05/05/2009

Le capitalisme protège de la grippe

Le capitalisme serait en échec : tel semble l’avis unanime des observateurs à la suite de la crise financière que nous traversons. Jusqu’à certains ecclésiastiques : tout ce qui pense dans notre monde se croit désormais appelé à déclarer le capitalisme en échec.

Mais voilà qu’une autre crise mobilise l’opinion mondiale : la grippe AH1N1, dite à tort grippe « porcine ». Les frayeurs engendrées par l’épidémie s’apaisent dans une certitude : le Tamiflu ! Tel le serpent d’airain agité par Moïse, le Tamiflu semble offrir son rempart au danger de la grippe.

Et d’où vient ce remède miracle ? Du capitalisme précisément ! Ce n’est pas un régime communiste ou une république islamique qui offrent au monde un remède contre la grippe, mais bien des entreprises capitalistes, c’est-à-dire des entreprises fondées sur la  conjonction du travail et du capital ; des entreprises fondées sur les principes de la concurrence et de la recherche du profit. Dans un régime politique qui respecte la liberté de la recherche et protège la  commercialisation des brevets.

Vous connaissez la boutade : « Si vous pensez que l’argent ne fait pas le bonheur, essayez donc la misère ! » A ceux qui se réjouissent de penser que le capitalisme ne fait pas le bonheur, on suggérerait d’essayer autre chose de convaincant. D’ici là, notre monde continuera de demander au capitalisme de résoudre la plupart des défis scientifiques menaçant notre monde. Et par exemple de nous protéger de la grippe.

 

 

Commentaires

Monsieur Haury, vous soulevez très justement la question du profit des entreprises pharmaceutiques. Il risque d'y avoir quelques jolis bénéfices en vue, et quelques actionnaires qui pourraient se frotter les mains avant d'aller se les laver...

Vous rappelez-vous de la polémique autour du brevet des médicaments contre le SIDA, monsieur Haury ? Vous en pensez quoi, vous, lorsque ces entreprises capitalistes laissent mourir des gens qui ont le tort d'être pauvre en interdisant à certains pays de faire des génériques, ceci afin de garantir les dividendes des actionnaires occidentaux ?

Écrit par : Julien Sansonnens | 05/05/2009

Attention au dérapage : j'affirme que c'est dans le système capitaliste que se trouvent les conditions favorables aux développements technologiques, comme la production d'un vaccin. Mais je n'affirme pas que tout soit parfait dans ce système. Et je suis le premier à montrer du doigt les entreprises pharmaceutiques lorsqu'elles tentent d'influencer les pratiques médicales pour satisfaire leurs intérêts plutôt que celui des patients. Le capitalisme a des défauts, mais cela ne signifie nullement qu'il soit en échec.

Écrit par : JA Haury | 05/05/2009

Pour ma part, je veux juste faire parler une image :

le cochon est le symbole de la tirelire et on sait ce qu'est devenu l'épargne mondiale......!
le cochon est maintenant le vecteur de la nouvelle grippe qui nous donne les joues roses et nous décrète malade.......!
Et quand il fait mauvais temps, on dit que c'est un temps de cochon!
grnnnnnnnnon....grnnnnnnnnon!

Écrit par : Corélande | 05/05/2009

C'est une question très intéressante, JS, mais vous la posez à votre manière : tendancieuse. Je ne pense pas que ces entreprises se seraient opposées au fait que l'OMS leur achète ces médicaments au juste prix. Reste à définir le juste prix, qui devrait inclure les coûts de R&D pour de futurs médicaments
parce que ce n'est pas l'Etat qui s'en charge. Tournez-le comme vous voulez, vous n'arriverez pas à en faire qqch de simple...

Écrit par : Géo | 05/05/2009

Si le tamiflu a bien été mis au point par une entreprise capitaliste, c'est la recherche publique, financée par l'Etat, qui a permis de faire les avancée en recherche fondamentale nécessaire à la mise au point du médicament.

Si seul le profit guidait le recherche, on en serait largement pas là aujourd'hui, et on ne serait pas à dialoguer sur Internet, dont tous les protocoles (HTTP, HTML, IP, etc...) ont été mis au point et financé par de l'argent public, et mis à disposition librement sans volonté de faire du profit.

Écrit par : PtitSuisse | 05/05/2009

Décidément, cette grippe est une bénédiction !
Elle sert à tout : à faire oublier la crise due aux spéculations, à la fuite en avant du capitalisme triomphant et elle sert même à justifier la course au profit et dédouaner le capitalisme. Magnifique !

Vous oubliez juste un détail dans votre chaîne pharmaceutique : la recherche fondamentale. Celle-là même que le grand libéral Sarkozy est en train de massacrer avec la loi Pécresse.

Petit détail M. Haury, vous aussi vous surfez sur la vague "islamophobe" ? Que viennent faire les républiques islamistes entre le capitalisme et le communisme ?

J'attends toujours aussi que le capitalisme trouve un remède à la malaria. Quand je dis j'attends, je devrais dire que les habitants des pays tropicaux et équatoriaux, spécialement africains, attendent. Voici un deuxième exemple qui illustre bien l'égalité "pas d'argent = pas de médicament" même si Novartis vend son ACT au prix coûtant.

Écrit par : Alain Hubler | 05/05/2009

Outre la très bonne remarque de Julien Sansonnens, on peut ajouter:
- le capitalisme encourage le libre-échange et la libre circulation des personnes et des marchandises. Il favorise donc la diffusion de l'épidémie.
- le capitalisme encourage l'élevage intensif (p. ex. de volailles, p. ex. de porcs), la promiscuité et la transmission des maladies entre animaux, puis à l'homme. Il favorise donc l'apparition de nouvelles souches de grippe.
- le capitalisme encourage la mauvaise répartition des revenus. Il encourage donc le fait que seuls les pays dotés de suffisamment de moyens se paieront des stocks de masques et d'antigrippaux. Les pays moins riches n'auront qu'à laisser l'épidémie avancer. Le capitalisme encourage donc la diffusion de l'épidémie.
- le capitalisme a besoin de créer de nouveaux besoins chez les "consommateurs". Il ne peut donc que se réjouir du nouveau marché que représentent les masques, les antigrippaux, les gardiens pour bâtiments en quarantaine, les spécialistes en communication pour expliquer "que les autorités ont la situation bien en main", les consultants médicaux desdites autorités, des médias, etc. Il ne peut donc que se réjouir de cette épidémie. D'ailleurs, les actions des producteurs d'antigrippaux montent...


Bref, si M. Haury cherche un sauveur qui nous défendra contre cette méchante grippe, il devrait le chercher ailleurs que dans le capitalisme. Et trouver des arguments plus convaincants pour défendre son idéologie!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 05/05/2009

C'est vrai qu'on voit pas bien ce que vient faire la petite pointe d'islamophobie dans votre texte, Monsieur Haury.
A moins que les appels à la prière depuis le haut d'un minaret ne favorisent la propagation du virus, je vois pas.

Écrit par : Julien Sansonnens | 05/05/2009

Soit, chers contradicteurs. Mais donnez-moi quelques exemples de progrès technologiques substantiels nés dans des régimes communistes ou des républiques islamiques, puisque ce sont deux types de régimes qui vouent notre capitalisme aux gémonies.

Écrit par : JA Haury | 05/05/2009

Disons que de Gagarine à la navette Buran en passant par Spoutnik, le programme spatial soviétique me semble un bon exemple de progrès scientifique universel. Mais je ne souhaite pas endosser le rôle du supporter de l'URSS que l'on m'assignera très vite, n'ayant pas une sympathie particulière pour ce régime. Je me souviens aussi de tchernobyl, même si la Suisse a également eu à Lucens son petit tchernobyl, avec des conséquences évidement infiniment moindre.

Écrit par : JS | 05/05/2009

"Il encourage donc le fait que seuls les pays dotés de suffisamment de moyens se paieront des stocks de masques et d'antigrippaux. Les pays moins riches n'auront qu'à laisser l'épidémie avancer."

C'est quand même mieux que "seuls les pays dotés de suffisamment de moyens" puissent se payer les stocks de masques et d'antigrippaux, parce que s'il fallait compter sur les pays moins riches - disons les pays foireux, foin d'euphémismes ! - personne n'aurait de stocks ni de masques ni d'antigrippaux !

Donc encore une fois, et malgré tout, avantage au capitalisme !

P.S. - Je précise qu'ayant déjà affronté victorieusement la maladie de Creutzfeldt-Jacob, le SRAS, la grippe aviaire, la fièvre Ebola et le chikungunya, je n'ai personnellement stocké ni masques ni antigrippaux.

Écrit par : Scipion | 05/05/2009

Des progrès technologiques substantiels ? En vitesse : le premier homme dans l'espace et le tokamak sont soviétiques.

Plus vieux, la civilisation islamique a largement contribué à l'essor des mathématiques, ce n'est pas une technologie, mais une science indispensable à la technologie.

Pour vous, médecin, Fiodorov et la correction de la myopie au laser.

Voilà, si on cherche un peu, on peut en trouver encore bien d'autres.

Écrit par : Alain Hubler | 05/05/2009

"Disons que de Gagarine à la navette Buran en passant par Spoutnik, le programme spatial soviétique me semble un bon exemple de progrès scientifique universel."

C'était quand même sur fond d'applications militaires et, encore une fois, seul le capitalisme a pu conjuguer programmes d'armements et consommation des particuliers. Il n'est pas inutile de rappeler que Staline a dû compter sur les Etats-Unis jusque pour la fourniture des godasses de ses biffins.

Écrit par : Scipion | 05/05/2009

"Des progrès technologiques substantiels ? En vitesse : le premier homme dans l'espace et le tokamak sont soviétiques."

Comme déjà dit, sur fond d'applications militaires.

"Plus vieux, la civilisation islamique a largement contribué à l'essor des mathématiques..."

Plus vieux, en effet, beaucoup plus vieux, et les traces de cette remarquable contribution ne sont plus visibles dans les profondeurs des Républiques islamiques.

"Voilà, si on cherche un peu, on peut en trouver encore bien d'autres."

Trofim Denissovitch Lyssenko ! Dont la mémoire est perpétuée par un Prix international d'imbécilité particulièrement prestigieux.

Écrit par : Scipion | 05/05/2009

@Scipion : en matière de génétique et de Prix international d'imbécillité vous égalez presque Lyssenko, dois-je vous rappeler que vous êtes un fervent partisan de la "race blanche supérieure" ?

Écrit par : Alain Hubler | 05/05/2009

" le capitalisme encourage l'élevage intensif (p. ex. de volailles, p. ex. de porcs), la promiscuité et la transmission des maladies entre animaux, puis à l'homme. Il favorise donc l'apparition de nouvelles souches de grippe."

Ce n'est pas le capitalisme,mais la course aux subventions.

