22/04/2008

Etablir les faits

"Les élèves sont sanctionnés lorsqu'il y a suspicion de consommation de drogues" a affirmé Anne-Catherine Lyon au Grand Conseil le 22 avril. Il s'agissait pour elle de démontrer que l'école fait déjà son travail en matière de lutte contre les drogues (!!!), et que ma proposition de détection par des tests était inutile. On a bien entendu et bien lu : sanctionner sur la base de suspicion plutôt que sur la base de faits établis !
Si c'est cela que la gauche appelle le respect des droits humains, il y a de quoi trembler.
Mais au fond, c'est bien dans sa culture. Pas de notes, on préfère des évaluations, parce que c’est moins précis. La loi scolaire prévoit que le seuil de suffisance est 4, mais on accorde automatiquement la promotion à des élèves qui n’ont que 3,5 dans plusieurs branches principales. On ne veut pas d’examens, qui placeraient les élèves devant la rigueur d’un regard externe. Le parcours scolaire se fait en fonction du « développement personnel » de l’élève, et pas des résultats de son travail. On établit des règles, mais on mollit lorsqu’il s’agit de les appliquer.
J’ai cru longtemps que c’étaient des sentiments généreux qui poussaient la gauche dans ces positions floues, par compassion pour les plus faibles. De plus en plus, je suis conduit à une autre analyse : le flou fait le lit des très nombreux « intervenants » de tout poil qu’on mobilise dans toutes les situations où la rigueur est refusée. Une sanction pour un élève qui fume des joints, c’est trop simple. Il faut organiser une prise en charge, un bilan psychologique, une médiation, un accompagnement. Et tout ce petit monde y trouve son compte. Et vote « juste » aux élections suivantes : on ne va quand même pas mordre la main qui vous nourrit !

22:00 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (20)

Commentaires

Voilà une bonne occasion pour TOUS (gauche et droite) de faire son autocritique!

Quelques questions pour amorcer celle-ci:

1) Les socialistes sont-ils réellement encore à gauche?

2) Ces mêmes socialistes, n'ont-ils pas simplement "copié" la manière de faire, celle que Monsieur Haury décrit de la manière suivante:

"Et tout ce petit monde y trouve son compte.... on ne va quand même pas mordre la main qui vous nourrit !"

... en prenant exemple sur les combines de l'ancien "Grand Parti", celui qui a "dirigé" le Canton de Vaud en maître incontesté bien trop longtemps ?

3) Les Radicaux et les Libéraux - qui essaient actuellement de mettre leurs divergeances de côté - ne veulent-ils pas être "plus forts ensembles" (sic) pour retrouver de meilleures possibilités de copinages? Copinages qui ont engendré tant de casseroles et qui en engendreront encore très certainement.

Un seul exemple, au hasard: La BCV ! À l'époque de la débâcle, il n'y avait pas tellement de socialistes dans le coup !


Monsieur Haury,

Pensez toujours à la très belle parabole de la paille dans l'oeil du voisin et de la poutre dans le sien... Et pourtant, cette fois, je serais plutôt d'accord avec vous dans une partie de votre analyse! Mais pas là où vous demandez à l'école de faire la "police"! Certains, qui ont tort, prétendent que les enseignants ne font déjà pas leur boulot actuellement. Alors ne leur faites pas faire, en plus, celui des pandores!

Ce n'est ni les consommateurs, ni le petits dealers qu'il faut éradiquer, mais les pontes! Mais là, le fric entre réellement en jeu, ce qui complique le jeu! Je ne vous ai jamais vu vous battre conte ces gens là! Est-ce parce que j'ai manqué la page, où parce que vous ne vous y êtes jamais attelé ?

Écrit par : Père Siffleur | 23/04/2008

"Ce n'est ni les consommateurs, ni le petits dealers qu'il faut éradiquer, mais les pontes!"

C'est à peu de choses près, le discours que tenait le teigneux candidat socialiste, Paychère, à la fonction de procureur général du canton de Genève. Son adversaire, le radical Zapelli, tenait le discours presque inverse.

