12/11/2008

MBA : un mensonge de plus !

Ras-le-bol de ces contre-vérités assénées par des socialistes ! La Fondation Planque ne donnera pas sa collection au Canton, elle la prêtera. La nuance est importante. Dans La Liberté et Le Courrier du 11 novembre, Anne-Catherine Lyon déclare que la volonté de la Fondation Planque est de « donner » sa collection au canton. Même contre-vérité sous la plume de Philippe Mivelaz, conseiller communal socialiste lausannois, dans 24 Heures du 12 novembre : la fondation Planque figure parmi les « donateurs ». C’est faux ! La Fondation Planque ne peut pas donner ses œuvres.
L’article 6 de l’acte constitutif de la Fondation Jean et Suzanne Planque, daté du 13 mars 1997, précise que « les œuvres sont inaliénables ». Cette fondation ne peut donc pas donner sa collection, mais seulement la prêter. Quand on sait que cette collection est estimée à plusieurs dizaines de millions, le prêt (en échange des charges d’exposition et d’entretien) a une valeur sensiblement différente d’un don ! Même des socialistes, si peu intéressés à la propriété privée (?) sont capables de faire la différence.
C'est comme de prétendre que le Tribunal administratif a confirmé la légalité du projet, alors qu'il n'est simplement pas entré en matière (Anne-Catherine Lyon, TSR, 12 septembre 2008). Ou de répéter que la Bibliothèque cantonale reçoit chaque année 390'000 visiteurs à Rumine alors que ce chiffre est celui des ouvrages prêtés à la fois à Dorigny, à Rumine et par correspondance.
Je respecte les opinions divergentes des miennes, et je reconnais que les promoteurs du projet de Bellerive ont quelques bons arguments. Mais les mensonges sont indignes d’élus politiques assermentés.

Commentaires

"Mais les mensonges sont indignes d’élus politiques assermentés."

De nos jours, les serments, font partie de ces vieilleries obsolètes comme l'honneur, la pudeur, la fidélité, la loi, le sens des responsabilités... Il n'y a plus que les archaïques pour les respecter... Alors, vous pensez, les "progressistes" !

Écrit par : Scipion | 12/11/2008

Monsieur Haury,

Vous avez raison!
Mais vous oubliez de dire que les à peu-près, les semi-vérités, les contre-vérités, sont dans chacun des deux camps. Un exemple, les photos-montage du site: les "énormes pavés gris" que les détracteurs du projet nous montrent sont aussi faux que les "jolies" images diurnes ou nocturnes que nous présentent les promoteurs.
Un deuxième exemple? Il est tiré de votre propre texte où vous dites: "Ras-le-bol de ces contre-vérités assénées par des socialistes!". D'accord avec vous, mais ce n'est qu'une semi-vérité! il n'y a pas que des socialistes dans ce coup foireux !
Ou alors, Mme Catherine Labouchère, présidente du Parti libéral vaudois et M. Pierre Keller, directeur de l’ECAL, ont retourné chacun leur veste cette nuit! Il font partie tous les deux de la Fondation de soutien au nMCBA...


Mais la politique est ainsi faite! Elle n'a toujours été qu'un atrappe-couillon! Et la constante récurrente de la politique pratiquée par tous les partis reste l'histoire de la paille et de la poutre.

Écrit par : Père Siffleur | 13/11/2008

Il suffit de lire les argumentaires des opposants (dont certains - rappelons-le – s'illustrent par la violence en saccageant la roulotte de campagne des partisans après avoir menacé d'y mettre le feu) au nouveau musée pour tous les vaudois pour se rendre compte à quel point il ne prennent pas au sérieux le "serment" tant vanté par M. Haury.
Florilège:
"le musée est illégal". Faux. Si c'était le cas, un tribunal l'aurait dit.
"festivités populaires menacées". Faux. Tant le luna park que le cirque Knie resteront sur la place Bellerive. Qui restera libre. Quant au cinéma open air, il déménagera aux Pyramides de Vidy, avec son accord.
"c'est condamner tout développement de la CGN". Faux. La CGN n'a jamais eu l'intention de se développer derrière son chantier naval. Ce dont la CGN a besoin, c'est de soutien pour rénover et faire naviguer ses beaux vapeurs, par d'être impliquée dans une polémique stérile.
"notre budget de campagne est de 5000.--Fr." (ont annoncé les opposants au début de la campagne). Faux, là encore. A moins de posséder une planche à billets, difficile de faire une campagne d'affichage et un tous-ménages sur Lausanne, la Riviéra et la Côte pour 5'000.--Fr. Il faudrait plutôt au moins 100'000.--Fr. Mais c'est vrai que c'est tellement pratique de se la jouer David...
"Le musée au centre-ville, c'est possible". Là, je veux bien reconnaître que ce n'est pas à priori faux. Mais à condition d'admettre que cela ne se fera pas avant 2039 (expiration du droit de superficie du parking de la Riponne) et pas dans le cinéma ex-romandie (qui n'est pas disponible). D'ici là, plus de collection Planque, plus de collection Dubois, plus de collection Toms-Pauli. Et peut-être de nouveaux référendums. Lancés par les mêmes, qui sait?