"Si le tamiflu a bien été mis au point par une entreprise capitaliste, c'est la recherche publique, financée par l'Etat, qui a permis de faire les avancée en recherche fondamentale nécessaire à la mise au point du médicament."

Oui,mais la recherche public est viable par les impôts payés entre-autre par les sociétés capitalistes.

"Vous rappelez-vous de la polémique autour du brevet des médicaments contre le SIDA, monsieur Haury ? Vous en pensez quoi, vous, lorsque ces entreprises capitalistes laissent mourir des gens qui ont le tort d'être pauvre en interdisant à certains pays de faire des génériques, ceci afin de garantir les dividendes des actionnaires occidentaux ?"

Ce sont surtout les dirigeants des pays pauvres,qui ont préfèrer claquer les aides international pour leurs conforts personnels ou pour acheter des armes pour faire la guerre à son voisins au lieu de les utiliser pour acheter les médicaments anti-SIDA.

"le capitalisme encourage la mauvaise répartition des revenus. Il encourage donc le fait que seuls les pays dotés de suffisamment de moyens se paieront des stocks de masques et d'antigrippaux. Les pays moins riches n'auront qu'à laisser l'épidémie avancer. Le capitalisme encourage donc la diffusion de l'épidémie."

Le capitalisme est un moteur de croissance.La justice social et l'accès pour tous à la santé,est une affaire des responsables politiques,donc l'état.Et comme je l'est dit plus haut,les pays pauvres sont surtout victimes du gaspillage des aides publics internationaux de leurs dirigeants.

"Petit détail M. Haury, vous aussi vous surfez sur la vague "islamophobe" ? Que viennent faire les républiques islamistes entre le capitalisme et le communisme ?"

Je ne voit pas ce qu'il y a d'islamophobe de dire que les républics islamistes sont très en retard sur les nouvelles technologie,vu que c'est vrai.

"J'attends toujours aussi que le capitalisme trouve un remède à la malaria."

Il y avait le DDT.Mais interdits par les pressions des écolos occidentaux au lieu d'apprendre à l'utiliser de façon parcimonieux.Résultat des courses,après sa quasi disparition,elle a fait un retour en force grâce à des types comme Hubler.

"Disons que de Gagarine à la navette Buran en passant par Spoutnik, le programme spatial soviétique me semble un bon exemple de progrès scientifique"

C'est vrai que l'URSS a fait des prouesses technologique en matière d'aérospatial.Mais celà est surtout dû,par le pillage technologique des savants nazi et par la suite sur celui des occidentaux.L'URRS,et resté médiocre en ,matière d'innovation technologiques et les prix nobel scientifiques furent rare.

D.J

Écrit par : D.J | 05/05/2009

"...dois-je vous rappeler que vous êtes un fervent partisan de la "race blanche supérieure" ?"

Par curiosité, votre race blanche supérieure, elle inclut les Turcs, les Iraniens et les Afghans ?

Écrit par : Scipion | 05/05/2009

P.S.- Et les Albanais aussi ?

Écrit par : Scipion | 05/05/2009

@Scipion : c'est vous qui faites ces théories, pas moi, c'est à vous de voir.

Pour revenir su sujet des billets, des scientifiques de grosses sociétés pharmas passent en revue les remèdes traditionnels, africains, sud américains, etc ... pour tenter d'en identifier les principes actifs. Ces remèdes traditionnels contribuent aussi à l'avancée technologique médicale M . Haury.

Écrit par : Alain Hubler | 05/05/2009

Une des clefs de réussite de cette opération de communication à la fois sanitaire et marketing prend forme à travers le témoignage misérabiliste.
Celui-ci valide le facteur temps, après celui de l’espace promulgué part internet. La temporalité insinue que les rescapés d’ailleurs feront les victimes d’ici.
Quand le doute responsable flirte avec la mise en quarantaine systématique, la société se replie sur elle-même tout en surveillant son voisin.
Dès que l’objet psychose laisse place à l’outil paranoïa, les présomptions deviennent des obsessions qui conduisent à la recherche frénétique d’un nouveau shoot d’information.
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/04/27/bloc-note-psychose-mediatique/

Écrit par : walkmindz | 05/05/2009

"Pour revenir su sujet des billets, des scientifiques de grosses sociétés pharmas passent en revue les remèdes traditionnels, africains, sud américains, etc ... pour tenter d'en identifier les principes actifs. Ces remèdes traditionnels contribuent aussi à l'avancée technologique médicale M . Haury."

Mais ces grosses sociétés Pharmas qui innovent,ne sont ni de pays islamiques et ni de pays communistes.

D.J

Écrit par : D.J | 05/05/2009

"...c'est vous qui faites ces théories, pas moi, c'est à vous de voir."

Ah bon ? Mes théories comme vous dites, c'est qu'il y des peuples efficients et des peuples stagnants. Et la couleur de la peau n'a strictement rien à y voir.

Les peuples stagnants stagnent et nous avons désormais, avec le Venezuela et la Bolivie, deux beaux champs d'observation de cette stagnation, dans des conditions politiques théoriquement favorables au décollage économique.

"Pour revenir su sujet des billets, des scientifiques de grosses sociétés pharmas passent en revue les remèdes traditionnels, africains, sud américains, etc ... pour tenter d'en identifier les principes actifs."

Et on sait pourquoi ce ne sont pas les utilisateurs eux-mêmes qui "passent en revue" leurs propres remèdes pour tenter d'en identifier les principes actifs ? Eux qui manquent furieusement de débouchés et des revenus qui vont avec.

"Ces remèdes traditionnels contribuent aussi à l'avancée technologique médicale M . Haury."

Mais alors à l'insu de leur plein gré. Donc, ça compte pas plus, mais pas moins non plus, que la contribution des souris et des hamsters.

Écrit par : Scipion | 05/05/2009

Je trouve également ridicule les chansons autour du capitalisme...

Mais votre argumentation en faveur du capitalisme parce qu'il a inventé le Tamiflu est assez débile. Si je suis le même genre de raisonnement, nous devrions nous convertir à l'islam, parce que nous avons récupéré le zéro par l'entremise des mathématiciens musulmans et que sans celui-ci la science occidentale n'aurait pas avancé !

Vous n'avez pas mieux dans votre besace ?

Écrit par : Sylvan | 05/05/2009

Se réclamer des avancées du socialisme soviétique et de son avenir radieux et attribuer l'élevage intensif au seul capitalisme, c'est vraiment faire preuve d'une inculture crasse, JC Schwaab. Un ami à moi a dirigé à Tiumen le plus grand projet d'aide du FED, la transformation de ces réalisations soviétiques, tant industrielles qu'agricoles. Parmi elles, des fermes simplement hallucinantes. Pour être rentable, l'une d'entre elles devaient assurer la production de 1 million d'oeufs par jour...
Ce n'est pas concentrationnaire, ça ?
Et bon, si l'URSS est votre modèle socialiste, vous auriez du le dire plutôt. A quoi bon discuter avec des gens qui en sont restés là ???

Écrit par : Géo | 05/05/2009

Bon, je vois qu'on a bien de la peine à me donner des contre-exemples. Admettons qu'il y en a, mais tellement peu. D'accord pour le Spoutnik de Gagarine. Moins d'accord pour le zéro qui est bien d'origine arabe, mais antérieur à l'Islam.
Il serait plus raisonnable d'admettre que notre société occidentale constitue un terreau extraordinairement fertile pour les découvertes technologiques et scientifiques. Le système capitaliste est l'une des composantes essentielles de cette société occidentale et la crise financière actuelle ne permet pas d'affirmer qu'il a échoué.

Écrit par : JA Haury | 05/05/2009

"Moins d'accord pour le zéro qui est bien d'origine arabe, mais antérieur à l'Islam. "

Le zéro est même très antérieur aux civilisations arabes. Mais ce sont bien les musulmans, par le biais de l'Espagne musulmane qui l'ont amené jusqu'en Europe, où il a été exploité scientifique encore plus à fond.

Notre société occidentale est en effet un terreau extraordinairement fertile pour assimiler toutes sortes de progrès (David S. Landes l'a assez bien démontré). Mais il n'empêche que de nombreuses trouvailles ont éclos ailleurs que dans le monde capitaliste, notamment en Inde ou en Chine.

Votre argumentation liant le progrès technique au capitalisme est légère, légère, légère...

Écrit par : Sylvan | 05/05/2009

To invent medications, researchers employed by pharmaceutical companies have used mathematics invented in slavery based Greece and Babylon (the mathematics invented in capitalism were not enough). This is a proof that slavery is the best social system. Logically! Isn't it?

Écrit par : Mike | 05/05/2009

Dear Mike, can we talk about "capitalism" in (antik) Greece and Babylone ? I would be interested in some more recent illustrations...
Cher Sylvan, vous dites "légère, légère"... mais les objections que je trouve sur ce blog ne pèsent pas beaucoup plus lourd, me semble-t-il. Difficile de s'obstiner à nier l'évidence ?

Écrit par : JA Haury | 05/05/2009

C'est pas un peu navrant cette discussion autour du capitalisme genre: Mon papa est plus fort que ton papa!
Les valeurs qui permettent à l'humanité de continuer (encore pour un temps?) à exister transcendent largement ce petit jeu d'opposer "les gentils aux méchants".
Comme disait Sting dans une chanson: Les Russes aussi aiment leurs enfants...
Tous les systèmes ne sont faits que par des hommes et il est impossible de séparer le bon grain de l'ivraïe...
Le capitalisme, poussé jusqu'au bout extrême de sa logique, contient les germes de la dictature.
Le spectacle mondial des ces dernières années semble le prouver....

Écrit par : Olegna | 05/05/2009

"C'est pas un peu navrant cette discussion autour du capitalisme genre: Mon papa est plus fort que ton papa!"

Ce n'est quand même pas tout à fait ça.

A la base, le capitalisme, c'est la propriété privée des moyens de production

tandis que le communisme, c'est la propriété dite collective de ces mêmes moyens de production

Or, la propriété privée des moyens de production est performante, la propriété dite collective ne l'est pas du tout, pour des raisons de planification étatiques, de déresponsabilisation, de j'm'en foutisme prolétarien...

"Comme disait Sting dans une chanson: Les Russes aussi aiment leurs enfants..."

Les Nazis aussi à ce compte-là, aimaient leurs enfants si ça doit tout excuser.

En général quand les show-bizeux se mettent à vouloir faire de la politique, le désastre n'est pas loin.

"Tous les systèmes ne sont faits que par des hommes et il est impossible de séparer le bon grain de l'ivraïe..."

Le capitalisme et le communisme ne sont pas "faits", ce sont des systèmes qui existent en fonction de la propriété des moyens de production, ce qui est décidé, c'est ce qui se fait à partir de là et le capitalisme a montré sa supériorité, ne serait-ce qu'en gagnant la Guerre froide par jet de l'éponge des Bolchos.

