04/11/2008

Politique anticyclique

Un privé refait son toit les bonnes années. Le principe de la politique anticyclque suggère que l’Etat refasse ses toits pendant les mauvaises années. Schématiquement, on peut considérer qu’une bonne politique anticyclique consiste à investir pendant les mauvaises années pour alléger les charges pendant les bonnes années, et non pas les alourdir. Le parti socialiste suisse a raison : en proposant d’encourager les mesures d’assainissement des bâtiments en période de basse conjoncture, ce qui aura pour effet une diminution des dépenses énergétiques lorsque la conjoncture se redressera, il propose une véritable politique anticyclique. Bravo !
Mais ce n’est pas ce que proposent les socialistes vaudois : la construction d’un nouveau musée à Bellerive constitue un investissement qui entraînera un accroissement des charges dans les années suivantes, et non pas un allègement. Ce projet n’a donc rien d’anticyclique. Dommage que les socialistes aient de la peine à appliquer dans leurs programmes cantonaux les grands principes du parti suisse.
Si le canton veut effectuer une vraie politique anticyclique, il doit entretenir et assainir les bâtiments dont il est actuellement propriétaire, par exemple le Château cantonal,… ou le Palais de Rumine, justement ; et pas construire de nouveaux édifices dont l’entretien va durablement alourdir son budget. Mais l’histoire nous l’apprend : la politique anticyclique dépasse rarement l’échelon du discours de cantine…

10:52 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

Le nouveau musée cantonal des beaux-arts à Bellerive sera un investissement non seulement raisonnable, mais rentable.

Raisonnable, car une fondation privée paiera la moitié des 66 millions. 66 millions qui représentent un investissement plutôt modeste en comparaison d'autres projets de musées. A titre de comparaison, le centre Paul Klee à Berne à coûté 125 millions.

Rentable, car le nouveau musée renforcera l'attrait touristique de notre canton. Sur 25 ans, les dépenses d'investissement et de fonctionnement sont estimées à 148 millions, alors que les retombées pour l'économie vaudoise se monteront à quelque 199 millions. IL faut dire qu'un franc d'argent public investit dans la culture en rapporte 1,5 à 2,9 dans l'économie privée!

Ceci n'empêche pas M. Haury, même s'il prétend qu'un musée est un investissement anticyclique, de vouloir reporter d'au moins 15 ans cet investissement. Et s'il fallait suivre ses voeux et l'installer à Rumine (même s'il est incapable de nous dire combien cela coûterait), il faudrait attendre... 2039 (expiration du droit de superficie du parking de la Riponne). Or, c'est maintenant que les entreprises vaudoises ont besoin de travail. Et c'est maintenant que la branche du tourisme a besoin d'un coup de pouce. http://www.oui-au-musee.ch

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 04/11/2008

"Même s'il prétend qu'un musée est un investissement anticyclique" : mon aimable interlocuteur me permettra de l'inviter à lire ce que j'écris avant d'y répondre. J'affirme que la construction d'un nouvel édifice entraînant un alourdissement du budget ordinaire par de nouvelles charges fixes n'est pas "anticyclique". Mais on peut faire ce choix, évidemment...

Écrit par : JAHaury | 04/11/2008

"l'installer à Rumine (même s'il est incapable de nous dire combien cela coûterait), il faudrait attendre... 2039 (expiration du droit de superficie du parking de la Riponne)"
On ne nous épargnera décidèment aucune grossièreté. Mais si les bling-bling en sont réduits à cela, c'est plutôt bon signe : ils savent qu'ils vont perdre le 30 novembre.

Écrit par : Géo | 04/11/2008

Que l'État refasse sont toit les bonnes où les mauvaises années, les politiques, qu'ils soient de la clique des cycliques, des anticycliques, ou même des cyclothymiques, feront tout pour que cet État accumule les tuiles.

Pour vous autres politiciens, l'important c'est que l'on parle de vous! Et si le tutoiement avait pu être de mise, j'aurais pu écrire:

L'important c'est que l'on parle de toi(t)!

Écrit par : Père Siffleur | 04/11/2008

Vous babillez encore M. Haury. Et le mélange des genres ne constitue pas un argument. Tout vous est bon semble-t-il pour faire passer l'idée indéfendable qu'il faut priver les Vaudois d'un légitime Musée des Beaux-Arts. La démarche Keynésienne vise en effet à favoriser les investissements de l'Etat en temps de crise et à lui permettre de se renflouer en période de haute conjoncture. C'est exactement ce qui est prévu à Bellerive; ça n'aurait pas du vous échapper.

Écrit par : Jayet Philippe | 05/11/2008

Vous babillez encore M. Haury. Et le mélange des genres ne constitue pas un argument. Tout vous est bon semble-t-il pour faire passer l'idée indéfendable qu'il faut priver les Vaudois d'un légitime Musée des Beaux-Arts. La démarche Keynésienne vise en effet à favoriser les investissements de l'Etat en temps de crise et à lui permettre de se renflouer en période de haute conjoncture. C'est exactement ce qui est prévu à Bellerive; ça n'aurait pas du vous échapper.

Écrit par : Jayet Philippe | 05/11/2008

"Le parti socialiste suisse a raison : en proposant d’encourager les mesures d’assainissement des bâtiments en période de basse conjoncture, ce qui aura pour effet une diminution des dépenses énergétiques lorsque la conjoncture se redressera, il propose une véritable politique anticyclique. Bravo !"

Que les socialistes est l'économie fassent deux on peu comprendre,c'est toujours le cas. Mais vous,un libéral?

Là vous me décevez.Cette crise touche le secteur de la finance et non celui du bâtiment.Les socialistes vont devoir convaincre,les banquiers et financiers au chômage de porter les salopettes.

D.J

Écrit par : D.J | 05/11/2008

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