Résultat, le rose s'est pris une veste (54'000 voix'000) qui le voit sapé pour les quatre ou cinq hivers à venir.

Le bon peuple, lui, il a compris que les consommateurs et les petits dealers sont à notre portée, à la différence des gros pontes, dont bien peu vivent à l'intérieur de nos frontières, mais sous des climats plus agréables, et où les gouvernants et fonctionnaires sont, in corpore, à portée de leurs enveloppes.

Quant au blanchissage d'argent dans les banques helvétiques, c'est, le cas échéant, le boulot d'autres investigateurs que nos flics cantonax et communaux !

Les gros pontes ?!?!?!?!? :o)

Écrit par : Scipion | 23/04/2008

Monsieur Haury,

Sanctionner ne serait-ce qu'un seul élève sur une suspicion de consommation de drogues est en effet une aberration manifeste. Mais votre approche, établir les faits pour ensuite pouvoir sanctionner valablement, pose certainement plus de problèmes qu'elle n'en résout: rupture du - pourtant déjà fragile - rapport de confiance, mise à l'index (stigmatisation), sans compter les problèmes de fiabilité et du coût des tests.

En bon politicien de politique politicienne, vous reprochez à la gauche de mettre en place un système sur le dos duquel vivraient les psychologues, médiateurs et autres accompagnateurs. Mais votre projet aussi aurait son microcosme "parasitaire" si on prend en compte les industriels fabricants de tests, l'augmentation de l'activité policière et autres services de sécurité.

Par votre profession de médecin, vous saisissez la réalité de façon sanitaire et c'est à la fois logique et louable. Pourtant vous semblez laisser de côté l'aspect social et culturel de la jeunesse, puisque c'est d'elle dont il s'agit: Il serait préférable de ne commencer la consommation de drogues quelles qu'elles soient le plus tard possible, voire évidemment jamais. La consommation de drogues à un âge précoce est dommageable pour la construction de la personnalité, pour les résultats scolaires et la qualité de la formation, certes. Mais les élèves sont, comme le reste de la société, soumis à une pression constante aux résultats. Comment penser que ceux qui utilisent une certaine substance pour s'échapper l'espace de quelques heures ne vont pas se tourner vers une autre substance si la première venait à être détectée et disqualifiante ? Et la substance suivante sera-t-elle moins nuisible ?

La gestion du problème dans son ensemble ne peut certainement pas être traitée ni uniquement par l'approche de la compassion, ni uniquement par celle de la morale.

Écrit par : Fufus | 23/04/2008

"Six Pions" est à l'oeuvre avec sa tactique typique: un cocktail savant de semi-vérités et d'à-peu-près!... Dans son commentaire, il parle de "gros pontes" là où je n'ai parlé que de "pontes" dans le mien.

En fait, il parle "cartel de Medellin", là où je ne parle que "grossistes" au niveau Suisse!

Avant de contrôler les élèves, contrôlons les enseignantes et les enseignants, les directrices et les directeurs, tout le DGEO puis tous les politiciens de droite comme de gauche!... Ces contrôles au niveau "fumette", drogues plus dures et alcool. Ils devraient être réalisés avant chaque séance législatives et tous les matins pour les autres. Les résultats mensuels seraient publiés dans la "Feuille officielle".

Écrit par : Père Siffleur | 23/04/2008

"le respect des droits humains", on voudrait un respect, pour ceux, qui ne respectent pas les lois.
Cela fait longtemps que j'habite en Suisse et j'ai pu tester le niveau de connaissances générales apprises sur le banc des écoles.
Première critique.
L'enseignement publique est aux mains de politiciens.
Contrairement à bien de pays dans le monde, ou l'Académie, les représentants des cadres didactiques, sont maîtres de l'élaboration des programmes scolaires, avec évaluations permanentes, examens surprises, notes ( sur 10 ou sur 20 ), la Suisse laisse le choix des programmes scolaires entre les mains des politiciens.