"Le capitalisme, poussé jusqu'au bout extrême de sa logique, contient les germes de la dictature."

Tandis que le communisme contient les germes de la dictature dans ses fondamentaux eux-mêmes. Cela signifie que le capitalisme ne conduit pas inéluctablement à la dictature, tandis que le communisme est basé sur la dictature - dite du prolétariat, en réalité de ceux qui s'autoproclament délégués du prolétariat.

Écrit par : Scipion | 05/05/2009

"Cher Sylvan, vous dites "légère, légère"... mais les objections que je trouve sur ce blog ne pèsent pas beaucoup plus lourd, me semble-t-il. Difficile de s'obstiner à nier l'évidence ?"

Permettez... vous lancez une idée simple, vous ne vous attendez quand même pas à ce que vos lecteurs se lancent dans de longs argumentaires ! C'est quand même VOTRE blog !

Vous avez une drôle de conception de "l'évidence" pour quelqu'un qui a fait des études à forte composante scientifique, vous ne trouvez pas ?

Je ne conteste pas le rôle du "capitalisme" (il y aurait toutefois un travail de définition à réaliser pour que la discussion soit réellement intéressante, notamment en opérant les distinctions nécessaires entre libéralisme, économie de marché et capitalisme, non pour les séparer, mais pour clarifier le débat), mais votre manière de faire des liens d'un simplisme que ne renierait pas l'UDC !

Écrit par : Sylvan | 05/05/2009

"A la base, le capitalisme, c'est la propriété privée des moyens de production

tandis que le communisme, c'est la propriété dite collective de ces mêmes moyens de production

Or, la propriété privée des moyens de production est performante, la propriété dite collective ne l'est pas du tout, pour des raisons de planification étatiques, de déresponsabilisation, de j'm'en foutisme prolétarien..."

Vision quelque peu simpliste du problème. Il existe des zones grises qui ne sont ni tout à fait capitaliste ni tout à fait communiste.

Il existe des entreprises tout à fait florissante dont le capital, l'outil de production n'appartient en fait à personne, à part l'entreprise elle-même: ce sont les coopératives (Coop, Migros, Mobilière, Pax, Raiffeisen, Mobility...). Dans ce modèle d'entreprise, le capital social représenté par l'investissement des sociétaire coopérataire est le seul qui peut être divisé. Les réserves et le capital exédentaire ne peut pas être distribué. Même en cas de dissolution, les statuts prévoient souvent que les exédents éventuels ne seront pas distribués aux sociétaires.

Le capital est quelque chose de trop sérieux pour le confier aux capitalistes. L'outil de production se doit d'être préservé, entretenu et amélioré, en dehors de tout considération de profit personnel, ce qu'hélas la propriété privée de l'outil de production n'arrive que très mal à accomplir.

Écrit par : PtitSuisse | 06/05/2009

Concernant notre environnment, le capitalisme a jusqu'à présent davantage contribué à l'apparition du problème que le système communautaire pratiqué par les tribus Masaï.

En fait le capitalisme est prisonnier d'une course perpétuelle qu'il a dû s'imposer pour corriger ses erreurs. Mais en développant des solutions, il crée les problèmes de demain. C'est donc une course sans fin.

Pour fabriquer le Tamiflu, les entreprises chimiques génèrent des déchets qui polluent les nappes phréatiques et notre atmosphère. Pourtant pour l'heure il semble que la grippe A n'est pas plus dangereuse que les grippes habituelles, qui font chaque année leur lot de victimes.

Le communisme ne serait pas meilleur que le capitalisme, mais il n'y a pas de quoi ériger le capitalisme comme l'unique solution de salut.

Seul un système économique basé sur le développement durable pourra prolonger le passage de l'humanité sur cette planète.

M. Haury, n'auriez-vous des pensées écologiques qu'à la veille des élections ?

Écrit par : Praline | 06/05/2009

"Il existe des entreprises tout à fait florissante dont le capital, l'outil de production n'appartient en fait à personne, à part l'entreprise elle-même: ce sont les coopératives (Coop, Migros, Mobilière, Pax, Raiffeisen, Mobility...)."

Soit une entreprise appartient à des particuliers, soit elle appartient à l'Etat. La coopérative qui, par définition, appartient aux coopérateurs, n'est qu'une forme spécifique de la propriété privée. Sa gestion et ses performances dépendent de ses cadres et pas de décisions bureaucratiques lointaines et déconnectées des réalités de la production.

Écrit par : Scipion | 06/05/2009

"Concernant notre environnment, le capitalisme a jusqu'à présent davantage contribué à l'apparition du problème que le système communautaire pratiqué par les tribus Masaï."

Pourriez-vous nous fournir quelques précisions sur l'espérance de vie des Masaïs bénéficiant de leur mirifique système communautaire, disons en 1900 et en 2000 ?

"Pour fabriquer le Tamiflu, les entreprises chimiques génèrent des déchets qui polluent les nappes phréatiques et notre atmosphère. Pourtant pour l'heure il semble que la grippe A n'est pas plus dangereuse..."

Personnellement, vous auriez mis en route la production à partir de combien de milliers de victimes ?

Écrit par : Scipion | 06/05/2009

Les gros problèmes du capitalisme et du communisme, ce sont les mêmes. Ce sont ceux aussi que l'on retrouve dans toutes srtuctures social. Ce sont les gens qui avancent en inorant les autres, ce sont des pauvres type en manque de pouvoir qui se prennent pour plus important (soit parce qu'ils ont des dimplomes, soit parce qu'ils pensent qu'ils sont issue dûne race supérieur (je ne dis par ca pour vous Scipion, car vous ne faites que constater ce que vous voyez sans prétendre que certains sont dans la merde parce qu'ils sont de telle ou telle couleur) qu'ils ne le sont véritablement. Des gens persuadée que leur manière de pensée vaut mieux que celle des autres. Quand ils réussisent, c'est grâce à eux seuls et quand ils se trompent, c'est la faute des autres.

De l'autre côté il y'a toujours ceux qui se plaignent, les pessimiste, qui ne regarde que le négatif des autres, toujours en train de critiquer. Comme avec l'UBS ou résoudre les problèmes permettrai de résoudre les problème sans devoir fermer cette entreprise).

Quand la défense idéologique prend le dessus sur la recherche de solution objectif, tolérante et optimiste, ca devient toujours la merde. Il y'a des gens qui n'ont rien et qui sont heureux et y'a ceux qui ont tout et n'arrête pas de critiquer.

En conclusion, que cela concerne le capitalisme ou la communisme, c'est que la raison est inversément proportionnel à sa manière d'être persuadé d'avoir raison. De mon point de vue, plus quelqu'un est persuadé d'avoir raison, plus il a tort.

Écrit par : DdDnews | 06/05/2009

@JA Haury: "(...) régimes communistes ou des républiques islamiques, puisque ce sont deux types de régimes qui vouent notre capitalisme aux gémonies." Mais pourquoi diable un opposant au capitalisme devrait-il être forcément un partisan du communisme ou d'une république islamique? Voilà qui est un peu réducteur, non? En ce qui me concerne, je ne suis partisan ni de l'un, ni de l'autre, même si j'ai en commun avec les deux une aversion pour un système créateur d'inéaglités, de misère et de problèmes environnementaux...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 06/05/2009

Vos propos me font bondir M. Haury. Sans la recherche scientifique en académie, il n'y aurait aucun remède de la part des "entreprises capitalistes". Votre analyse est tellement simpliste et réductrice, qu'elle en devient mensongère. C'est honteux de votre part.

Écrit par : Nicolas | 06/05/2009

Scipion,

Je ne suis pas sûr de pouvoir vous fournir les chiffres d'espérance de vie des Masaïs en 1900 ou en 2000, mais comme les problèmes d'environnement sont une bombe à retardement qui provoquera des dégâts dans plusieurs décennies, vous ne pourriez pas comparer ces espérances de vie avec celles qui seront les nôtres en 2100.

Vous pourriez par contre comparer les taux actuels de mortalités infantiles et de malformations entre les Masaïs et les habitants de Bhopal, Tchernobyl, ou Seveso.

Ce sont deux extrêmes et je ne souhaite pas vivre comme un Masaï. Mais je ne souhaite pas non plus être victime d'une catastrophe colatérale de notre capitalisme ou communisme débridé.

Écrit par : Praline | 06/05/2009

« ...les problèmes d'environnement sont une bombe à retardement qui provoquera des dégâts dans plusieurs décennies, vous ne pourriez pas comparer ces espérances de vie avec celles qui seront les nôtres en 2100. »

On n'en sait rien. L’an 2100, c’est dans 91 ans, il y a 91 ans, nous étions en 1918 et la guerre commencée quatre ans plus tôt, pour durer trois mois, n’était même pas terminée, je vous laisse vous remémorer ce qu’il s’est passé de totalement imprévisible dans l’intervalle.

Le reste, la futurologie, ce sont des spéculations qui, de surcroît, sont souvent le fait de gens ayant des arrière-pensées peu avouables, qui essaient de vendre leurs salades sur des prévisions apocalyptiques, comme font les Témoins de Jéhovah. Ou comme ils faisaient, il y a longtemps que je ne subis plus leurs assiduités.

« Vous pourriez par contre comparer les taux actuels de mortalités infantiles et de malformations entre les Masaïs et les habitants de Bhopal, Tchernobyl, ou Seveso. »

On pourrait sans doute, mais on n'a toujours pas de chiffres...

"...je ne souhaite pas non plus être victime d'une catastrophe colatérale de notre capitalisme ou communisme débridé."

Et le jour où vous aurez le sentiment que vous avez échappé à toutes les catastrophes collatérales qui étaient humainement prévisibles, c'est la chambre magmatique qui est sous la caldeira du parc de Yellowstone qui explosera et ce sera bien pire que tout ce à quoi vous croyiez avoir échappé...

Ce n’est pas une spéculation, puisque les spécialistes ont déterminé qu’elle explose tous les 600’000 ans et que la dernière explosion remonte à 630'000 ans, je vous laisse calculer le temps qui reste…

En attendant, une autre grippe porcine ou la même, ou aviaire, ou hémorragique ..., peut détruire la moitié de la population de la planète, voire plus, en deux ans, voire moins. Quand on a vu s’effondrer le Mur de la Honte, le communisme et les tours du World Trade Center de New York, on sait qu’on peut tout prévoir à l’exception de l’avenir.

Alors gardons-nous des mesures trop spectaculaires, trop ambitieuses, trop onéreuses, trop contraignantes, trop pénalisantes… Et ne nous prenons pas la tête avec des problèmes qui sont hors de notre portée. Dans l’espace et dans le temps.

