16/12/2008

Confidence injustifiée

Les conditions du départ d’Eric Lehmann sont couvertes par un engagement de confidentialité de part et d’autre. C’est-à-dire que ni l’Etat, ni l’intéressé ne s’autorisent à donner les informations sur cet objet. Cette confidentialité est nuisible. Elle donne libre cours à toutes sortes de fantasmes ; elle fait le lit d’attaques partisanes contre le Conseil d’Etat en général, contre la cheffe du département concerné, en particulier. Quant à l’image personnelle de l’ancien commandant de la police cantonale, on ne peut pas dire qu’elle s’en trouve grandie. Quelles magouilles, quel chantage, quelles fautes inavouables se cachent-t-elles derrière cette confidentialité ? Et quel principe supérieur justifie-t-il que les contribuables ne soient pas informés de l’usage fait de leurs sous ?
Globalement, c’est l’image même de l’Etat qui s’en trouve ternie, et c’est d’autant plus regrettable que les deux parties, dans cette affaire, se sont honorées d’être au service de l’Etat.
Le maniement du secret est un art délicat. Il ne saurait couvrir certaines opérations sous prétexte que d’autres fois, dans des circonstances apparemment analogues, les parties se sont mutuellement contraintes au silence.
Eric Lehmann lui-même n’aurait rien à perdre en prenant l’initiative de la transparence. Un accord, même signé avec le Conseil d’Etat, peut se renégocier entre les parties, lorsqu’il apparaît qu’une des clauses nuit à l’ensemble des parties.
Bien sûr : les choses se calmeront. Mais cette affaire laissera un arrière- goût douteux. Le Conseil d’Etat a la compétence d’engager ses hauts commis ; il a aussi celle de les licencier. Si ce licenciement comporte une contre-partie financière, elle devrait être connue. Les critiques éventuelles valent toujours mieux que les insinuations mortifères.

Commentaires

Désolé, je squatte votre blog pour signaler la censure scandaleuse de Luk Genton : voici ma réponse :
""Tu en redemandes? Je n'ai pas été assez sévère la première fois?"
Je n'ai pas été assez sévère la première fois ?
Quelle 1ère fois serait la première question, mais en fait il y en a une autre : pas de prison pour les criminels, les violeurs, les voleurs, mais censure pour ceux qui ne sont pas d'accord.
Inutile de se fâcher avec vous, vous êtes simplement ridicule."
Merci de supprimer cela dès demain, que les lecteurs aient eu le temps d'en prendre connaissance.

Écrit par : Géo | 16/12/2008

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