09/11/2008

L'arme du gendarme

Les armes que notre société confie aux policiers ont un rôle dissuasif. Mais cette dissuasion n’est efficace que si, de cas en cas, ils s’en servent. Ceux qui condamnent un gendarme qui s’est servi de son arme doivent bien réfléchir au message qu’ils envoient à la société d’une part, aux milieux criminels, d’autre part.
Il est nécessaire que l’usage de l’arme soit l’objet d’une réglementation stricte, et que, le cas échéant, une infraction soit sanctionnée. Mais il ne faut pas se tromper de cible.
Les braves gens, comme vous et moi, n’envisageraient pas une seule seconde de résister aux injonctions d’un policier. Mais ce n’est pas pour effrayer les braves gens que la police est armée. En revanche, les délinquants ne sont pas tous des enfants de chœur. Il y a même parmi eux des individus extrêmement dangereux, prêts à tout, y compris à tuer, pour parvenir à leurs fins. C’est à eux que les forces de police doivent être prêtes à répondre. Et il n’est malheureusement pas exceptionnel que, lorsque le policier ne se sert pas de son arme en premier, il y laisse sa vie : le drame de Bex, en octobre 2005, nous l’a rappelé.
Dans la récente affaire lausannoise, on ne peut s’empêcher de ressentir un malaise. Il semble que, d’emblée, parce qu’un gendarme s’est servi de son arme, il doive être condamné par la presse. Et que, pour apaiser la presse, sa hiérarchie, à son tour, doive le présumer coupable. Un peu de prudence dans la communication serait justifiée.
Notre sécurité publique est garantie par des policiers équipés d’une arme, dont ils « risquent » de faire usage dans certaines circonstances. Il serait catastrophique que l’usage de l’arme finisse par faire plus peur au policier lui-même qu’aux bandits qui s’opposent à lui.

Commentaires

Il semble pourtant que dans le cas qui vous a inspiré votre billet, l'usage de l'arme était à l'évidence hors du cadre légal : on ne fait pas courir des risques mortels à qqn qui s'enfuit. Ce que l'on demande à juste titre à des flics qui portent des armes, c'est de se comporter de la manière la plus professionnelle possible.
A popos de Bex : les flics possédent-ils enfin une munition capable de stopper un criminel au premier touché ? Parce que le problème est plutôt là...

Écrit par : Géo | 09/11/2008

Bonjour Docteur,

Dites-moi, dans le cas présent, le délinquant était-il un "individus extrêmement dangereux, prêts à tout, y compris à tuer, pour parvenir à leurs fins" (copier-coller sans enlever le pluriel).
Simulateur de handicap, peut-être, mais armé, non ! Ou alors c'est que les gendarmes ne l'ont pas fouillé avant de l'emmener à la clinique. Cela me semble peu probable.

Donc, dans le cas présent, votre billet ne sied pas à la réalité et il est donc mal venu.

Pour ce qui concerne les armes et Géo. A ma connaissance, les gendarmes possèdent maintenant des balles expansives. Ce genre de munition est dangereux, car elles broient les chairs. Raison de plus pour ne pas tirer dans tous les coins sans bonne raison.
http://www.swissinfo.org/fre/swissinfo.html?siteSect=43&sid=7003504&ty=

Écrit par : Alain Hubler | 10/11/2008

Monsieur,

Ayant porté l'uniforme durant 15 ans et ayant été dans le même cas que l'agent de bex, dont je salue la mémoire et tire mon chapeau à son collègue, je peux prétendre répondre de manière concrète à vos propos. Je ne porte plus l'uniforme en raison des nombreuses séquelles pare-balles qui ont en outre détruit ma vie.

La société évolue, malheureusement dans le mauvais sens en raison de la mondialisation, du libéralisme à outrance et du manque CRUEL d'effectif d'agents. La police a perdu sa fonction première, celle de faire respecter l'ordre de manière bête et disciplinée. De plus, la police se mue en fonction des dirigeants politique en place. Ceci est une aberration !

La formation continue est un problème de fond et ne tient pas compte des spécifications. L'école de savatant une plaisanterie.

L'arme nous souhaitons tous ne jamais nous en servir, de plus, en formation et tout au long de notre carrière il est répété un millier de fois si tu l'utilises tu es dans la M.....jusqu'au coup...on en crée une peur démesurée de cet outil de travail qui ne sert personne et qui conduise des agents à la mort, notamment.

L'arme peut être dissuasive certes, ce n'est pas son rôle premier. L'arme est un outil servant à répondre à une agression nécessitant son emploi, c'est un outil de défense et rien d'autre. On ne sort pas une arme pour dissuader, sa dangerosité potentielle ne permet pas ce genre de fantaisie et surtout dans un état de stresse comme on peut l'être lorsque l'on doit s'en saisir. C'est un outil qui implique d'énorme responsabilité qui ne doivent pas non plus être une pression créant la peur chez l'agent. Ce déséquilibre est dangereux pour tout le monde.

Dans le cas présent, il y a une incompétence avérée de la part des agents, notamment du tireur. Tenant compte du contexte.