Écrit par : Scipion | 06/05/2009

Scipion, je ne vous parle de la chambre magmatique qui se trouve en Sibérie (et qui est plus grande que celle de yellowstone) qui elle n'as pas explosé depuis plus longtemps que Yellowstone et il semblerait que se soit la cause d'une des "premières" disparition d'être vivant (bien plus grande que celle des dinos) :-)

Écrit par : DdDnews | 06/05/2009

"Scipion, je ne vous parle de la chambre magmatique qui se trouve en Sibérie (et qui est plus grande que celle de yellowstone) qui elle n'as pas explosé depuis plus longtemps que Yellowstone et il semblerait que se soit la cause d'une des "premières" disparition d'être vivant (bien plus grande que celle des dinos)"

Chambre magmatique dont j'ignorais l'existence, ce qui démontre une, une fois de plus, que le capitalisme américain savait infiniment mieux se vendre que le communisme soviétique :o)

Écrit par : Scipion | 06/05/2009

@ PtitSuisse,

Les coopérative ne sont viable que dans les sociétés capitalistes et libérales.On leur laisse le choix de leurs statuts juridiques.Et ils restent indépendant de l'état qui leurs fout la paix.

"Mais pourquoi diable un opposant au capitalisme devrait-il être forcément un partisan du communisme ou d'une république islamique?"

Ce qui est certain,c'est que les anti-capitalistes sont non seulement sous développés en matière de connaissance économique,mais en plus ils sont totalement incapable de nous proposer des altérnatives crédibles.Il n'y a que dans les slogans ou il sont doués.

"Votre argumentation liant le progrès technique au capitalisme est légère, légère, légère..."

Il faut des moyens financiers pour innover.Le capitalisme reste le seul systhème économique qui crée des richesses.

Si les université américaines sont les meilleurs du monde et que le pays sort chaques années 30% des tout les brevets déposés dans le monde et que se sont toujours les américains qui raflent la plupart des prix nobel scientifiques,c'est parce que les entreprises privées s'impliquent énormement dans les partenarias avec les universités.

D.J

Écrit par : D.J | 06/05/2009

D.J.

Si tous les pays du monde luttaient contre l'évasion de cerveaux comme les USA promettent de lutter demain contre l'évasion fiscale, il n'y aurait plus beaucoup d'auteurs de brevets domiciliés aux USA dans les prochaines années.

Écrit par : Praline | 06/05/2009

Effectivement, ce n'est point le capitalisme qui est responsable de quoi que ce soit mais l'usage de ceux qui l'utilisent avec la seule conscience d'augmenter les dividendes. Quand les industries prennent possession de la science et dépossèdent des ethnies entières de leurs moyens ou encore étouffent leurs potentiels, nous n'avons pas pris encore conscience qu'elles font la même chose avec nous autres Européens: par exemple, nous avons absolument les moyens de nous défendre d'une grippe sans utiliser le Tamiflu qui n'est pas exempt d'effets secondaires ou sans nous en préserver par des vaccins qui ne sont pas inoffensifs et dont on est toujours surpris des effets à long terme. Chaque être humain devrait tirer profit des aberrations du capitalisme et se stimuler à découvrir le capital énorme qu'îl recèle en lui, tant dans ses possibiblités physiques que psychiques.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06/05/2009

@ Praline,

Ce n'est non plus pas les blocages de cours dans les universités française par quelques apparachiks syndicales et cette méprise bien Française et socialiste de ne pas mélanger le privé avec les universités qui va faire revenir les cerveaux français.

@ Marie-France de Meuron,

C'est toujours facile de tenir ce genre de discours quant on a tout sur place.On peu toujours choisir de ne pas se faire vacciner ou prendre du Tamiflu,vu que l'on sait qu'en cas de complication du à la maladie mal soignée,il y atoujours cette medecines scientifique reniée qui va nous secourir.C'est comme ceux qui dénoncent la société de consommation le ventre plein.

D.J

Écrit par : D.J | 06/05/2009

En réponse à : "Votre argumentation liant le progrès technique au capitalisme est légère, légère, légère..."

Vous dites : "Il faut des moyens financiers pour innover.Le capitalisme reste le seul systhème économique qui crée des richesses."

Donc, le progrès technique a commencé, au 17e siècle avec le capitalisme.... ah ah ah ah ah !!! (oubliés, les grecs, les égyptiens, les romains, les chinois, etc.)

Comme l'étymologie du mot "système", en somme ! :-(

Bref...

Écrit par : Sylvan | 06/05/2009

D.J. Il faut cesser de croire que la médecine scientifique est la meilleure de toutes et pour toutes choses. J'ai un bagage énorme en médecines alternatives et j'y fais recours même pour des maladies importantes. Certes, la médecine scientifique a une place importante mais il est temps qu'elle reconnaisse ses limites au lieu de s'approprier toutes les parts du gâteau. Il faut qu'elle cesse de faire croire qu'elle est la seule à proposer des moyens de guérir une grippe porcine, d'autant plus que ses moyens ont des effets secondaires.
Il est temps aussi qu'elle restitue aux patients la part d'autonomie qu'ils sont capables de gérer.
Ces facteurs sont aussi très importants pour réduire les coûts des traitements.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06/05/2009

D.J.

"Ce n'est non plus pas les blocages de cours dans les universités française par quelques apparachiks syndicales et cette méprise bien Française et socialiste de ne pas mélanger le privé avec les universités qui va faire revenir les cerveaux français."

Je parlais de tous les pays du monde. Pas d'un pays du tiers-monde dirigée par un nain nombriliste :)

Écrit par : Praline | 06/05/2009

"Donc, le progrès technique a commencé, au 17e siècle avec le capitalisme.... ah ah ah ah ah !!! (oubliés, les grecs, les égyptiens, les romains, les chinois, etc.)"

Je vous rappel que le capitalisme c'est le commerce et que ce dernier étaient la base de la prospérité des civilisation de l'antiquité.La notion de commerce si l'on va plus loin,est antérieur à la notion d'état.

@ Marie-France de Meuron,

Si elle ne répond pas à toutes les thérapies et quelle n'a pas le monopole de la guérison,elle reste dans l'ensemble la meilleure de toutes.Ce que je voulait dire plus haut,que c'est toujours facile de se passer de la médecine scientifique voir de la dénigrer,vu quelle reste à disposition en cas de complications graves que les medecines paralèlle ne peuvent plus rien.

D.J

Écrit par : D.J | 06/05/2009

@ Praline,

De toute façon,je ne voit pas le rapport entre ceci et les paradis fiscaux.Il est de l'intêret de personne d'empêcher la circulation des cerveaux dans le monde ainsi que celle des travailleurs et des personnes en général.

Autrement celà vire à la dictature et à la fin de la prospérité.

D.J

Écrit par : D.J | 06/05/2009

D.J. La meilleure médecine est toujours celle qui offrira le geste adéquat au moment opportun. C'est vrai que la médecine scientifique est souvent utilisée en dernier recours. Il faut toutefois reconnaître qu'elle a bien plus de moyens que les médecines alternatives, rien que par le fait qu'elle jouit de structures hospitalières, de personnel technique et infirmier...et de finances importantes.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06/05/2009

D.J : voilà, c'est bien ce que je m'apprêtais à lire de votre part...

Moi : "Donc, le progrès technique a commencé, au 17e siècle avec le capitalisme.... ah ah ah ah ah !!! (oubliés, les grecs, les égyptiens, les romains, les chinois, etc.)"

Vous : Je vous rappel que le capitalisme c'est le commerce et que ce dernier étaient la base de la prospérité des civilisation de l'antiquité.La notion de commerce si l'on va plus loin,est antérieur à la notion d'état.

Conclusion :
Vous êtes le roi du synonyme, à ce que je vois. Le capitalisme, c'est le commerce... Alors, pourquoi avoir besoin de deux mots pour désigner la même réalité ???
Et j'imagine qu'on peut ajouter libéralisme, néolibéralisme, économie de marché, et encore plein d'autres en synonymes....

Sérieusement, si vous ne faites aucune distinction entre les concepts de commerce, de libéralisme, de capitalisme et d'économie de marché, je ne peux que vous conseiller de commencer par retourner lire un peu (des dictionnaires, une encyclopédie, un ouvrage de vulgarisation sur l'histoire économique, etc. Mais surtout, arrêtez de raconter des salades.

Le capitalisme, c'est un système dans lequel le marché l'emporte comme régulateur des relations humaines et dans lequel il y a accumulation à partir des profits réalisés. Cette réalité apparaît au 17e siècle, encore timidement, et ne prend réellement sa pleine mesure qu'à partir du 19e siècle !!! Bien sûr que le commerce existe depuis la révolution néolithique, là n'est pas la question.

Mais tant que vous confondrez tout, que vous jetterez toutes les notions dans un grand seau, vous n'aurez aucune chance de comprendre quoi que ce soit. Et vous en resterez au simplisme le plus plat !

Écrit par : Sylvan | 06/05/2009

D.J.
Voyons, ce sont bien les cerveaux qui créent les plus grandes entreprises.
Ce sont les grandes entreprises qui accumulent les capitaux en faisant du bénéfice.

Par conséquent, si un pays attire tous les cerveaux et les entreprises qui amènent des capitaux tout en empêchant les capitaux de s'évader, il lui sera facile de devenir le maître du monde.

Vive le capitalisme !

Écrit par : Praline | 07/05/2009

"Le capitalisme, c'est un système dans lequel le marché l'emporte comme régulateur des relations humaines et dans lequel il y a accumulation à partir des profits réalisés. Cette réalité apparaît au 17e siècle, encore timidement, et ne prend réellement sa pleine mesure qu'à partir du 19e siècle !!!"

Il est où mon erreur? sur la forme je ne voit pas ce qui différencie le fait de faire des profits et d'accumuler des richesses par la vente d'un produit contre paiement,qu'il soit réalisé dans l'antiquité ou au 21ème sciècle.Le reste ne sont que des termes techniques,philosophique ou juridique et que le monde évolue et s'adapte.Mais la base même de faire du commerce,n'a pas changé.

"Sérieusement, si vous ne faites aucune distinction entre les concepts de commerce, de libéralisme, de capitalisme et d'économie de marché, je ne peux que vous conseiller de commencer par retourner lire un peu (des dictionnaires, une encyclopédie, un ouvrage de vulgarisation sur l'histoire économique, etc. Mais surtout, arrêtez de raconter des salades."

Je connais bien Hayek pour avoir lu ses oeuvres d'économie,ainsi que ceux de mon maître à pensé Guy Sorman.

Ce qui fait que je n'est pas de leçon d'économie à recevoir surtout de la part d'une personne qui doute que le capitalisme est le meilleur moteur pour l'innovation technologique etr scientifique.

