s'agit, il s'agit d'aider les napolitains à se débarrasser ponctuellement d'un gros tas d'ordures, plus quelques autres aussi le temps qu'ils gèrent leur crise.

Donc je ne comprends pas si vous êtes pour ou contre..

Écrit par : Fufus | 10/03/2008

La phrase que vous citez ouvre une petite porte. Mais tout mon propos est dirigé contre l'importation de déchets, et surtout contre une décision qui serait prise par les directeurs des usines pour rentabiliser leurs fours, et pas par les autorités, en application d'une politique globale de gestion des déchets.

Écrit par : Jacques-André Haury | 10/03/2008

Merci pour la précision.

Écrit par : Fufus | 10/03/2008

Les commentaires sont fermés.