Alors, M. Haury, et votre serment?

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 13/11/2008

JC Schwaab: Votre "florilège" est impressionnant: chaque argument y trouve un contre-argument. On imagine sans peine que le jeu peut continuer longtemps comme cela. Là où je vous trouve franchement limite, c'est d'insinuer que les opposants sont un ramassis de délinquants aux méthodes de terroristes corses. Vous n'avez peur de rien!

Le site du comptoir suisse, à la fréquentation décroissante, mériterait d'être considéré pour y accueillir un beau musée -au lieu d'une tour sortie tout droit du film Brazil...

Beaulieu pour un musée accessible à tous les Vaudois!

Écrit par : Ingo Scheinster | 13/11/2008

Question naïve: puisqu'il s'agit d'un musée cantonal, serait-il envisageable de répartir les collections entre les différents musées du Canton, précisément? Planque à Rumine, Dubois et al au musée Jenisch à Vevey etc etc...? Le prestige de Lausanne prime-t-il sur tout le Canton?

Écrit par : Paul | 13/11/2008

Toutes ces histoires de basse cuisine n'intéressent vraisemblablement plus grand monde et ne feront changer d'avis personne. Par contre, ce qui achève de convaincre de voter non au projet de Bellerive, c'est son caractère finalement archaïque. Comme dit dans un autre blog, il date du temps où on construisait les super-marchés dans des zones périphériques lointaines et accessibles surtout en voiture. En complète opposition à ce qui devrait se faire maintenant.

Cela dit : pourquoi attendre 2039(expiration du droit de superficie du parking de la Riponne) ? Il y a bien d'autres solutions, évidemment. Cet argument fleure bon la mauvaise foi usagée...

Écrit par : Géo | 13/11/2008

La politique, cher Géo, est depuis toujours, ou du moins depuis qu'il y a des hommes, un concours de mensonge auquel chaque camp prend part avec le même entrain et la même ingénuité. Feindre, comme fait Haury, une fausse surprise mêlée d'indignation jouée n'est qu'un procédé supplémentaire, un surcroît d'artifice. Bien entendu, les partisans du projet accumulent les approximations, certaines volontaires, d'autres accidentelles, mais on en trouverait autant de l'autre côté. La seule attitude qui vaille face à ces broutilles est de sourire sans prendre parti.

Écrit par : stéphane staszrwicz | 13/11/2008

Monsieur Stéphane Staszrwicz,

Où doit-on signer notre accord pour montrer que nous sommes d'accord avec ce que vous dites si bien à Monsieur Géo.

Vraiemetn très bien dit! Sauf pour la dernière phrase: il faut prendre parti, le parti d'en rire! ;-)

Écrit par : Père Siffleur | 13/11/2008

M. Haury, on a compris votre message: on nous cache des choses, on nous manipule, on nous ment. Le Conseil d’Etat, les tribunaux, les architectes, tous les promoteurs du projet nous mentent, et nos parlementaires sont naïfs au point qu’ils se laissent embobiner par tous ces menteurs. Vous êtes les seuls dépositaires de la Vérité. Quelle bizarre vision de notre Etat - et Etat de droit - de la part d'un élu! Quel langage démesuré par rapport à un (en fin de compte: modeste) projet culturel, qui ne fait que d'entraîner des actes démesurés (vandalisme à Bellerive).
Mais revenons au problème précis qui vous préoccupe: la Fondation Planque. Et là, je m'efforce de ne plus mentir! Cette collection prestigieuse, qui a été vue par des centaines de milliers de visiteur ces dernières années partout en Europe, sera prêtée au Musée cantonal des Beaux-Arts pour une durée de 30 ans (on appelle ça un prêt à long terme). Vous pourrez donc aller la contempler à Bellerive, M. Haury, jusq'à ce que vous aurez 89 ans (ouverture supposée du musée en 2012). C'est déjà pas mal, non? Le contrat entre l'Etat de Vaud et la Fondation Planque pourra être reconduit si les deux partenaires le désirent.
Si un nouveau musée ne se réalise pas dans un délai raisonnable (ce délai est garanti par le projet de Bellerive), les Vaudois iront voir la collection de leur compatriote à Barcelone, au Japon, à Dubai ou en Chine. Les offres soumises à la Fondation Planque ne manquent pas. Vrai de vrai!