D.J

Écrit par : D.J | 07/05/2009

Oui, en effet, comme vous le dites : "Votre maître a pensé".

D.J.
1) Où ai-je douté que le capitalisme soit le "meilleure moteur pour l'innovation technologique et scientifique" ? Avez-vous vraiment bien lu ? Je n'ai jamais dit cela : je me suis contenté de contester des simplismes suffisants. Relisez attentivement !
2) Il est comment votre petit monde ? N'y a-t-il que des ultracapitalistes contre des ultracommunistes, ou est-ce que vous envisagez un peu de nuance dans votre univers en noir et blanc ?

Ceci dit, si vous renoncez à envisager qu'il y ait une différence entre les concepts de "commerce" et de "capitalisme", il n'y a vraiment rien à faire... (et j'ai peine à croire que vous ayez lu Hayek, parce que lui ne dit pas cela !) Tant pis !

Écrit par : Sylvan | 07/05/2009

"Ceci dit, si vous renoncez à envisager qu'il y ait une différence entre les concepts de "commerce" et de "capitalisme", il n'y a vraiment rien à faire..."

Je vous répond par une autre question." Vous renoncez donc à envisager que le capitalisme n'est pas le commerce?

Ce que j'essaye de vous faire comprendre,c'est qu'une SA du 21ème sciècle qui vend des téléviseurs contre payement du client et comparable au pêcheur de l'antiquité qui vend son poisson également contre paiement de son client.Le but est le même dans les deux cas.C'est de faire bénéficier son entreprise.C'est à celà quand je dit que les bases du commerce n'a pas changé depuis que le monde et monde.

") Où ai-je douté que le capitalisme soit le "meilleure moteur pour l'innovation technologique et scientifique" ? Avez-vous vraiment bien lu ? Je n'ai jamais dit cela : je me suis contenté de contester des simplismes suffisants. Relisez attentivement !"

Je relis,
"Votre argumentation liant le progrès technique au capitalisme est légère, légère, légère..."

Celà ressemble bien à un doute.Ce que dit Haury est bien résumé.Vu que c'est vrai.Il n'y a rien de léger.

D.J

Écrit par : D.J | 07/05/2009

@ Sylvan,

Je rectifie ma réponse qui était"Vous renoncez donc à envisager que le capitalisme est le commerce"?

D.J

Écrit par : D.J | 07/05/2009

@DJ : "Vous renoncez donc à envisager que le capitalisme est le commerce"?

Oui, j'y reviens : le capitalisme, ce n'est pas Q U E le commerce. Dans votre exemple de télévision et de poissons, vous vous limitez à parler de commerce, justement. Le capitalisme, c'est bien plus qu'un simple commerce... Mais franchement, je n'ai pas le courage de me lancer dans une explication avec vous... (mais je vous donne volontiers quelques conseils de lecture si cela vous intéresse !).

Et ensuite, quand je fais remarquer que l'argumentation est légère, je ne doute pas du capitalisme, mais bien de la qualité de l'argumentation. C'est si compliqué à comprendre ?

Je vous conseille vivement une petite recherche sur les termes "capitalisme", "économie de marché", "commerce", "libéralisme". Vous en avez rudement besoin. Et lorsque vous constaterez que ces mots ont des sens différents, vous serez à même de comprendre certaines nuances et la discussion pourra (peut-être) devenir intéressante....

Écrit par : Sylvan | 07/05/2009

"Oui, j'y reviens : le capitalisme, ce n'est pas Q U E le commerce. Dans votre exemple de télévision et de poissons, vous vous limitez à parler de commerce, justement. Le capitalisme, c'est bien plus qu'un simple commerce..."

Mais le commerce est la base du capitalisme.Sans cette première et le droit à la propriété privée,il n'y a pas de capitalisme.

"Je vous conseille vivement une petite recherche sur les termes "capitalisme", "économie de marché", "commerce", "libéralisme". Vous en avez rudement besoin. Et lorsque vous constaterez que ces mots ont des sens différents, vous serez à même de comprendre certaines nuances et la discussion pourra (peut-être) devenir intéressante....

Mes propos concerne comme je les dit depuis le début le commerce comme base du capitalisme et de la prospérité depuis l'existence du monde marchant et non sur les nouvelles théories économique du monde moderne depuis la révolution industriel qui à vu s'affronter deux systhèmes de pensées pendant près de 100 ans.

Je sais très bien faires une différence entre les différents termes qui ne sont pas toujours intrinséquement liés.Comme par exemple que la démocratie et l'économie de marché n'est pas une condition unique,pour l'émergence du capitalisme.La Chine,l'Allemagne nazi et le Chili de Pinochet en sont des exemple.Celà s'appelle du capitalisme d'état.C'est plus efficace que l'économie socialiste,mais beaucoup plus limité que les économies libérales.

Je sait aussi très bien faire la différence entre l'économie de marché,qui est le liberalisme du commerce marchand et le liberalisme dans son ensemble et qui concerne toute les activités annexe du marché,comme par exemple la libéralisation de la consommation de drogue ( Cher aux adeptes de Milton Freidmann)la culture,la critique sociales et politique etc...

Écrit par : D.J | 08/05/2009

Merci, Messieurs, pour toutes ces données fort nuancées.
Si nous revenons dans la pratique et le sujet de ce blog, pensez-vous que l'art de cumuler du capital est la seule façon de procurer des remèdes contre la grippe?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08/05/2009

"pensez-vous que l'art de cumuler du capital est la seule façon de procurer des remèdes contre la grippe?"
Evidemment non à l'échelle du petit groupe, de la tribu, du clan. Maintenant, le problème est que l'humanité a d'ores et déjà dépassé le point d'inflexion de sa courbe de croissance, et pas qu'un peu.
Autant vous avez raison à petite échelle, Madame, à échelle humaine comme on disait autrefois dans les chaumières, autant la situation actuelle au niveau macroscopique nécessite des réponses industrielles à tous les niveaux, en premier lieu pour la nourriture.
Cela ne fait plaisir à personne, mais c'est incoutournable. Si vous avez les moyens et les loisirs d'y échapper en cultivant votre jardin et en courant les bois pour récolter vos herbes médicinales, nous en sommes bien contents pour vous. Mais il est difficile de voir là une solution générale...

Écrit par : Géo | 08/05/2009

DJ : ah, enfin...

Evidemment que le commerce est à la base du capitalisme, personne n'a jamais dit le contraire... Mais il s'en distingue, notamment parce que le commerce a existé avant.

Mais si vous attendez votre 10e message publié pour admettre quelques nuances, vous devez reconnaître qu'il n'est pas facile de discuter avec vous. Il faut d'abord réussir à enlever une croûte épaisse d'idées reçues, de simplismes et de préjugés pour réussir à arriver dans le vif du sujet. Décourageant.

Écrit par : Sylvan | 08/05/2009

Virus bonus

''Atchoum!'' Les Nains voient débarquer dans leur jardin
le grand méchant Cochon. Coqs, sirènes et cloches,
quadrillent l'espace, ''tintouin!'' Ça fait du foin.
- Debout, les empaillés! Sus aux têtes de pioche!
L'armée de Mercader à manches dialectiques
et tire-boulot s'incrustent jusqu'aux tréfonds
des crânes pour y construire des murs de briques
où nichent des nanars qui taillent des guidons
in-dé-pen-dants, l'un fuse à gauche, l'autre à droite,
en parallèle et, ''boum!'' Plus haut que torero,
franco, niquent la vérole. Le pape, en boîte,
-''bravo!'' Je suis fidèle et porte sombrero.
Las! La vie est brève et bien sûr les journaux longs
machinent, tonnent, qu'est-ce qu'ils peuvent se mettre!
Les morts si patients sont tels qu'ils paraissent être
de merveilleux cintres où prendre du galon.
Mais c'est le juif d'Auschwitz qui se porte le mieux,
on en fait du drap-peau pharmaco-étatique.
Les eaux souillées, dans les cruches démocratiques,
deviennent plus pures que leur dieu dans les cieux.
''Atchoum!'' Mais les nains, ''gloria in excelcis'',
-le bol!- ont stoppé net, à temps, in extrémis,
le grand méchant Cochon à queue acrobatique.
Sans eux, clés en main, le monde serait catastrophique.
Mon éditeur est jouace, il sent que ça progresse.
Simplet plaît. X pense qu'on est content d'être ici.
Si la liberté n'a pas de prix, la vie, si!
On se l'approprie relativement. Demain, qu'est-ce?

Machin et Nains unis aux nases et hue! Hue!

Écrit par : Valentini | 08/05/2009

"Mais si vous attendez votre 10e message publié pour admettre quelques nuances, vous devez reconnaître qu'il n'est pas facile de discuter avec vous. Il faut d'abord réussir à enlever une croûte épaisse d'idées reçues, de simplismes et de préjugés pour réussir à arriver dans le vif du sujet. Décourageant."

Toujours est-il que jusqu'a présent,vous n'avez rien développé pour contredire mes thèses.Vos arguments ne se sont limité qu'a des insinuations de ma prétendu ignorance en économie.
Donnez-moi les raisons que mes arguments sont une croûte épaisse d'idées reçues, de simplismes et de préjugés.

Dans le cas contraire laissez tomber le débats.J'en est marre de dialoguer avec des incultes qui n'arrive même pas à penser par soit-même et qui frise l'insolance.

D.J

Écrit par : D.J | 08/05/2009

D.J.
Pour quelqu'un qui lit beaucoup, je trouve que vous faites pas mal de fautes d'orthographe.
Cela pourrait aussi vouloir dire que vous ne saissisez pas tout ce que vous lisez.
Hyphothèse qui est renforcée par vos propos simplistes.

Si vous compreniez ce que veut dire "commerce équitable", vous sauriez que capitalisme n'est pas synonyme de commerce.