Non seulement les agents n'étaient à leur affaire, n'ont pas pris les mesures adéquates, transport, positionnement, moyens de contraintes qui auraient sans aucuns doutes empêcher la plus petite tentative de fuite. Encore faut-il connaître le système et cela s'appelle de la compétence. Il est tout à fait clair que lorsque l'on forme des agents on ne peut être à la fois le torse bombé " Je suis instructeur" et faire un travail d'instruction correct. On enseigne ce que l'on est et dans le cas présent...no comment...

Le message qui a été envoyé à la population est la folie du geste d'un gendarme paniqué, de part la sottise monumentale d'avoir laissé s'enfuir un détenu, ce qui allait le mettre dans une position inconfortable vis à vis de sa hiérarchie ( mes mots sont faibles ) et à mon avis dans son idée, le but était de récupérer l'individu et de ne surtout pas le laisser filer par peur des conséquences du QM.
L'autre message est que les policiers sont dépassé même à plusieurs et trop cool.

Le message aux criminels ? De cet acte ils s'en fichent. Cela ne les concernes pas tant que c'est pas sur eux et augmente leur haine du policier. Ils agiront dans pareil cas de manière plus violente en revanche pour ne pas se faire tirer dessus le cas échéant.

En ce qui me concerne, le tireur devrait remettre sa démission, l'instructeur aussi et la système hiérarchique ainsi que toute la formation et le fonctionnement interne. En surplus augmenter les effectifs ne serait pas un luxe loin de là.

Vous parlez de braves gens, en l'occurrence les braves gens, passants dans le quartier à ce moment là ont risqué ( Potentiellement gros ), comme l'atteste d'ailleurs l'un des commerçants. Et les braves gens, Monsieur, n'ont pas besoin de résister aux injonction, car les braves gens n'ont pas affaire à la police.

Les forces de l'ordre peuvent répondre à toutes les situations, toutes, à condition que les moyens leurs soient donnés d'une part, que les pressions internes cessent, que la formation soit revue et que les effectifs correspondent à la réalité et non à l'économie.

On paie avec nos impôts des gens qui nous ont agressé, quelles insultes aux victimes !!! Par contre on réduit en bouillie les moyens policiers...c'est du délir !

Les voyous ont droit à des formations, des mesures professionnelles, des aides financières, des soutiens et autres privilèges qui font de nos prisons des hôtels convenables. Alors que pour les victimes c'est le parcours du combattant et pour les policiers déceptions sur déceptions. Payer des impôts pour les victimes, pour les polices ou l'armée oui, pour des criminels ou délinquants non !

Se servir de son arme en premier. Mais monsieur, si on pouvait prévoir ce que les délinquants et criminels allaient faire, il n'y aurait plus de victimes, plus besoin de moyens aussi lourds et tout serait facile. La force de ses gens malveillants c'est l'effet de surprise sur des gens en moment de faiblesse(s). Nous n'avons jamais vu un criminel s'en prendre à plus fort que lui à arme égale, comme on pourrait le faire dans un duel ou un combat de boxe. Ces gens sont des lâches, de petits gens, des minables sinon ils travailleraient comme tout le monde et n'auraient pas de problèmes avec les autorités.

Les autorités comme les agressés d'ailleurs ne peuvent, dans le meilleur des cas, que répondre à l'agression avec les moyens à disposition sur le moment et dans l'état du moment, ce qui est rarement pris en compte lors de procès d'ailleurs.

Concernant Bex, les policiers pensaient à faire un contrôle par prévention, ils ne pensaient pas arrêter un tueur en série, un être complètement fou ou qu'ils allaient se faire tirer dessus, tout comme dans l'affaire d'yverdon d'ailleurs. Sinon ils auraient fait appel à du renfort, au GI.
Pour mémoire, je vous rappelle qu'il fallut qu'un policier prenne 17 coups de couteau dans son gilet pare-balle et pare-couteau qu'il avait acheté à ses frais pour que les autorités introduisent cette protection...cela laisse songeur quant à la capacité de réflexion de certains décideurs qui, soit-dit en passant, sont tenu par des budgets de plus en plus coupés. La sécurité a un coût, tout comme la médecin et ne doit pas faire de coupe dans ces domaines. Ces gens ne veulent pas le luxe, juste être des professionnels pouvant exercer leurs métiers dans les meilleures conditions possibles pour le bien des autres...purée c'est quand même pas trop demandé !

Les médias et pas seulement la presse s'acharnent sur les policiers, glorifient les criminels mais c'est bel et bien les politiques qui laissent faire et souhaitent une telle situation....savez qu'il n'existe qu'une seule et unique émission traitant des victimes de l'histoire Suisse ??!!!
Par contre des émissions sur les cons de flics, sur les supers criminels, on en voit des tonnes par jour partout.

Savez-vous monsieur qu'il suffit d'envoyer un courrier de mécontentement pour que la hiérarchie sans réellement prendre en considération la version de ou des agents blâmes ceux-ci ? Ne vous étonnez pas que la hiérarchie trop soucieuse de sa carrière au dépend de ses hommes se planque, pour ne pas changer.