Du temps du pire régime politique ( à savoir le socialisme et communisme ) en Roumanie, JAMAIS, les cadres du PARTI, ne se sont mêlés à l'élaboration des programmes scolaires, de leur contenu, de la tenue ou non des examens...etc.

Mettre un politicien au Ministère de l'Education Nationale est une aberration.
Ce poste, comme la distinction de Doctor Honoris Causa, doit revenir à un élu de la profession.

Au contraire de la Suisse, les diplômes de l'enseignement publique sont bien plus reconnus que ceux du privé.
Ceux du privé, peuvent "s'acheter", ceux du public, ils faut les mériter, par ses notes et ses capacités.

Le respect du maître, de l'enseignant, du professeur, s'enseigne à la maison.
Lorsqu'il y a convocation des parents, cela se termine souvent par une sanction immédiate et violente de l'élève par ses parents, s'ensuit une privation de tout, télé, sortie, argent de poche, copains, portable, internet...et même des fois, restrictions alimentaires.

Et si cela, n'est pas suffisant il reste les orphelinats.
Et oui, des mesures répressives, comme aux Etats-Unis, il existe également les camps militaire pour la rééducation, par la discipline ... etc.

"Tu seras un Homme, mon fils", un adage très à la mode, jamais sorti des mémoires...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 24/04/2008

J'aime beaucoup le sens de la mesure de notre défenseur de toutes les belles idées de droite, mais de droite musclée! ...et de sa façon de dire les choses!

On ne sait pas si il est vraiment POUR ce qu'il nous écrit, mais je suis certain qu'il n'est pas vraiment CONTRE!

Pour les enfants pas sages, si c'est nécessaire, restrictions alimentaires ou camps militaires!

Je pense que Victor Dumitrescu devrait aller plus loin dans cette voie de l'éducation "robuste" !
Pour les enfants récalcitrants: La première fois, le fouet en place publique. La seconde, la décapitation devant tous les autres élèves réunis autour du billot .
Il y aurait même la possibilité de mettre le fouet et la hache dans les mains des élèves méritants: L'éducation par la terreur pour les "mauvais" et par la récompense pour les "meilleurs"! Voilà une belle idée!







Un enfant pas sage:

Écrit par : Père Siffleur | 25/04/2008

@ Père Siffleur. Je ne fais que raconter ce que j'ai vu.
Vous donnerez l'interprétation que vous voulez, mais cela existe bel et bien.
Le laisser-aller qui prévaut en Suisse conduit, par exemple à Aigle, à se mettre à 20 et à taper sur les policiers.
Chaque parent éduque ses enfants, comme il l'entend, sachant qu'il existe des numéros de téléphone verts, pour les enfants maltraités, mais aucun pour les parents maltraités...et oui, ça existe aussi dans ce sens là...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 26/04/2008

Monsieur Dumitrescu,

Vous le faites exprès! Je viens d'écrire que je ne savais pas si vous étiez vraiment POUR!
Mais, malgré votre nouveau commentaire, vous restez dans l'ambiguité la plus totale!
Êtes-vous, pour ou contre ce que vous avez vu ? Difficile à dire...
Mais maintenant, je pense que cette ambiguité est voulue. Vous avez la fibre d'un "vrai" politicien, "Ni pour, ni contre! Bien au contraire!"... Et ce, même si vous ne faites pas de politique active. Si c'est vraiment le cas, je vous conseille de vous y mettre, vous auriez du succès!

Écrit par : Père Siffleur | 26/04/2008

D'accord, mea culpa, Père Siffleur.
Je préfère taper moi, mon enfant, que de savoir qu'il tape lui, son professeur.
Quant à ma fibre politicienne, je ne l'ai pas fais exprès, c'est un oubli de ma part, comme je suis un hyperactif, j'écris en même temps, sur plusieurs blogues, mea culpa, une fois de plus.
Je vous remercie pour votre conseil, il porteras peut-être ses fruits...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 26/04/2008

Monsieur Haury, ce qui m'as étonné hier soir, dans "Infrarouge", c'est que comme challenger, on vous a mis un looser, ce C.B. là, fait partie de ceux qui couvrent la jeunesse, uniquement dans le but de s'assurer un vote de plus, lorsque ces jeunes auront 18 ans et peut-être adhéreront-ils au PS.

