13/01/2009

Le protectionnisme creuse la crise

 

En 1930, les Etats-Unis adoptent un tarif douanier ultraprotectionniste : le Smoot-Hawley Act. Si l’on en croit Jean Heffer, historien, interrogé le 2 janvier dans l’émission Géopolis de la RSR, c’est à ce tarif protectionniste que l’on peut attribuer la gravité de la crise des années 30.

En empêchant les importations dans le but de protéger leur industrie, les Etat-Unis ont suscité des mesures de rétorsion de la part des autres pays, bloquant progressivement les exportations américaines et aggravant la situation de son économie. Dans l’intention de la protéger, ce tarif douanier l’a étouffée.

On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec la votation du 8 février sur la libre circulation. Quand on entend les propos de certains partisans du non, en particulier l’UDC Yvan Perrin, on retrouve exactement la logique du Smoot-Hawley Act : dans une période de crise, nous devons pouvoir « réguler » nos échanges avec l’Europe, c’est-à-dire fermer nos frontières aux échanges économiques. En général, j’aime assez la dialectique courageuse d’Yvan Perrin. Mais ici, je fais davantage confiance à l’histoire et au spécialiste d’histoire économique qu’est Jean Heffer. Pour sortir de la crise ou au moins éviter de s’y enfoncer, il faut ouvrir les frontières, favoriser les échanges. C’est précisément en période de crise qu’il faut miser sur la « libre circulation ». C’est–à-dire voter OUI le 8 février.

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