Une personne formée de manière continue, soutenue, clairement établie dans son métier avec une connaissance élargie de la réalité et avec des moyens actuels voire pionnier ne craint pas de risquer d'utiliser son arme.

Notre sécurité, quelle rigolade. Elle n'est plus assurée par économie....lamentable. La faute n'est pas celle des policiers mais des politiques qui se déresponsabilisent sans cessent. C'est pas moi c'est l'autre, toute l'administration étatique est ainsi...la troupe reflète l'esprit du chef.

Plus personne des forces de l'ordre ne peut agir sans avoir peur de la porte, sans avoir peur de mal faire, sans voir peur des blâmes.

Meilleures salutations.

Écrit par : Illustre Inconnu | 10/11/2008

Concernant les balles utilisées par les polices.

La balles expansives n'arrêtera jamais un homme déterminé, dans la plupart des cas sous cocaine ou autres dopants.

Lorsqu'un individu en est à tirer il a dépassé le stade de la conscience et sa détermination n'a pas de limite.

De plus, une balle, même expansive n'inflige pas de douleur et c'est à cause de cela que lors de l'affaire de Bex l'individu a été autant de fois touché. Parce qu'une balle est indolore.

Des études ont été faite. Pour stopper net un individu, pour le rendre incapable de tirer y compris par réflexe nerveux il faudrait un calibre de 80mm...je vous laisse juste imaginer ce que cela peut représenter et qu'il est impensable d'utiliser un tel calibre.

La balle expansive a pour objectif d'augmenter la perte de sang ainsi affaiblissant l'agresseur, d'éviter les risques de pénétrations excessives ( traverser le corps de l'individu-corps, bras, jambes, tête ) et de blesser un innocent ainsi que d'éviter les ricochets.

Sur certains individu ( sous effets de stupéfiants ) il a été tiré jusqu'à 32 balles de 9mm et de 45acp sans que l'individu ne cesse le feu. Il fallut qu'un agent aille à bout presque touchant tirer au fusil à pompe dans la tête de l'agresseur pour le stopper. On peut également stopper net un individu en tirant dans le cervelet, seulement faut-il encore l'atteindre.

Une mitraillette tire 32 coups en 3-4 secondes environ, je vous laisse imaginer le dégât que cela peut faire.

De nos jours les délinquants fréquentent les salles de sport de combat. D'autres viennent de pays en guerre et ont été éduqué à ce mode de guerre. Ils sont donc entraîné, ne craignent pas la police parce que trop gentille, nos lois sont des plaisanteries et les juges trop débordés mettent des non-lieux à tout va.

Les criminels sont quant à eux bien entraînés, la marché noir des armes fleurissants en un claquement de doigts vous obtenez tout et n'importe quoi. N'oubliez pas que les pays de l'est vendent tout et n'importe quoi par manque d'argent, d'autres pays également d'ailleurs....
Les criminels ont bien plus le temps de s'entraîner que nos policiers, n'ont pas tout leur stresse et ne sont pas soumis à la loi. Ils sont souvent mieux équipés en gilet pare-balle et couteaux, en armes et en moyens de fuite que nos policiers. Et en plus ils connaîtront bien mieux la loi que nos propres juges...c'est déjà passablement le cas...

Et lorsque j'entends que les droits de l'homme s'insurgent contre une balle qui peut augmenter le potentielle d'arrêt d'un individu dangereux, là c'est le sommet. Les droits de l'homme ne s'insurgent pas tellement des gens qui dorment dans la rue ou qui vivent dans la précarité dans un pays comme la suisse .... triste rigolade. Nous naissons égaux ? Ben tient, depuis quand ? Et pourquoi certains ont des droits et d'autres non en raison de leur classe sociale ?....l'égalité...concept qui m'échappe visiblement.

Je veux vivre en sécurité et peu m'importe les moyens et les décisions des autorités responsables de notre sécurité c'est leur rôle de l'assurer, qu'il le fasse et c'est tout. On en demande pas plus. Vivre en paix

Écrit par : illustre inconnu | 10/11/2008

Merci pour toutes ces informations, II, mais que vous l'ayez voulu ou non, vous confirmez bel et bien qu'une balle expansive est plus efficace que la munition de guerre. Et que donc, le jeune Cédric mort à Bex aurait peut-être eu plus de chances de s'en sortir. Il a fallu quatre balles pour tuer l'agresseur...