L'école, ce Temple de la Connaissance, ne doit pas, ni plus, être réduit à un lieu de rassemblement pour voyous en devenir, porno, viols, fumette, tout y passe.

On va à l'école, pour apprendre, pour s'instruire, non pas pour devenir un chef de bande, un voyou, un cas social.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/04/2008

Ridicule!!!!!!!!!!!!!! Occupez-vous des vrai problèmes de la politique Suisse!!!!! à croire qu'il n'y a pas de problème de cambriolages, de viols, de vols, de famille sans argent, etc... Nous ne connaissons plus que le mot répression!!!!! nous ne sommes pas en Chine!!!!!! la vie est tellement courte pourquoi ne pas vivre avec nos différence????? au lieu de formater tout le monde à être de bons travailleurs qui ne se plaignent jamais!!!!

Écrit par : Eric | 30/04/2008

A l'issue d'Infrarouge, je ne sais pas très bien si les jeunes qui ont vu l'émission vont voter pour M. Beer et les soclialistes. J'ai plutôt l'impression que l'effritement du parti socialiste tient pour une bonne part à son programme inefficace voire nuisible en matière d'instruction et d'éducation.
Mais j'ai surtout l'impression que les gagnants de cette affaire sont les écoles privées, qui montrent qu'elles ne baissent pas les bras en matière de consommations illicites. Je me suis toujours engagé pour la qualité de l'école publique. Parfois, je me dis qu'il aurait été plus simple de soutenir les écoles privées et le chèque scolaire !

Écrit par : Jacques-André Haury | 01/05/2008

En terre, genevoise, l'école de Chavannes est bien orpheline. Les socialistes devraient avoir le courage de le jeter au lieu de s'entêter à sauver la face.
Quelle image a Charlemagne au sein de la CDIP? La population ne le sait que trop. Lapidairement :

1- l'école genevoise coule
2. elle croule sous la paperasse
2- les enseignants sont muselés
et même pas soutenus en cas de violence (ils doivent porter plainte personnellement alors que dans d'autres corps professionnels - TPG, Police - c'est bien évidemment la hiérarchie qui défend un des leurs; cette mesure est en plus illégale car il existe ... un texte depuis 2002 qui va dans ce sens
4- l'esprit ni la lettre de l'Initiative 121, plébiscitée à 76% le 24 septembre 2006, ne sont pas respectés
(a) le système pour choisir des cadres du primaire s’inscrit dans la logique déjà existante: les vieux fidèles à la rénovation (combattue par l’instrument constitutionnel cité) et les copains politiques ou idéologiques
(b) le processus pour la nomination des cadres pour le primaire a été biaisée à maints égards
(c) la méthode socio-constructiviste n’a pas été remplacée par la syllabique
(d) une personne d’Association Refaire L'Ecole a été désignée pour la représenter à la CDIP (sur sa proposition même)et il n’a même pas fait le nécessaire pour

Intéressé seulement par son élection et la poursuite de sa carrière, il a osé s’exclamer cyniquement et mesquinement au lendemain de son désaveu par la volonté populaire « Pourvu que je sois réélu en 2009 et je change de département." ... ??? ... !!! .... Quelle honte !!

Réhabiliter les fondamentaux, rendre aux enseignants leur autorité sans que n'importe quelle connerie soit épinglée comme affaire d'état, constituent bel et bien cette refonte de l'éducation scolaire.

Dites-le à voptre ministre!

Bizarre autant qu'étrange ...