Écrit par : Bernard Fibicher | 13/11/2008

Merci Père Siffleur de rappeler au docteur Haury ce qu'il ne devrait pas ignorer quand qu'il revendique une position d'expert à charge dans le dossier du Musée des Beaux-arts. Au risque de me répéter:l'opportunité qui nous est, à tous, offerte à Bellerive mérite davantage que la campagne indigne menée par des opposants dont la caractéristique majeure est que ses leaders de première ligne émarge à la catégorie des aînés et ne seront plus en mesure de répondre du gâchi qu'ils auront produit, si par malheur une majorité venait à refuser le projet.Plus de droit à la parole passé la date de péremption? Sûrement pas, mais un peu de mesure que diable et la modestie suffisante pour ne pas pénaliser tous ceux qui se réjouissent à la perspective de ce qui nous sera proposer sur les bords du Lac. Au reste, ces mêmes experts ne proposent rien de crédible; ils ne le savent que trop.

Écrit par : Philippe Jayet | 13/11/2008

Sachant qui vote, difficile de faire mieux en matière de balle dans le pied. Merci, Jayet Philippe...

Écrit par : Géo | 13/11/2008

Communiqué de presse du Conseil d'Etat daté d'aujourd'hui:

«Dans le Palais de Rumine, les actuels colocataires du Musée cantonal des beaux-arts (MCBA) sont cinq : les quatre musées cantonaux - monétaire, - de géologie, - de zoologie, - d’archéologie et d’histoire, ainsi que le siège cantonal de la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU). A l’étroit aujourd’hui, ces institutions pourront se redéployer après le départ du MCBA de Rumine ; en effet, actuellement les expositions temporaires doivent être organisées à l’Espace Arlaud, faute de place dans le palais et au détriment de sa dynamisation.
Pour l’automne 2009, les musées de zoologie, de géologie et de botanique préparent une grande exposition consacrée à Darwin, intitulée « Oh my God !». Mais pour la présenter dans Rumine, le Musée de zoologie, durant une année, devra libérer et sacrifier la galerie et la salle nord de son exposition permanente, en repoussant les vitrines contre les murs.
A l’avenir, dans les espaces gagnés avec le départ du MCBA, les musées de sciences et d’histoire feront du Palais de Rumine un lieu dédié à la présentation d’expositions temporaires, d’animations et d’activités centrées sur les grands débats de notre temps, grâce au patrimoine qu’ils conservent et documentent, autour de thèmes comme les changements climatiques et la biodiversité. L’exposition «Oh my God !» préfigure ce futur Rumine, mais sans disposer des espaces libres nécessaires.
Par ailleurs, la BCU-Riponne offre des prestations au plus large public : la documentation régionale vaudoise, une collection de partitions musicales et une phonothèque des plus fréquentées de Suisse, le dépôt légal de la totalité des publications vaudoises dans tous les domaines, etc. La BCU n’est ni un stock de volumes poussiéreux ni la succursale du siège universitaire de Dorigny ; elle accueille bel et bien plus de 300’000 personnes par année ; dans le futur Rumine, elle créera enfin des espaces dévolus à l’utilisation des plus récents médias d’information et de documentation.
Aujourd’hui la place de la Riponne est le toit d’un parking. Les opposants veulent croire qu’il serait possible d’y construire des blocs à côté desquels la caricature qu’ils ont faite du projet de Bellerive est un modèle de légèreté ; leur proposition est non chiffrée et pour cause : quid des incidences financières du défi technique et architectural posé par leur scénario ? sans compter que la plupart des parcelles concernées sont grevées d’un droit de superficie en faveur de Parking Riponne SA, jusqu’au 25 juillet 2039. Quant à l’ancien cinéma Romandie, que les opposants imaginent comme une annexe au palais, la Ville de Lausanne, qui en est la propriétaire, a clairement expliqué qu’elle souhaitait en faire le futur siège du Petit Théâtre.
Toutes réalités que les opposants persistent à ignorer.»