Écrit par : Géo | 10/11/2008

Alain Hubler pose une bonne question : celle du danger réel constitué par la personne qui résiste aux injonctions des forces de l'ordre. Dans le cas particulier qui suscite ma réaction sur ce blog, notons qu'un homme qui simule une problème orthopédique pour pouvoir se servir de béquilles et être ainsi dispensé de menottes applique une stratégie qui s'apparente davantage au grand banditisme qu'au simple vol d'usage... On peut donc comprendre que, face à ce rebondissement inattendu, le policier soit porté à considérer que l'individu est plus dangereux qu'il n'y paraissait d'abord. Mais quittons le cas particulier.
Dans le métier qui est le mien, la médecine, la vraie difficulté consiste à distinguer, en face de symptômes apparemment identiques, le cas brave et les cas bénins. Cela nécessite d'abord de l'expérience et du flair (on parle de "sens clinique"); cela nécessite ensuite le recours à des examens complémentaires; cela nécessite toujours du temps. Pour procéder à la même analyse, le policier n'a quelques fractions de secondes à sa disposition. Ce facteur est déterminant. Ceux qui, ensuite, confortablement installés dans leur bureau ou leur salon, ont en main tous les éléments du dossier et le temps de les pondérer, ne doivent jamais oublier que le policier qu'ils évaluent a dû agir dans l'urgence. Il peut s'être trompé, certes, et sa faute doit être reconnue. Mais toujours en prenant en compte ce paramètre de l'urgence.
Comment sait-on qu'un individu est "extrêmement dangereux, prêt à tout, y compris à tuer, pour parvenir à ses fins" ? Sans être professionnel de la criminalité, je crois savoir que, presque toujours, c'est a posteriori qu'on peut en avoir la certitude, c'est-à-dire une fois que l'individu dangereux est passé à l'acte. Parallèlement, on demande aux forces de police, pour garantir la sécurité publique, une évaluation a priori, c'est-à-dire avant le passage à l'acte. Pas si facile ! C'est pourquoi je ne jetterai jamais la première pierre à un policier qui s'est trompé dans son appréciation du danger réel constitué par un individu qui tente de lui résister et de lui échapper.

Écrit par : JA Haury | 10/11/2008

Géo,

Le policier décédé à Bex se nommait Damien.
Le jeune Cédric que vous mentionnez, lui aussi blessé de quatre balles s'en est sorti, lui était convoyeur de fonds à Genève et non policier à Bex ou yverdon.
Dans les deux cas, ces deux agents de fonctions différentes n'ont pu que subir. L'un avait un collègue qui a pu réagir, l'autre non.

Monsieur, attention à vos affirmations. Il s'agit de vie humaine et ce sujet ne peut être traité sans prendre en compte un minimum de considérations.

Si vous faîtes référence au calibre de 80mm, que je cite comme seul moyen de stopper net une personne, selon une étude américaine, comme munition de guerre je vous l'accorde.

Cela dit, un calibre de 80mm c'est un obus. Le drame de Bex, ne pouvait être évité. L'agent était compétent, porteur d'un gilet pare-balles aux normes, correspondant à sa fonction et a agit ainsi que son collègue de manière adéquate. L'effet de surprise qui joue en faveur des agresseurs et qui détermine souvent l'issu de l'affrontement en faveur de l'agresseur, ce jour là, encore une fois a fait plusieurs drames.

Si vous parlez des munitions d'armes longues et courtes utilisées par la police et par l'armée, elles ne sont comparables que sur un seul point, celui de blesser l'agresseur. Ce sont des balles dites OTAN qui ont été étudiées et acceptées d'utilisations que pour cette raison.
Une balle, comme toute utilisation de la force est potentiellement mortelle.

Pour en revenir à Bex, Yverdon ou encore Genève. Bex l'agresseur a tiré avec une arme semi-automatique de calibre 45, tout comme à yverdon me semble-t-il. A Genève il s'agissait d'une mitraillette de deux rafales de 9mm standard. Dans le dernier cas l'agent n'était pas porteur du gilet pare-balles, les sociétés privées ne fournissent pas les gilets pare-balles et à cette époque là, la police non plus, de mémoire. En revanche, la police de nos jours les fournissent, les agences de sécurité dans leur immense majorité non.

La criminalité augmente, les moyens des criminels sont de plus en plus lourds, les effectifs policiers n'augmentent pas depuis près de 20 ans, les moyens ( moyens de défense, de protections, formations et droits ) non. Les forces de la sécurité publique et privée sont dans une impasse, bloqué et au service du politique en place qui de l'un à l'autre impose ses vues à des hommes qui ne devraient pas être manipuler ainsi.

Combien de drame encore faudra-t-il pour les politiciens, la hiérarchie ainsi que les médias prennent enfin leurs responsabilités ? Combien de temps encore laissera-t-on notre société suisse et notre beau pays pourrir sous la dictature de la violence, toutes les violences ?

Écrit par : Illustre inconnu | 11/11/2008

Jamais entendu parler de canons portables de 80 mm pour tirer sur des êtres humains. Je n'ose même pas imaginer le recul...et je pense que c'est simplement impossible....
Pourquoi pas le RPG avec charge creuse comme arme de poing, tant qu'on y est ? Ou alors la chevrotine, avec canon scié comme la mafia, pour les demoiselles fliquettes ??? Le lance-flammes ? Le tube roquette ?