Écrit par : Micheline | 01/05/2008

Avec le chèque éducation l'expérience de Milwaukee USA est pour les économistes presque parfaite. Le Chèque éducation a été instauré en 1998 puis annulé en 2002 à la suite d'un changement de minorité, puis restauré en 2004. Il a été possible, pour Caroline Hoxby, économiste spécialiste de l'éducation d'en calculer les effets avant pendant et après. Milwaukee de surcroît compte une importante minorité hispanique, des immigrés mexicains pour la plupart, dont les résultats scolaires étaient médiocres, avant le chèque éducation, ces élèves étaient assignés, par une carte scolaire contraignante, à des écoles de quartier "ghettoisées". Le chèque éducation attribué à toutes les familles de Milwaukee a eu pour effet de redistribuer les élèves entre toutes les écoles de la ville; les parents hispaniques ont effectués leur sélection en fonction des résultats publiés des divers établissements.

Au terme de cette expérimentation en grandeur réelle, Caroline Hoxby a mesuré les résultats vérifiables; il en ressort une amélioration variant entre 5 et 10 % pour l'ensemble des élèves de Milwaukee, avec une progression plus importante pour les enfants hispaniques que pour la population d'origine locale. La liberté de choix des parents a conduit, ainsi que le prédisait la théorie de Milton Friedman, à un gain de productivité pour l'ensemble du système avec un bénéfice plus marqué en faveur des plus défavorisés.

Ainsi au Chili, pays très influencé par les thérories de Milton Friedman, le chèque éducation est la règle; mais les résultats sont médiocres, parce que les gouvernements (de gauche depuis 1990), refuse de financer les chèques à un niveau suffisant pour accéder aux écoles privées plus honéreuses que les écoles publiques; au sein même de l'enseignement public, les parents ne peuvent pas choisir dans la transparence, parce que les directeurs d'écoles refusent de publier leurs résultats.

Extrait du dernier ouvrage de Guy Sorman "l'économie ne ment pas", éd. Fayard.

D.J

Écrit par : D.J | 01/05/2008

M. Haury, vous avez entièrement raison. J'aimerais savoir si en Suisse, il existe une école militaire, un collège, un lycée militaire, naval etc.

"Mais j'ai surtout l'impression que les gagnants de cette affaire sont les écoles privées, qui montrent qu'elles ne baissent pas les bras en matière de consommations illicites."

Sinon, je vais rechercher des investisseurs, pour monter une telle école.

Y-a-t-il des amateurs ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 02/05/2008

Je vous encourage Victor, Mr. Haury sera heureux de soutenir votre projet et même d'y mettre ses enfants (ou petits enfants...). ça vous évitera de devoir battre vos enfants (puisque la seule alternative que vous semblez voir est: soit les battre, soit ils battront leur professeurs...) Ainsi ils deviendront de bons jeunes adultes bien dociles, ni trop délinquants ni trop bobos, bien dans la norme.

Je crois qu'il faut rappeler à M. Haury l’étymologie du mot école (à la base, du grec : skholê, loisir). M. Haury propose dans un de ces nombreux articles au Temps (a-t-il un abonnement avec ce journal pour distiller sa pensée néo-libérale pseudo-écologiste ?) sans surprise de « reconstruire une école du mérite, qui valorise à la fois les meilleurs enseignants et les élèves qui font le plus d'efforts. » Nous observons par ce discours comment la logique de la pensée libérale finit par dicter ses normes à l’école, et comment celle-ci finit par former aujourd’hui des femmes et des hommes prisonniers du mythe individualiste : des individus méritants et auto-suffisants, qui ne verront d’autre but ni même de possibilité pour bien vivre que de s’adapter, grâce à leur excellence, au sort que réserve à l’humanité un progrès technique inéluctable et qui s’impose de lui même par le jeu de la concurrence où les meilleurs, les plus méritants ou les plus adaptés, gagnent. Or ce sort est catastrophique. Le système éducatif actuel et son culte de la performance individuelle opère un véritable déni du social.