Écrit par : Praline | 09/05/2009

J'apprécie, Géo, la qualité et la clarté de votre message.
Je désire revenir sur la « nécessité des réponses industrielles à tous les niveaux, y compris la nourriture ». à quoi vous opposez une attitude individualiste.
Le problème des solutions industrielles est qu'elle ne sont pas conduites par des consensus mais par une oligarchie qui ne se préoccupe guère de solutions équilibrées et harmonieuses.
Que ce soit la porcherie industrielle du Mexique par une entreprise américaine qui ne respectait déjà pas les lois aux USA où elle y avait reçu plusieurs millions d'amende.
Que ce soit en Afrique où l'on extrait l'uranium,
Que ce soit dans le monde entier où l'on cherche à breveter le vivant pour s'octroyer la grosse part du marché,
Que ce soit dans le monde entier encore où l'industrie pharmaceutique étouffe les autres thérapies,
partout nous constatons que le système capitaliste ne tient pas compte des besoins, des capacités et des ressources de chaque endroit, de chaque ethnie, de chaque climat.
De même que dans le corps il y a plusieurs organes qui interragissent ensemble, de même notre terre pourrait être organisée selon les interrelations entre les communautés, interrelations qui existent déjà mais de façon très fragmentaire et désordonnée trop souvent. De même que l'organisme humain doit s'adapter à différentes conditions climatiques, de même ne pouvons-nous pas imposer à toute la terre les mêmes aliments et la même médecine.
L'équilibre ne peut venir qu'en respectant les valeurs et les richesses de chacun et en les regroupant, non en les monopolisant et en imposant ce qui nourrit les appétits d'une minorité hélas majoritaire jusqu'à ces temps.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 09/05/2009

MFdM@ L'éternelle contradiction entre subjectivité et objectivité. Vous et moi regardons dans la lunette dans un sens différent. Je vous rappelle que les jumelles sont faites pour regarder au loin et non pour s'amuser à voir tout petit. Le capitalisme privé ou d'état (soviétique) ont par leur capacité de production amené l'humanité à un stade où elle ne peut plus se passer de production de masse, avec tous les problèmes que cela crée et que vous avez mentionnés.
Il suffit de voir la courbe de croissance de la population - avec une échelle convenable* - pour voir que cela ne peut pas continuer longtemps ainsi. Il va donc se passer des choses qui vont causer pas mal de millions de morts.
Les survivants songeront peut-être à appliquer vos méthodes ou peut-être n'auront-ils simplement pas le choix...

*dessinez la vous-même : quelques dizaines de milliers d'hommes il y a 100'000 ans, quelques centaines de milliers il y a dix mille ans, quelques millions il y a mille ans, 1 milliard en 1900, 3 milliards en 1950, 6.5 milliards aujourd'hui...

Écrit par : Géo | 09/05/2009

"Dans le cas contraire laissez tomber le débats.J'en est marre de dialoguer avec des incultes qui n'arrive même pas à penser par soit-même et qui frise l'insolance."

DJ, avant de traiter les autres d'incultes, révisez votre vocabulaire (cf. les synonymes abusifs) et votre orthographe calamiteuse.
Je commence à croire de plus en plus J.A. Haury quand il parle de baisse de niveau...

Je n'ai justement PAS pu développer quoi que soit d'intéressant, parce qu'il fallait d'abord vous faire admettre que commerce et capitalisme n'étaient pas synonymes et que vous n'aviez peut-être pas compris le sens du mot capitalisme. Et après ce dur labeur, je suis un peu découragé, parce que je me dis que chaque élément de la réflexion va demander autant d'énergie et de temps.
(je vous invite à relire le dialogue dans son entier - ce serait bien le comble si vous ne compreniez pas les raisons de ce découragement...).

Comme il a été dit plus haut, le commerce peut prendre d'autres formes que la forme "capitaliste". J'admets de mon côté (je ne l'ai jamais nié !) que le capitalisme est un puissant accélérateur du progrès technologique (ce qu'il a prouvé au cours des deux derniers siècles). Mais il est possible de dépasser ce genre de lieu commun...

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

@Marie-France de Meuron :

J'apprécie beaucoup votre dernier message, dans le sens où il amène justement des distinctions essentielles.
Une société n'est pas forcément condamnée à se soumettre au capitalisme (et à ses solutions invariablement industrielles et peu harmonieuses). Il serait possible de mettre en place une hiérarchie inversée, où le capitalisme devrait se soumettre aux lois de la société et rester dans un certain cadre.
En tant que système économique, le capitalisme développe une tendance à occuper le terrain. Tout ce qui fait société est potentiellement source de profits et d'accumulation : à quand la vente généralisée des organes des enfants des pays pauvres pour faire vivre plus longtemps une élite richissime ?

Au fond, nous vivons aujourd'hui dans une économie mixte, qui fait justement place à des équilibres négociés et renégociés entre le système économique capitaliste et le reste de la société, le tout régulé par l'Etat. Mais les tentatives de soumettre l'ensemble du système à une gouvernance capitaliste sont très fortes.

Il conviendrait de donner au système capitaliste question un cadre dans lequel il puisse s'épanouir, se développer, être performant, mais sans empiéter sur des domaines que la société souhaiterait protéger de la course aux profits. Afin que tous les choix ne soient pas faits qu'en fonction des profits possibles.
Du coup, les enfants cités plus haut auraient plus de chances de conserver leurs organes...

La crise écologique qui monte va certainement nous obliger à ce type de choix. La question n'est donc pas entre capitalisme et non-capitalisme, mais dans la place qu'on décide d'attribuer au système en question.

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

Encore un élément :
En privilégiant systématiquement la rentabilité, on développe justement les moyens médicaux pour les maladies "massives" (comme la grippe). Alors, il faut en parler aux gens qui souffrent de maladies moins répandues et moins médiatiques : eux ont compris qu'il y a besoin d'autres initiatives pour que leurs remèdes soient développés.

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

"Du coup, les enfants cités plus haut auraient plus de chances de conserver leurs organes..."
En vente libre à la Migros, comme chacun sait. Jamais rien lu d'aussi sidéralement stupide et borné.

Écrit par : Géo | 09/05/2009

"Du coup, les enfants cités plus haut auraient plus de chances de conserver leurs organes..."
En vente libre à la Migros, comme chacun sait. Jamais rien lu d'aussi sidéralement stupide et borné.

Parce que vous n'avez jamais entendu parler du commerce des organes ? Si on laisse un capitalisme sans limites, c'est ce qui arrive (et ce n'est pas une spéculation future, cela existe déjà !).
Vous pouvez parler de "stupide et borné", dans ce cas je vous réponds "ignorance !".

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

"Il suffit de voir la courbe de croissance de la population - avec une échelle convenable* - pour voir que cela ne peut pas continuer longtemps ainsi. Il va donc se passer des choses qui vont causer pas mal de millions de morts.
Les survivants songeront peut-être à appliquer vos méthodes ou peut-être n'auront-ils simplement pas le choix...

*dessinez la vous-même : quelques dizaines de milliers d'hommes il y a 100'000 ans, quelques centaines de milliers il y a dix mille ans, quelques millions il y a mille ans, 1 milliard en 1900, 3 milliards en 1950, 6.5 milliards aujourd'hui..."

Tiens, vous n'avez jamais entendu parler de la "transition démographique"...

Seriez-vous par hasard "stupide et borné" ?

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

Vous êtes juste jeune et arrogant et vous gobez tout ce qui se dit dans votre uni en perdition intellectuelle. S'il y a eu trafic d'organes cela n'a jamais été prouvé et de toute façon ce n'est pas dans les normes de la société capitaliste actuelle.
La transition démographique ? Quelle blague ! Même le sida et ses 20 millions de morts est invisible sur la courbe de croissance...
Vous êtes stupide et borné et je reste gentil.

Écrit par : Géo | 09/05/2009

Géo, vous dites n'importe quoi : je ne suis pas jeune du tout ! ah ah ah
Et vous dites de plus en plus n'importe quoi : évidemment qu'on ne voit pas les 20 millions sur la courbe de croissance, mais cela n'empêche pas le phénomène de transition. Il faut reconnaître que vous êtes un "argumenteur" hors pair. A part insulter, vous ne semblez pas avoir grand chose à disposition.

Dites, Géo, si vous nous éclairiez sur votre pseudo... cela donnerait à tous une petite idée de votre point de départ idéologique.

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

@ Praline et Sylvan

"Pour quelqu'un qui lit beaucoup, je trouve que vous faites pas mal de fautes d'orthographe.
Cela pourrait aussi vouloir dire que vous ne saissisez pas tout ce que vous lisez.
Hyphothèse qui est renforcée par vos propos simplistes."

Il est toujours plus facile pour certains,de juger mon orthographe que de répondre à mes commentaires de façon argumenté.

La connaissance ne se limite pas à l'orthographe.On peu-être irréprochable en grammaire et être totalement incapable de raisonné sur des sujets d'actualités.Et ce n'est pas ce qui manque sur ces blogs de 24 heures.

La preuve,Sylvan ne ma toujours pas dit pourquoi mes idées reçues, mon simplismes et mes préjugés seraient fausses.

D.J

Écrit par : D.J | 09/05/2009

"Géo, vous dites n'importe quoi : je ne suis pas jeune du tout ! ah ah ah"

Vous ne devriez pas trop vous marrer. Tel que je connais Geo, il va riposter qu'ayant le choix entre l'inexpérience et le gâtisme, il avait une chance sur deux de tomber juste...

Écrit par : Scipion | 09/05/2009

"La preuve,Sylvan ne ma toujours pas dit pourquoi mes idées reçues, mon simplismes et mes préjugés seraient fausses."

Décidément, vous êtes bouché ! ...Ce qui est faux, c'est de considérer le commerce et le capitalisme comme synonymes.

Je vous cite : "Je vous rappel que le capitalisme c'est le commerce", puis plus loin "Vous renoncez donc à envisager que le capitalisme est le commerce"?"

Le pire, c'est qu'on fond nous sommes d'accord sur le fait que le capitalisme est un puissant accélérateur de progrès technologique. Mais désolé, je n'arrive pas à me couler dans une vision comme la vôtre qui implique de faire de toutes les notions des synonymes parfaits...

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

"Tel que je connais Geo, il va riposter qu'ayant le choix entre l'inexpérience et le gâtisme, il avait une chance sur deux de tomber juste..."

Eh bien, il se plantera à nouveau, parce qu'en la jeunesse de l'étudiant et le gâtisme du 4e ou 5e âge, il reste de la place pour pas mal d'années de vie...

Ne lui suggérez donc pas de tomber encore plus bas en matière d'argumentation étayée (vous qui vous donnez généralement la peine d'argumenter...) !

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

Dites les gars... ça vole pas bien haut !

C'est vrai que depuis le développement du web et des blogs, on voit de plus en plus se répandre des ignares qui confondent tout et étalent leur manque de maîtrise de la langue française (et de bien d'autres choses) un peu partout.

On n'a pas gagné.

Écrit par : Moor | 09/05/2009

"Décidément, vous êtes bouché ! ...Ce qui est faux, c'est de considérer le commerce et le capitalisme comme synonymes."

C'est vous qui êtes bouché.Daprès vous,que font les entreprises capitalistes pour tourner et rentabiliser leurs investissements? Du bénévolat?

Le commerce et le capitalismes sont intrinsequement liés,donc il ne peuvent-être que synonymes.Si pour vous le capitalisme ne peut pas être le commerce,c'est que vous êtes d'une mauvaise foi crasse ou totalement déconnecté des réalités.

Ce serait comme de dire que la medecine n'est pas synonyme de guerison des maladies,parce que il existe des branches médicaux qui ne guerrisent pas des maladies,comme celle qui s'occupe de la naissance des bébés.