Contentons-nous de fournir aux policiers cette munition dite à balle expansive qui permet de mettre hors d'état de nuire un individu qui met en danger la vie d'autrui sans le moindre doute...
Cela dit, tirer sur quelqu'un qui s'enfuit, que ce soit en ville ou en rase campagne, parait disproportionné de toute façon. Comme cela a été dit, les gardes ont été négligents et ce n'est pas à celui qui s'enfuit de le payer de sa vie...

Écrit par : Géo | 11/11/2008

Monsieur Haury,

Effectivement, monsieur Hubler soulève un problème intéressant malheureusement il ne constitue pas un problème de fond. Nous pourrions en débattre des heures sans pour autant en trouver de solutions améliorant la situation.

Lorsqu'une personne résiste aux injonctions elle crée une tension chez les policiers qui se ressent. Dans la majorité des cas et ce, tous les jours, ce ne sont que pour des raisons farfelues ( jeux, provocations, faire valoir devant les potes ou copines ) que les gens n'obtempèrent pas. Lorsque les policiers subissent cela tous les jours, plusieurs fois par jour et sans qu'ils ne puissent agir faute de moyens, je vous laisse imaginer dans quel état d'esprit et émotionnel ceux-ci se retrouvent en plus de tout ce qu'ils doivent gérer et encaisser lors d'un seul service.

Les policiers Suisse sont d'une force incroyable pour ne pas faire de bavure. On ne peut pas en dire autant chez nos voisins limitrophes.

Le mouvement anti-flic qui est véhiculé par les médias et cautionné par les politiques sont des facteurs aggravants et dont la responsabilité ne devrait pas être ignorée.

Je ne pense pas que l'on puisse apparenté la malignité de l'individu à du grand banditisme dans le cas présent. Il a été fidèle à lui-même et réussi son coup. Il a pu ridiculiser des policiers trop sûr d'eux et mal préparé. Il a réussi à mettre hors circuit un policier et potentiellement a mit de manière indirecte la vie en danger d'autrui. Car c'est bien l'individu malveillant qui a déclencher cette situation au départ. J'espère qu'il en répondra davantage que le et les policiers. En résumé, l'individu a fait son job, pas les policiers.

Si les agents avaient été bien préparés ils auraient eu plusieurs solutions pacifistes possibles pour l'empêcher de toutes tentatives. Seulement voilà, cela fait 20 ans que l'on fait ainsi on ne va pas changer...et la hiérarchie ainsi que les instructeurs, pour certains, pensent trop tout savoir et être à l'abri de tout parce qu'ils portent un uniforme. Tant que cette mentalité sera en place il faut s'attendre à toujours plus d'âneries...

Il y a des choses toutes simples, sans besoin de force, de moyens extraordinaires pour empêcher un individu de fuir.

Je m'interroge aussi sur la compétence du contrôle médical qui a été fait sur cet individu qui après a pu s'enfuir à toutes jambes.

La réaction du policier ne peut pas se comprendre en l'état. L'arme ou les armes sont des réponses à l'agression et ne doivent pas servir à autre chose. Si les agents, dans un premier temps, étaient formés de manière correcte et, dans un deuxième temps, disposaient de moyens adéquats, bien des affaires n'auraient pas lieux.

Le policier n'est pas là pour considérer l'individu ( il y a des psy pour cela ), il est là pour accomplir une mission qui lui a été confiée. Cela n'a pas été le cas pour diverses raisons déjà citées. Si l'agent doit être inquiété il serait juste aussi que la hiérarchie et son instructeur le soit aussi.

D'un point de vue économique, cela ne coûterait pas plus cher, voire moins, à la collectivité de mettre en place un vrai système spécialement fait pour répondre aux besoins quotidiens des policiers et à la réalité qu'ils vivent également au quotidien.
Il y a donc derrière cela un réel manque de motivation, de volonté et que sais-je encore venant des politiques, de la hiérarchie et des agents aussi parfois, d'améliorer la situation.

Les choses simples et prouvables, le cas échéant.

Monsieur, on ne peut pas comparer votre métier à celui d'un policier. La distinction que vous faîtes dans votre métier entre un cas bénin et un cas malin n'a pas le même sens pour un policier. De plus, un agent n'est pas décideur, c'est la hiérarchie qui décide et souvent sans que les agents de terrain puissent participer de manière réelle et concrète au dispositif qui devrait être mis en place. L'agent de terrain sera dans tous les cas celui qui pèse lourd à l'instar des hauts fonctionnaires derrière leur bureau, qui eux, soit ne sont plus sur le terrain et qui l'on oublié, soit qui ne l'on jamais connu.

Un médecin est face à son patient, étudie tous les chemins, toutes les possibilités, fermes toutes les portes possibles et ensuite décide ou essaie. Un policier reçoit un ordre et démerdes-toi. Malheur à celui qui oserait contester.

Monsieur, l'urgence, comme vous le savez, est une notion de vie ou de mort. Dans le cas présent cette notion n'a pas lieu. La préparation de la prise en charge du soit-disant patient avait largement le temps d'être planifiée. Dans tous les cas il y a une procédure, il y a des moyens à dispo qui devraient mis en place. Ils ne le sont que rarement parce que trop sûr d'eux, parce que mal formé, parce que peu évolutif à tous les niveaux.