Ainsi le programme de M. Haury n’a rien de social, puisqu’il n’est rien d’autre qu’une valorisation de la réussite dont les moyens pour y parvenir sont calqués sur les concepts du management. Sous des airs d’« écologie » libérale, il est clair que la société ainsi promue est à des années lumières de celle sous-tendue par l'éthique écologiste. A une école méritocratique libérale formant des individus inadaptés à la critique de la technique et à la sauvegarde de l’environnement et de la solidarité, la pensée écologiste appelle à une véritable éducation à la solidarité cosmopolite, complément nécessaire à une éducation aux techniques et à l’environnement, dans un monde où les interdépendances dépassent de loin les limites régionales ou nationales – comme viennent souvent le rappeler les catastrophes dites naturelles, depuis la multiplication des tempêtes jusqu’aux accidents nucléaires. Une fois de plus, le nouveau parti au nom paradoxal, est renvoyé à ses propres contradictions.

Concernant le dépistage des drogues au sein même de l'école, l'udc n'aurait pas fait mieux. Dépister les futurs mauvais étrangers dès la maternelle, par exemple. Sarkosy un grand ami de Mr. Haury au demeurant, a d'ailleurs émis l'idée de tels dépistages précoces de futurs délinquants ou pédophiles dont les tares seraient facilement décelables à l'aide de quelques tests génétiques.
Merci Mr. Haury pour nous proposer un retour à l'éducation rigoureuse, avec des méthodes méritocratiques dignes de l'école de vos arrières grands-parents, avec en prime le recours au mythe de la Science comme progrès ultime de l'humanité.

Vous êtes, pour le coup, très méritant de concilier rigorisme et progressisme.

Écrit par : Le pti prince | 23/05/2008

Ne rien faire, c'est l'enfer !

Question du journal "Le Matin":
"Sur ce point au moins, vous êtes d'accord avec Monsieur Moutinot!"
Réponse de Marc Falquet:
"Vous rigolez ?
Aucune mesure efficace n'est prise pour éliminer les trafiquants qui sont tous, pour la plupart, des étrangers en situation irrégulière.
Les criminels mènent une guerre sans états d'âme.
Il faut des guerriers à la tête de la police.
Pas des curés!"

Question du journal "Le Matin":
Et une bonne raclée à ceux que l'on arrête?
Réponse de Marc Falquet:
"Assurément, un choc est nécessaire.
Car plus rien ne les empêche de commettre des délits et de faire souffrir de nouvelles victimes."

Selon le policier, très remonté, sa hiérarchie a tenté de le faire passer pour un fou après les propos critiques tenus à l’époque dans la presse:
«J’ai dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
Ma hiérarchie oublie de régler les problèmes en voulait plaire aux politiques.
La police et la justice devraient être la terreur des voyous et non exercer une répression administrative envers les honnêtes gens.
Ce qui se pratique tous les jours avec les multiples interdictions ou obligations subies par la population.»

Valérie Duby - le 18 mai 2008, 22h59 Le Matin Bleu. Ce qui est bizarre, c'est le nombre de commentaire depuis 5 jours.
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Écrit par : Victor DUMITRESCU | 23/05/2008

Sur le fonds du problème, le but des socialos est clair. Il faut pouvoir saquer les fils de bourges de l'école publique sans le moindre contrôle de manière à les obliger à partir dans le privé. Pour que l'école soit entièrement dans leurs mains, pour définitivement enrégimenter les petits bobos...

Écrit par : Géo | 23/05/2008

"Il faut pouvoir saquer les fils de bourges de l'école publique sans le moindre contrôle de manière à les obliger à partir dans le privé."

+ qu'ils veulent tant les faire passer à la caisse avec des impôts & qu'ils n'y arrivent pas, alors ils adoptent ces méthodes ( lamentables ), pour les faire casquer tout leur pognon...( pour adopter le langage de la rue, quoi ! )...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 23/05/2008

L'école est le bastion de problèmes d'avant-garde de la société! Terrible ce métiet effectué par des gens de bonne volonté, qui s'emmerdent et qui n'ont pas le loisir de faire apprendre par plaisir (= impératif didactif) !!

Écrit par : Saturne | 23/05/2008

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