D.J

Écrit par : D.J | 09/05/2009

Merci Moor d'être venu relever le nivau des commentaires.

D.J

Écrit par : D.J | 09/05/2009

"Le commerce et le capitalismes sont intrinsequement liés,donc il ne peuvent-être que synonymes."

Mais dites moi que ce n'est pas vrai !!!! Etes-vous allé à l'école ?

Le capitalisme implique le commerce, mais le commerce n'implique pas forcément le capitalisme. Ils ne sont donc pas synonymes.
La médecine implique la recherche de moyens de guérisons, mais la recherche de moyens de guérison n'implique pas forcément la médecine.
Un être humain implique un squelette, mais un squelette n'implique pas forcément un être humain.
Le chocolat implique du cacao, mais du cacao n'implique pas forcément le chocolat.

Pfffff (gros soupir)... Vous voyez, c'est à cause de ce genre de choses qu'on ne peut pas avancer dans la discussion.

Écrit par : Moor | 09/05/2009

@Moor : Merci pour cette démonstration ! ;-)

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

"Le capitalisme implique le commerce, mais le commerce n'implique pas forcément le capitalisme. Ils ne sont donc pas synonymes."

Peut-être faut-il que je tourne differament la chose.Si le commerce n'est pas forcement le capitalisme (faut-il encore savoir se qu'implique le terme capitalisme a vos yeux)Il n'y a aucune possibilité de capitalisme sans le commerce.Il me semble que de ne pas vouloir admettre une association( ou synonyme)de deux choses imbriquement soudé,dénote de votre part une fois de plus de la mauvaise foi.

Définition de synonyme dans le Larousse:"se dit de deux ou plusieurs mots de même fonction grammaticale,qui ont un sens analogue ou TRES VOISINS.Et j'insiste bien sur ce dernier mot de voisin.L'action de faire du commerce peut importe le moyens,le statut juridiques ou la façon et autres définitions,celà reste très toujours très voisins.Donc il n'y a pas une obligation que tout soit égale dans les deux sens pour consirdérer deux chose synonyme.

Si vous persistez à dire que j'ai tord,je vous laisse régler se problème de "synonyme" avec le petit Larousse.

"Pfffff (gros soupir)... Vous voyez, c'est à cause de ce genre de choses qu'on ne peut pas avancer dans la discussion."

Ce genre de conclusion est un peu facile quand on est pas d'accord sur un sujet.Je pourrais très bien vous retourner le compliment.


D.J

Écrit par : D.J | 09/05/2009

Une association, ce n'est pas un synonyme. Excusez la nuance.

Si deux choses sont "imbriquement soudées", comme vous le dites, elles sont donc différentes, puisqu'il s'agit bien de deux choses...

D'accord avec le Petit Larousse sur les synonymes, il s'agit de mots de sens très voisins. Ce n'est pas le cas des mots "Commerce" et "Capitalisme". Je vous invite d'ailleurs à constater que les dictionnaires ne proposent pas l'un comme synonyme de l'autre !

Quant à la définition de "Capitalisme" (sensiblement plus complexe que celle de Commerce), je vous invite à consulter l'encyclopédie Universalis (qui propose un article très complet).

Et profitez-en pour écrire aux divers partis anticapitalistes qu'ils devraient s'intituler "anticommerce". Au moins, cela leur offrira un moment de franche rigolade...

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

"Au moins, cela leur offrira un moment de franche rigolade..."
Ah ouais ? Vous ne devriez pas dire cela à ceux qui s'attaquent à l'OMC ???
Cela dit il y a deux discussions qui se croisent. Sur votre prétendue transition démographique je voudrais dire qu'il faudrait disposer de données.
Vous seriez capable vous de nous indiquer la population de Lagos ? du Nigeria ? de l'Afrique ?
Non hein ?
Cela ne vous dérange pas un petit peu dans vos raisonnements d'intellectuel coupé du monde réel ?

Écrit par : Géo | 09/05/2009

Géo : pour la remarque sur "ceux qui s'attaquent à l'OMC" : je vous réponds OUI résolument et vous donne raison sur ce point.

En ce qui concerne la "transition démographique", je ne l'ai en rien inventée. Je vous invite à vous documenter. J'ai la vague impression que vous êtes bien coupé du monde réel, plus que moi : le simple fait que vous vous permettiez de m'imaginer comme-ci ou comme-ça suffit à montrer comment vous vous faites des films...

Au fait, il signifie quoi votre pseudo ? :-)

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

il s'agit de mots de sens très voisins. Ce n'est pas le cas des mots "Commerce" et "Capitalisme".

Parce que pour vous "faire de commerce"et "faire du commerce"sont deux choses totalement différentes?Je vous l'est déjà dit.l'action de faire du commerce dans l'antiquté et très voisins du commerce capitaliste d'aujourd'hui.Il y a toujours un acheteur et un vendeur qui cherche le profit.

Géo a raison,les partis anti-capitaliste combattent entre-autre les "COMMERCE MONDIAL"a moins que pour vous le terme capitalisme n'a rien à voir avec le terme de mondialisation du commerce libéral.

D.J

Écrit par : D.J | 09/05/2009

"Je vous l'est déjà dit.l'action de faire du commerce dans l'antiquté et très voisins du commerce capitaliste d'aujourd'hui.Il y a toujours un acheteur et un vendeur qui cherche le profit."

Mais évidemment (!!!!), et c'est aussi pour cela que les anticapitalistes s'attaquent aussi à l'OMC. Mais il n'en reste pas moins que le capitalisme n'implique pas QUE le commerce !!!!

Pour vous, le fameux "commerce équitable" (par exemple les Magasins du monde), c'est donc LE CAPITALISME ?

"a moins que pour vous le terme capitalisme n'a rien à voir avec le terme de mondialisation du commerce libéral."

A la lecture de cette phrase, il me reste trois possibilités :
1) Vous ne lisez PAS ce que je vous écris
2) Vous ne comprenez pas ce que je dis (je peux essayer en allemand ou anglais, si vous préférez)
3) Vous faites exprès, parce que cela vous amuse
4) Vous êtes complètement idiot

(A choix !)

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

Bon.... 4 possibilités...

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

Il paraît que dans les dialogues de sourds, c'est le moins idiot qui arrête en premier... ---> Donc, M. D.J., j'abandonne le combat, il n'y a vraiment rien à faire !

Écrit par : Sylvan | 09/05/2009

"Mais évidemment (!!!!), et c'est aussi pour cela que les anticapitalistes s'attaquent aussi à l'OMC. Mais il n'en reste pas moins que le capitalisme n'implique pas QUE le commerce !!!!

Mais c'est son activité principal.C'est quoi le reste?la propriété privée? Mais celà aussi ce vend et s'achette.Les moyens de production? mais elle servent au business justement.Peut-être est-ce l'emmergence du prolétaria du au capitalisme qui est démarqués du commerce en tant que telle.

"il s'agit de mots de sens très voisins. Ce n'est pas le cas des mots "Commerce" et "Capitalisme"."

C'est bien ce que vous avez dit.Le commerce et capitalisme ne sont pas de sens voisins?

Alors je ne voit pas en quoi je ferait exprès de ne pas comprendre.A la lecture de ma fameuse dernière phrase.

Je crois que c'est vous,qui à force de jouer avec les mots,vous finissez par vous contredire et de vous marcher sur le sac.

Quand au commerce équitable,c'est juste un contrat passé entre producteurs et acheteurs distributeurs pour garantir un revenu décent pour le dit producteur.

Je ne voit pas en quoi celà empêcherait d'être du capitalisme.

Si vraiment je me retrouve entre la possibilité de 1) à 4).Alors donnez moi les termes qui définisses le capitalisme et qui n'implique pas le commerce.

c'est facile de dire "c'est pas ci,c'est pas ça" et de ne rien développé.

D.J

Écrit par : D.J | 09/05/2009

Géo: Il y a le fait aussi de regarder un processus à partir du dedans ou de le considérer à partir de l'extérieur. On peur savoir des masses de choses sur la Chine par exemple et découvrir tout autre chose en y vivant.

DJ: si nous considérons les choses concrètement, faire du commerce est une forme de troc. Capitaliser est: amasser un capital. C'est ce capital amassé qui déséquilibre, entre autres, notre planète. Le capitalisme est aussi néfaste quand, au lieu de faire un échange, voire une rencontre avec quelqu'un, une personne cherche en priorité le gain.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 09/05/2009

D.J.,

Encore une fois vous avez tout faux:
"l'action de faire du commerce dans l'antiquté et très voisins du commerce capitaliste d'aujourd'hui.Il y a toujours un acheteur et un vendeur qui cherche le profit."

Imaginez une banque qui a prété USD 500'000.-- pour une maison qui en valait USD 400'000.-- à une personne qui ne peut plus payer les intérêts de son hypothèque. Si cette banque vend cette maison à USD 300'000.-- parce que son prix sur le marché a baissé, la banque qui vend ne cherche pas le profit. Elle cherche simplement à limiter ses pertes.

La banque cherchait le profit en prêtant et elle s'est plantée.
C'est alors qu'après des milliers d'erreurs de ce type (proches de l'escroquerie), l'Etat demande aux contribuables d'éponger le reste des pertes de la banque.

Vive le capitalisme !!!

Écrit par : Praline | 10/05/2009

En fait, un capitaliste, c'est une personne profondément individualiste quand elle fait des bénéfices, et tendrement communiste, lorsqu'il s'agit de partager les pertes avec les camarades contribuables.

Même certains médecins comme M. Haury, pro-capitaliste convaincu, se vantent d'être seuls responsables de leur succès et de mériter leurs coquets revenus.
Pourtant ils doivent leurs revenus à un système étatique qui impose la solidarité aux assurés selon un principe profondèmment communiste.

Imaginez un instant que les assurances maladies soient supprimées et que chaque malade doive supporter seul le coût de ses propres frais de santé. Des milliers de médecins verraient aussitôt leurs revenus baisser. Des hôpitaux et des cliniques devraient fermer et les médecins responsables se retrouveraient au chômage. L'industrie pharmaceutique serait à la peine et n'aurait pas les moyens financiers pour développer le Tamiflu.

Le capitalisme sans la complicité et le soutien financier de l'Etat, quotidiennement ou en cas de crise, autrement dit sans une part de communisme, c'est comme un bateau dont la coque est percée de toutes parts. Le capitalisme est incapable de se maintenir seul sa propre survie. Le capitalisme est un échec flagrant. Ses thèses sont contredites en permanence. La crise financière n'est qu'une démonstration de plus de l'abusrdité des théories du capitalisme.

Écrit par : Praline | 10/05/2009

@ Praline et M.F de Meuron,

Le capitalisme est un moteur de croissance et de richesse.La justice sociale est une affaire de politique.