Dans un cas comme lors d'échange de coups de feu oui j'adhère à votre réflexion, il n'y a que quelques fractions de secondes pour réagir au mieux. Seulement le policier a tellement peur d'utiliser son arme à cause des conséquences qu'il se fera tirer dessus sans oser réagir ou dans de rare cas ou trop tard pour lui. Et ceux qui auront osés devront faire face à une pression énorme ( hiérarchie, politique, procédures judiciaires, médias, considérations des collègues qui savent toujours mieux que les autres et qui auraient toujours fait mieux que l'agent qui a tirer en oubliant que ce n'était pas eux à ce moment précis qui étaient à la place de l'agent et qui ne sont pas l'agent. )

Que l'on admette la faute du policier je suis d'accord en revanche je vous conteste sur le fait que la faute soit reconnue. La faute reconnue n'appartient pas seulement au policier. Elle doit être reconnue à tous les niveaux !

Monsieur, d'un point de vue tordu et criminel vous êtes potentiellement plus dangereux qu'un policier armé. Je m'explique. Vous avez un certain pouvoir, un certain confort de vie, un rang social, vous n'avez pas l'habitue que l'on vous contrarie, que l'on s'oppose vivement ou violemment à vous, vous êtes soucieux de votre image, de votre savoir être et de votre savoir faire. Autant de sensibilités qui peuvent vous déstabiliser. Vous connaissez l'humain, vous connaissez la médecin, vous avez accès à des toxiques, vous pouvez en faire des dégâts, vous pouvez en dissimuler des choses potentiellement parlant. Vous êtes donc potentiellement susceptible de pouvoir nuire jusqu'à éventuellement tuer un nombre important de personnes avant que quiconque puisse le constater, vous inquiéter et surtout le prouver. Doit-on vous mettre sous surveillance constante ? Vous enfermer ? ( sourire ).

On peut imaginer qu'une personne est dangereuse sans qu'elle le soit. On peut imaginer qu'une personne ne l'est pas alors qu'en réalité elle l'est...nous sommes toutes et tous potentiellement dangereux. C'est comme la notion de fou, elle est très subjective, qui est fou et qui ne l'est pas à un certain degré ou moment de sa vie ?

Même en ayant passé à l'acte pour un meurtre on ne peut pas dire que cette personne est dangereuse de manière définitive, hors mis dans les cas de récidives. On peut admettre qu'elle a eu à un moment donné un potentiel dangereux.

En outre, sorti du contexte les plus dangereux criminels sont des agneaux. Combien de fois n'entendons-nous pas, c'était un prisonnier modèle. Alors que dans la société l'individu était un tueur en série.

Ce domaine appartient aux spécialistes de la psychiatrie, non à un policier. La procédure de prise en charge d'une personne se doit d'être uniforme justement parce qu'il est impossible d'affirmer qui est dangereux ou non et à quel moment il peut l'être ou non. Croire ou prétendre pouvoir apprécier cela est une grave erreur.

La sensibilité d'un individu à l'autre n'est pas identique d'un moment à un autre, les réactions non plus, du fait. Un seul individu peut réagir à 13h56 d'une manière et à 13h57 d'une autre.

On peut considérer qu'un certain nombre de choses comme la sensibilité, les valeurs, le contexte, la tension etc., etc., etc. peuvent conduire à un certain comportement, parfois potentiellement dangereux, sans jamais pouvoir l'affirmer. Prévention donc, prévaut.

Pour prévenir les passages à l'acte il faut des procédures établies simples, claires, nettes et précises. Bête et discipliné.

Pour prévenir un passage à l'acte il faut que l'éducation et la probité soit enseignée à nos enfants. Ensuite, les lois sont là pour lui rappeler que la vie en communauté n'est possible qu'en respectant ses lois et que l'enfreindre sous entend sanction comme lorsqu'il était enfant, la punition qui devrait éveiller la responsabilisation, la maturité.

Lorsque cela n'est pas possible pour certains ce sont des moyens de contraintes qui s'appliquent.

Il faudrait d'abord commencer par l'éducation parentale pour prévenir.

Le policier peut prévenir un acte dans la mesure où il en est avisé préalablement ce qui est rarement le cas, s'il dispose de moyens pour intervenir en amont et si ces moyens sont applicables selon le cas. C'est loin d'être le cas globalement.

Depuis bien des années la police ne rempli plus son rôle de faire respecter la loi. Elle est devenu un nid d'assistant sociaux, d'éducateur spécialisé dans les tares et en plus on leur demande d'agir parfois de manière forte alors qu'on les blâmes d'avance de le faire ... cherchez l'erreur ....

Il ne faut pas oublier non plus qu'une personne qui stationne mal son véhicule est seule responsable de l'amende qu'elle reçoit en réponse.

Il est inutile de se déresponsabiliser en étant désagréable avec la personne qui a verbalisé. Je souligne, que l'exagération dénoncée des assistants de police à amender est due aux ordres qu'ils reçoivent.

