25/03/2008

Ecole primaire à 4 ans

La Convention scolaire romande, qui constitue le prolongement de Harmos pour les cantons romands, supprime l'école enfantine. Le texte adopté par Anne-Catherine Lyon et ses homologues décide de faire coïncider le début de la scolarité obligatoire - 4 ans - avec le début de l'école primaire. On ne nous fera pas croire qu'il s'agit d'une pure question de dénomination, sans portée réelle.
Cette démarche est une provocation. La notion d'école enfantine est bien ancrée autant auprès des parents que du corps enseignant. « Ecole enfantine » : chacun sait de quoi il s'agit et admet que ces premières années de la scolarité se caractérisent par des démarches pédagogiques adaptées à de petits enfants : elles visent essentiellement à les socialiser ou à développer les « pré-requis » qui permettront, dès la première année « primaire » le démarrage efficace des enseignements scolaires. Bien sûr, il est possible d'appeler « premier cycle primaire » ce que tout un chacun appelle « école enfantine » et donner à ce premier cycle les missions confiées précédemment à l'école enfantine. Mais à quoi bon bousculer, à quoi bon changer de dénominatrion, à quoi bon cette épreuve de force des dirigeants de l'école publique ? Mme Lyon et ses collègues auraient assez d'autres moyens de faire preuve de leur autorité…
Cette disparition de l'école enfantine n'est peut-être pas aussi anodine qu'il y paraît. On connaît les revendications de la gauche de scolariser les enfants dès l'âge de 3 ans ou même de 2 ans. Si l'école primaire commence à 4 ans, on verra rapidement certains beaux esprits suggérer la création d'une école « enfantine » facultative…dès 2 ans, puis obligatoire.
Certains se demandent au contraire si, en appelant « école primaire » ce qui est aujourd'hui l' « école enfantine », on ne cherche pas, en fait, à faire durer l'école enfantine pendant huit ans, en application de certaines modes pédagogiques qui s'acharnent à ne pas bousculer ces pauvres petits… Mais ce sont de mauvaises langues !

20:07 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Monsieur,

Vous ête un politicien, vous savez donc qu'aujourd'hui, au lieu de modifier ce qui ne va pas - dans le ca présent l'école, on en change la dénominations. L'exemple type est "apprenant pour "élève" ! Demandez à ces apprenants ce que cela a changé pour eux. Rien !
Alors ne vous en faites pas ! Ce n'est pas le changement de nom de l'école enfantine qui va boulverser la donne. L'école vaudoise restera ce qu'elle est ! Un énorme gâchis ! Gâchis où les enseignants vont continués à faire de leur mieux, avec une pléthore d'inutiles à leur tête. Des "tonches" planquées dans des bureaux et prétendent que c'est l'enfant qui doit être au centre du débat, mais qui, à la première occasion font tout le contraire. Exemple: Les vacances de Pâques qui ont partagé le semaestre en deux parties, une très courte et celle qui va venir très ou plutôt trop longue. Je souhaite beaucoup de courage aux "maîtresses" et aux "élèves" pour e marathon d'un nouveau genre qui se prépare dès lundi.

Écrit par : père Siffleur | 26/03/2008

Je vous présente toutes mes excuses!
Mon commentaire est "parti" par hasard, sans relecture! Si d'habitude, après une telle relecture ce n'est que passable, là c'est lamentable!

Écrit par : père Siffleur | 26/03/2008

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