Voilà qui met les choses au point.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 13/11/2008

On en reparlera le 1er décembre, si vous le voulez bien. Tout le monde peut se tromper, mais je vois un échec devant le peuple de ce projet Bellerive. Si vos dignitaires conseillers d'état et leurs copains bling-blings ne sont pas contents, l'étape suivante sera de les renvoyer dans leurs chaumières, vu leur cécité mentale et leur alignement idéologique sur le béton et le tout-à-la-voiture..., après leurs réformes scolaires hyper-débiles, leurs cris d'orfraie d'excités du bling-bling ecalien, les petits billets opportunistes des Rochat & Co, et last but not least, le lamento keynésien du couple idéal socialo-vert de 24 heures d'aujourd'hui. Vomitif ! Recordon, champion du monde de tous les opportunismes !

Écrit par : Géo | 13/11/2008

Bien. Puisque visiblement c'est l'impasse sur la Riponne, pouvons-nous enfin nous tourner vers Beaulieu? L'Empire State Building a été construit en 410 jours, il doit bien être possible de réaliser un petit bloc d'ici à 2012...

Écrit par : Ingo Schweinster | 13/11/2008

Le communiqué de presse du Conseil d'Etat affirme : "actuellement les expositions temporaires doivent être organisées à l’Espace Arlaud, faute de place dans le palais et au détriment de sa dynamisation". On me permettra une remarque : l'Espace Arlaud, inauguré en 1997 au terme de travaux ayant coûté 12 millions au Canton, a été conçu pour l'exposition temporaire des collections permanentes de l'Etat de Vaud. Que les expositions temporaires "doivent" être exposées à Arlaud n'est que l'expression de la volonté du Grand Conseil lorsqu'il a accordé le crédit indiqué. Je suis de ceux qui considèrent que cet espace, admirablement situé, n'est pas suffisamment utilisé et qu'il illustre la mauvaise volonté de certains dirigeants dans la mise en valeur des possibilités existant sur le site de Rumine.

Écrit par : JAHaury | 13/11/2008

A Géo; Tu l'as déjà dit Gouffi, mais au total ça ne fait qu'un piètre argument et postule, un peu gratuitement, que le "vieux" ne peut que s'opposer. Ca reste à démontrer d'une part, et je prétends a contrario que la sensibilité s'aiguise avec le temps. Nous saurons ainsi tous prendre plaisir au cadeau qui nous sera fait à Bellerive.Dernière chose; je compte au nombre des sexagénaires qui ont dit OUI.

Écrit par : Jayet Philippe | 14/11/2008

Dans mon travail, j'ai la particularité de croiser énormément des personnes qui me sont inconnues. Je me suis amusé à faire une petit sondage depuis 15 jours. Bien entendu il n’est pas représentatif car le panel n’est l’est pas.

Néanmoins, ceux qui ont accepté me répondre ont affirmé (1 sur 2):

34% de oui
29% de non
22% n’a pas encore fait son choix
15% n’a pas l’intention d’aller voter

Il semble évident que les oui et les non sont au coude à coude.

Au 1er décembre pour le savoir.

Écrit par : cali | 15/11/2008

Votre panel est lausannois, la votation cantonale. Mais bon, soyons très clair : si la majorité vote en faveur de Bellerive, tout sera dit. Pour ma part, j'ai fait la balance des pour et des contre, j'ai pensé qu'il fallait refuser ce projet parce que j'ai vu plus de contre que de pour.
Si le peuple accepte ce projet, la messe sera dite.
Mais s'il le refuse, il faudra penser à éjecter le personnel politique qui voudra faire payer au peuple le refus de ce projet.

Écrit par : Géo | 15/11/2008

Les quelques élus de toutes tendances politiques qui se sont affirmés contre le choix du bord du lac ont fait preuve de courage et de personnalité. Leur attitude tranche admirablement avec celle du large consensus qui se se dit "pour la culture" mais qui ne fait que de suivre des consignes...
Il est surprenant et révélateur de voir où sont placés les intérêts et les priorités durant cette campagne et l'on peut penser sans trop se tromper que le peuple se souviendra longtemps des prises de positions des uns et des autres.

Écrit par : André Woirol | 16/11/2008

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