Pour conclure, la personne qui ne souhaite pas avoir de problèmes avec la police n'a qu'une chose à faire, une chose simple et efficace, se respecter et respecter les autres.

Pour les autres, qu'ils assument et que l'on arrête avec les excuses des enfances difficiles, des pathologies et autres âneries.

Cordialement

Écrit par : illustre Inconnu | 11/11/2008

Bonjour Géo,

Vos propos semblent déplacer en la circonstance.

Le sujet exposé ici concerne des vies humaines. Par l'opposition intelligente d'avis, le sujet peut évoluer et faire comprendre de part et d'autre, l'ensemble du problème.

La provocation, l'élucubration n'ont me semblent-ils pas leur place dans le contexte. Il me semble que d'intervenir pour ne rien apporter est une perte de temps pour tous ceux qui souhaitent comprendre, évoluer et solutionner un ou des problèmes. Vos propos ne construisent rien, ils semblent être simplement l'oeuvre d'une personne qui n'a rien d'autre à faire et qui se permet, en non connaissance de cause, de donner son avis sans intérêt.
Certes la libre expression le permet et c'est bien dommage.

Il serait nettement plus intéressant d'apporter votre avis construit sur des bases solides et proposants des solutions.

Dans votre écrit vous parlez de canon portable de 80mm pour tirer sur des êtres humains. Je vous invite à consulter la page internet, wikipedia, concernant le RPG dont certains modèles dépassent le 80mm ( 85mm notamment ) qui sont portables et aussi destinés au tir sur l'être humain. comme l'atteste certaines vidéos disponibles sur des sites comme youtube ou dailymotion. Ces armes n'ont pas un recul aussi fort que vous pouvez le penser, ils se tiennent à un main le tube posé sur l'épaule. Vous pouvez aussi suivant le modèle le tenir que d'une main. Ceci se trouve également en vidéos sur les sites internet mentionné plus haut.
La chevrotine est utilisée dans certains cas pour des raisons que je n'évoquerais pas ici. Les canons sciés ne sont pas utiles puisque toutes les longueurs de canons existent. Seuls les civils sont soumis à une norme qui est de 18", mémoire.

Bien que demoiselle ne fasse plus partie de la langue française, les dames de la police ont eu en formations le maniement de différentes armes, celles que vous citez ne saurait créer chez elles le moindre émoi, de ce fait.

Le lance flamme réglerait bien des problèmes en boîte de nuit. Nous compterions moins de toxicomanes de viols, de contraintes et d'abus sexuelles. Moins de bagarre aussi et quelques appartements de libre. Remarque pertinente Monsieur Géo, que nos autorités puissent vous entendre.

Quand au Troq, abréviation du tube roquette, appellation militaire pour un modèle de tube lance-roquette de calibre 8,3 cm ( on en revient au 80mm ) de fabrication suisse a été utilisé jusqu'en 1994 au sein de notre armée. Il doit bien rester en rab quelque part et qui pourraient servir à l'assainissement de certains lieux.

Vous utilisez le nous en parlant de, je vous cite "Contentons-nous de fournir aux policiers cette munition dite à balle expansive qui permet de mettre hors d'état de nuire un individu qui met en danger la vie d'autrui sans le moindre doute..."

Si votre utilisation du nous est en référence aux impôts que vous payez et qui iraient aux fournitures des policiers sachez que cela n'est qu'imaginatif. Vos impôts peuvent très bien servir aussi à payer le repas, une mesure professionnelle, un accès internet à un violeur, un tueur, un pédophile ou autres délinquants ou criminels gracieusement enfermé dans nos geôles 4 étoiles. Le nous n'est donc pas approprié dans l'expectative.

Affirmer que la balle expansive permet de mettre hors d'état de nuire un individu est une réelle méconnaissance de la balistique et qui plus est, de l'imposition OTAN.
Aucune balle ne met en danger la vie, ni aucune arme d'ailleurs, elles n'ont pas de volonté propre. Il faut un événement déclencheur dans tous les cas. C'est comme une voiture et tous autres objets. Tout peut devenir dangereux entre des mains de personnes mal formées ou malveillante. Donc votre " sans le moindre doute"....

Il n'a jamais été dans le mentalité des policiers de tuer, de nuire à une personne de quelconque manière que ce soit bien trop au contraire. Je dis trop parce dans la majorité des cas, d'une manière ou d'une autre c'est le policier qui ramasse. Qui en parle ? Personne les policiers sont là pour ramasser non ?

Je vous rejoins sur le fait que l'agent ne devait pas tirer dans ce contexte. Les agents n'ont pas été à la hauteur de la mission c'est clair. On peut aussi se poser la question sur leurs degrés de formations continues et sur les conditions de travail plus globalement.

Quand à celui qui s'enfuit, s'il ne voulait pas prendre le risque d'une telle réaction il fallait qu'il choisisse un métier plus honnête.

En l'état, fort heureusement il n'y a pas eu de blessés, ce qui devrait éviter au policier une inculpation. Une demande de démission devrait être suffisante, d'autres démissions devraient être demandées en surplus. Concernant les post-traumatismes que cet événement a pu produire la police devra en répondre à tous niveaux.

