13/04/2008

Le mérite des aînés

Je suis assez fier d’appartenir à une société dans laquelle la majorité de nos aînés jouissent d'une situation financière confortable. Pour la plupart d’entre eux, il s’agit de la récompense méritée d’une vie de travail. « Travailler pour ses vieux jours, économiser pour ses vieux jours » : ce sont des règles que beaucoup de gens s’imposent, et tant mieux s’ils y parviennent.
« Un millionnaire, c’est quelqu’un qui a remboursé sa maison » affirme une boutade qui n’est pas insensée. Beaucoup de gens deviennent propriétaires de leur logement au cours de leur vie professionnelle, avec l’aide d’une hypothèque qu’ils remboursent d’année en année. D’autres font des économies, sous forme de placements fructueux (en tous cas à long terme). On devrait ajouter que ces aînés « à l’aise » veillent très souvent, par des aides ponctuelles, à apporter à leurs enfants et petits-enfants les petits extras qui rendent la vie si confortable. Merci pour eux.
Faut-il pour autant réformer notre politique sociale ? Dans une certaine mesure, notre système fiscal retire déjà à nos aînés de quoi aider les plus jeunes. Notre système de prévoyance professionnelle, avec ses trois piliers, - une formule très intelligente et probablement unique au monde - établit un bon équilibre entre solidarité et prévoyance individuelle. La seule question à résoudre : adapter l’âge légal de la retraite à l’allongement de l’espérance de vie.
On peut à bon droit se demander si les avantages financiers consentis au troisième âge sont justifiés. Il y a des aînés qui n’ont pas besoin de réductions tarifaires : c’est vrai. Mais quand on voit les standards de certains bals d’étudiants, on peut affirmer qu’il existe aussi des cas où les réductions pour étudiants sont des cadeaux superflus. Mais il s’agit dans la plupart des cas d’une politique commerciale, visant à attirer une clientèle déterminée, et cette politique commerciale doit être considérée sous cet angle.
En réalité, la situation financière favorable de nos aînés heurte les tenants de l’égalitarisme qui voudraient que nous ayons tous et à tout âge les mêmes moyens financiers. Les partisans d’une politique sociale fondée sur le mérite, c’est-à-dire la récompense de l’effort, au contraire, s’en réjouissent !

21:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Navré, mais votre article est bourré de lieux-communs et il ne reflète qu'une vision très courte du problème.
Vous brossez un tableau idéalisé de la situation des retraités, vous ne voyez que ceux qui ont eu un revenu très élevé leur ayant permis d'économiser largement (Par exemple, l'achat d'une villa au départ sous-entend un revenu assez confortable, non?).
Toutefois, j'aimerais que vous vous occupiez sérieusement de la vraie situation des retraités de revenus bas ou moyens. Je ne site qu'un exemple tout simple, la taxation vaudoise: Que peuvent déduire les retraités? sincèrement des clopinettes!
Assurances: 3600.- pour un couple. Sachant que la médecine à 2 vitesses actuelle oblige les anciens à investir dans des assurances complémentaires pour être correctement soignés, on reste songeur... surtout si l'on sait qu'une personne seule et jeune peut déduire pratiquement 5000.- si elle habite sur Fribourg...
A part ça ? Passez votre chemin, il n'y a rien à voir de sérieux... Si l'on prend un petit travail à côté, il est taxé au maximum et l'on ne peut même pas déduire les frais effectifs... (Transport etc.)
L'AVS paie un minimum pour des appareils acoustiques qui coûtent une petite fortune ,donc les vieux casquent un maximum rien que pour entendre... ou pour voir... ou pour simplement pallier un déficit physique normal et prévisible.
On pourrait multiplier les exemples de ce types.
Je trouve particulièrement scandaleux la campagne menée actuellement qui ne vise en somme qu'à cautionner le démantèlement de l'AVS.

Écrit par : Vastkestion | 14/04/2008

C'est le grand problème des statistiques, la courbe de ce "vieux" Gauss n'est jamais montrée dans son entier, on ne parle que de différentes moyennes et toutes ces différentes moyennes cachent les deux extrémités de la cloche.
Ceux qui sont tout à gauche de celle-ci font "vraiment" partie de la "cloche"
Pour ceux qui sont tout à droite, c'est un autre son de cloche!

Monsieur Haury, votre cloche est malheureusement fêlée et manque furieusement de battant.
Dans ce cas, avoir du battant, serait pèourun politicien, de faire mentir la "coube de Gauss", qu'elle n'aie plus l'allure d'une cloche, qu'il lui manque la partie gauche! Je crois savoir que vous n'aimez pas les "parti(e)s" de gauche!

Écrit par : Père Siffleur | 14/04/2008

Monsieur Haury,

C'est en effet se voiler la face que de considérer les aînés comme une catégorie sociale monolithique. Vous avez bien raison de dire qu'aucune réduction tarifaire ne devrait - idéalement - être accordé sur la seule base d'une carte AVS ou d'une carte d'étudiant.

Plus globalement, puisque vous parlez de méritocratie: notre société actuelle valorise, encore souvent, plus l'ancienneté que l'expérience. Et aussi l'écart de revenu à compétences égales entre un bleu et un vieux loup me semble aujourd'hui bien souvent exagéré. Genève semble l'avoir compris avec sa refonte des classes de salaire de la fonction publique.

Écrit par : FuFus | 15/04/2008

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