Quand au fuyard il devrait être plus lourdement pénaliser pour avoir été le déclencheur de cet événement, en plus de sa simulation ( payée par les impôts du contribuable ), en plus de son délit de fuite et pour sa bêtise !

Cordialement

Écrit par : Illustre Inconnu | 11/11/2008

Cordialement ?
Vous vous posez en super-expert et méprisez l'avis des autres. Je suis un dilettante et le médecin est un médecin. Vous écrivez des pavés pompeux et c'est bien dommage, parce que vous maltraitez vos propres connaissances qui sont à l'évidence réelles. Par exemple, quand vous vous moquez de moi sur le calibre 80 mm. Le RPG est un lance-roquettes : une fois éjectée de son support, elle dispose de sa propre poussée. Alors qu'un canon implique une poussée primitive seule et unique. Alors 80 mm, 8 cm...sur l'épaule, je me permets d'être sceptique. Et c'est un grenadier qui s'est cassé la sangle de son Fass 57 sur l'estomac en tirant un UG qui vous le dit...

Écrit par : Géo | 11/11/2008

Bonjour Géo,

Content de parler avec un grenadier. Effectivement, je suis expert en la matière et pas seulement dans ce domaine d'ailleurs. Ne vous en déplaise, je n'ai pas honte de mes connaissances ou de mes réussites. Je ne fais pas partie des gens qui se cachent d'une certaine connaissance ou réussite. Ceci dit, je n'interviens que dans les domaines que je maîtrise et pour lesquels je détiens un diplôme. Je n'ai pas la prétention d'intervenir sur des sujets dont je n'ai pas toutes les données, en amont comme en aval.

Je vous l'accorde et je l'ai constaté qu'après également, mes écrits sont trop longs. Le ras-le-bol certainement d'entendre toujours les mêmes sottises à propos des forces de l'ordre, éditées par des gens non connaisseurs. Ceci dit, je crois que le tour de la question est gentiment fait et je ne pense pas intervenir davantage. Mes messages seront plus courts, du fait.

Pardonnez-moi si j'ai une nouvelle fois heurté votre sensibilité. Mon intention n'était pas de me moquez de vous, elle n'était que réponse à vos propos et de la même manière.

Sans heurter votre sensibilité une nouvelle fois, les techniques, les technologies ont évolué et ce qui pouvait être vrai hier ne l'est plus forcément aujourd'hui. Par conséquent, il convient lors d'intervention du genre d'être à jour dans ses propos et de ne pas diffuser une information dépassée qui pourrait inviter une personne hors métier à penser de manière erronées. C'est d'ailleurs le problème des médias, diffuser une information souvent sortie de son contexte et en plus, incomplète. Le résultat se constate dans le comportement des gens.

Voilà, pour faire plus court, je m'arrête là et vous souhaite une bonne journée en vous laissant la place et ainsi le droit à l'expression.

Meilleures salutations ( cela vous convient-il ? )

Écrit par : Illustre Inconnu | 12/11/2008

salut illustre inconnu !

prétendre qu' une balle expansive tirée par une arme de poing est incapable d' arrêter un individu déterminé est une stupidité qui relève du plus haut burlesque

certes la balistique lésionnelle est parfois déroutante et bien des cas d' individus touchés parfois par une vingtaine de projectiles ( en générale des balles totalement chemisées )ont pu continuer à tirer voire tuer pendant quelques secondes et exceptionnellement jusqu' à 30 minutes ;

on a postériori et le plus sovent constaté qu' aucun organe vital n' avait en fait été touché : plaies transfixiantes ou en seton, sans atteinte de la "center-mass" ; une plaie par balle, purement musculaire apparaît parfois et en effet peu douloureuse sous stress et dans le "feu de l' action"

il ne faut pas faire de quelques exceptions une généralités; nous sommes là dans le registre des "histoires de chasse"
par contre et sans vouloir entrer dans des considérations diffluentes, tous ceux qui ont une expérience du combat réel ( ce qui est mon cas ), qui ont eu à connaître et à s' occuper professionnellement, de multiples plaies par armes à feu ne peuvent que corroborer les données de la littérature sérieure à laquelle je vous invite à vous réferer.

EN REGLE GENERAL ( et même avec un simple calibre .22 LR ), toute atteinte par balle à la tête, balle expansive ou pas, atteinte du cervelet ou pas, met la victime pratiquement instantanément hors de combat; parmi ( les dizaines ) de cas que j' aie eu à connaître, je n' ai pas souvenir d' un seul cas qui fasse exception )

les rares cas contraires ne sont que de rares exceptions, confirmant cette règle.

Écrit par : zanzicarambar | 22/05/2009

@ Arthru : bienvenue sur ce site ! Je suis heureux qu'ils puisse intéresser un visiteur aussi éloigné géographiquement et bravo pour votre français : il est bien meilleur que celui de beaucoup de blogueurs, pourtant francophones...

Écrit par : JAHaury | 20/05/2011

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