La crise financière est dûe surtout à des décisions politiques de l'accès à tous(pauvres et riches) aux crédits,voté par les démocrates sous Clinton.Tous celà garantit par des sociétés para-publics comme Fanny Mae et Freddy Mac.Aux USA bien des banques furent attaqués en justice pour avoir refuses l'accès aux crédits à des personnes insolvables.

Il n'y a pas d'alternative au capitalisme.Je vous défie de me trouver un autre systhéme non capitaliste qui à sorti de la pauvreté le plus grans nombre de personnes.

"Capitaliser est: amasser un capital. C'est ce capital amassé qui déséquilibre, entre autres, notre planète."

Et c'est bien ce capital amassé,qui permet de payer des impôts pour la collectivité et qui permet aux investissements futur de génèrer de l'emplois.

A part celà,j'attend toujours Sylvan,de me donner des exemples non commercial du capitalisme.

D.J

Écrit par : D.J | 10/05/2009

L’ahurissante prose de M. Haury nous démontre la réalité du monde dans toute sa splendeur capitaliste telle qu’elle a été imposée par ses servants serviles soumis à la logique de leur pensée-unique du capitalisme libéral et son point de vue sur la grippe A est révélateur des dangers que peut nous mener l’adhésion aux thèses capitalistes. Des preuves démontrent que l'origine de la grippe A H1N1 remonterait à des méga-porcheries sales, dangereuses et inhumains, fruits de la logique de l’idéologie capitaliste basée sur le rendement, le profit et l’enrichissement. Jusqu’à présent, personne ne sait si la grippe A H1N1 pourrait être à l’origine d’une pandémie mondiale, mais sa provenance semble néanmoins de plus en plus évidente : sa source se trouverait fort probablement dans une méga-porcherie de Veracruz, au Mexique, propriété d’une compagnie multinationale américaine, apôtre d’un capitalisme triomphant !

Le capitale se nourrit de sa propre logique : d’un côté, on se fait du fric avec l’industrie de l’élevage des porcs et si des problèmes devaient se succéder, on se fait encore plus de fric avec les remèdes pour contrer ces problèmes !

Les banquiers sans scrupule se font de l’argent dans un monde sans frontières et les investisseurs à travers le monde contribuent à rendre ce monde sans pitié car il promet aux riches de devenir plus riches et aux pauvres de s’endetter toujours davantage. Le slogan publicitaire des banques : «Faites travailler votre argent !» veut dire que les salariés vont devoir travailler plus longtemps pour le même salaire de misère, que les pauvres deviendront donc encore plus pauvres, concurrence mondiale oblige !

Quelques soient les défauts du communisme, le capitalisme a permis la plus odieuse des dérives - la marchandisation de la vie et la guerre sainte comme en témoigne le slogan - «Quand le sang coule dans les rues, les actions chutent, c’est le moment d’acheter !» L’appât du gain incite à déclencher des guerres car la plupart des guerres sont menées pour des intérêts économiques !

Le capitalisme permet une exploitation éhontée de la misère du monde par les investisseurs qui ne sont pas là pour rendre le monde meilleur mais pour faire fructifier l’argent qui leur est confié. Le darwinisme économique et social est renforcé par la spéculation, les paradis fiscaux et les banquiers, forts de votre argent, fleurissent dans un monde sans frontières et sans scrupule.

Le capitalisme se nourrit de tout ce qui a de plus tordu chez l’homme – l’appât du gain, l’enrichissement individuel, le pouvoir sur les autres, la domination idéologique et intellectuelle, l’élitisme, être «meilleur» et «supérieur» aux autres, se distinguer en faisant passer les autres pour des abrutis ! Toute la prose ahurissante haurienne ne tend qu’à ce seul but – démontrer que ce sire Haury est le plus intelligent, le plus habile et le plus hâbleur des hommes et que nous, le simple peuple, nous ne sommes fait que pour suivre ses injonctions et consommer, consommer, consommer !

Et de venir justifier son système en fustigeant le communisme démontre la hauteur manichéenne du raisonnement haurien qui démontre à qui veut lire entre les lignes, la nullité absolue de ses déclamations affirmatives et, finalement, condescendantes pour tous ceux qui gravitent dans la poussière et les miettes de ce que nous laissent les attablés de la prospérité matérialiste, capitaliste et dominatrice !

Écrit par : GPT | 10/05/2009

D.J.

Il n'y a pas que Sylvan qui soit capable de vous donner des exemples de capitalisme sans commerce, tant les exemples sont nombreux:
- le vol,
- le racket,
- l'escroquerie,
- l'esclavage,
- l'exploitation à court terme des ressources naturelles,
- bref, toutes les formes de profit exagéré réalisé sur le dos d'autrui.

Le commerce n'est qu'un moyen utilisé par le capitalisme pour transformer ses profits, ou pour mieux les blanchir.

Écrit par : Praline | 10/05/2009

"Le capitale se nourrit de sa propre logique : d’un côté, on se fait du fric avec l’industrie de l’élevage des porcs et si des problèmes devaient se succéder, on se fait encore plus de fric avec les remèdes pour contrer ces problèmes !"

Ouais, ouais, mais l'arme est à double tranchant ! Si l'épidémie marche trop bien, ça crée une énorme détente sur le marché immobilier et tout le secteur s'en ressent, les prix s'écroulent et plus personne ne construit.

Or si "Quand le bâtiment va, tout va", "Quand le bâtiment va pas, tout va pas". Vous y avez pas pensé à tout ça...

"Et de venir justifier son système en fustigeant le communisme..."

Quand même, sa faillite a été singulièrement fracassante. Tuer cent millions de personnes pour finir par ne faire le bonheur que d''une infime nomenklatura, ça valait pas la peine qu'il se décarcasse Charles-Henri ! Non ?

Écrit par : Scipion | 10/05/2009

Le problème reste entier : quand même, la faillite du système capitaliste est tout aussi singulièrement fracassante. Cent millions de personnes meurent parce qu’elles ne peuvent régater parmi les meilleurs et le bonheur n’est que pour une infime nomenklatura fortunée, ça valait pas la peine qu'il se décarcasse Jacques-André ! Non ?

Mais la phrase reste pertinente : dès lors qu’on juge son système en le comparant à quelque chose qui lui ressemble pour montrer que l’on est «mieux», on tombe dans le manichéisme le plus parfait ! Et puis qu’est-ce que cela peut faire si le stalinisme et sa nomenclature dirigeante s’est écroulé, cela ne dédouane pas le capitalisme pour autant et ne le rend pas plus acceptable malgré tout. Non, au contraire, cela démontre que tout système est pervers surtout si des hommes motivés par l’appât du gain et de l’argent facile tentent de le contrôler et l’instrumentaliser. Je ne comprends pas pourquoi ces gens qui s’étranglent sur l’hégémonie communiste, ne s’écrient pas contre ce capitalisme de foire car ils sont tout aussi dangereux l’un que l’autre !

Écrit par : GPT | 10/05/2009

"Et puis qu’est-ce que cela peut faire si le stalinisme et sa nomenclature dirigeante s’est écroulé, cela ne dédouane pas le capitalisme pour autant et ne le rend pas plus acceptable malgré tout."

C'est-à-dire qu'on a le choix entre la propriété privée des moyens de production et la propriété collective. Entre les deux, il n'y a rien. Et seule une partie du capitalisme a fait faillite, celle qui était basée sur la rente. Celle qui est basée sur la production de richesse se tient encore très bien, et son efficacité reste incontestée.

Si la banque capitaliste retrouve sa vocation fondamentale qui est de faire travailler l'épargne, il retrouvera son rôle social.

"ces gens qui s’étranglent sur l’hégémonie communiste, ne s’écrient pas contre ce capitalisme de foire car ils sont tout aussi dangereux l’un que l’autre !"

Alors vous préconisez quoi ? La propriété privée des moyens de production et un dirigisme d'Etat rigoureux ? Ce système-là a déjà été appliqué, il a obtenu des résultats assez extraordinaires, il faut le reconnaître. C'était dans le IIIe Reich !

Écrit par : Scipion | 10/05/2009

Apparemment, il ne l'a pas vu, donc je réitère le message à destination de D.J. :

Il paraît que dans les dialogues de sourds, c'est le moins idiot qui arrête en premier... ---> Donc, M. D.J., j'abandonne le combat, il n'y a vraiment rien à faire !

Écrit par : Sylvan | 10/05/2009

@GPT,
En tous points d'accord avec vous.

Écrit par : Olegna | 10/05/2009

Sylvan @ Apparemment, il a arrêté la discussion impossible avant vous...

"Il paraît que dans les dialogues de sourds, c'est le moins idiot qui arrête en premier... "

Écrit par : Géo | 10/05/2009

Alors, Géo, vous êtes son protecteur attitré.... ? Désolé de vous contredire, il vient de refaire une tentative. Et comme il n'a apparemment pas compris que j'avais arrêté, je me suis permis un petit copier-coller...

Vous ne voulez toujours pas nous expliquer l'origine de votre pseudo ?

Écrit par : Sylvan | 10/05/2009

Je pense que GPT et Praline ,ne meurent pas de faim,ne vivent pas dans un bidon ville,ne vivent pas dans le guerre,ont un travail ou au pire vivent de l'aide social financé par la croissance économique du capitalisme.Le problème avec les anti-capitaliste,c'est qu'ils n'ont aucun projets de remplacement crédibles.

Toujours à Praline,
- le racket,
- l'escroquerie,
- l'esclavage,
- l'exploitation à court terme des ressources naturelles,
- bref, toutes les formes de profit exagéré réalisé sur le dos d'autrui.

Ces actions ne sont pas propres au capitalisme,vu que ces dernières ne le rendraient pas viable si celà en serait sa base.Je me le répète le capitalisme est un moteur de croissance et il est donc amoral.Ce sont les hommes qui sont immorales.

Et je repose ma question a Sylvan,vu qu'il a été incapable tout au long du débat de me donner des exemples d'action non commercial du capitalisme.

Alors ça vient? l'incapable.Toujours facile de me donner tort et d'abandonner le débat,quand ont est pas capable de dire pourquoi le capitalisme n'est pas que commercial.

D.J

Écrit par : D.J | 10/05/2009

Géo, s'il vous fallait une confirmation de plus, la voilà qui vient d'arriver... ;-)

Écrit par : Sylvan | 10/05/2009

"C'est-à-dire qu'on a le choix entre la propriété privée des moyens de production et la propriété collective. Entre les deux, il n'y a rien. Et seule une partie du capitalisme a fait faillite, celle qui était basée sur la rente. Celle qui est basée sur la production de richesse se tient encore très bien, et son efficacité reste incontestée.
Si la banque capitaliste retrouve sa vocation fondamentale qui est de faire travailler l'épargne, il retrouvera son rôle social."

Scipion, je suis d'accord sur le fond. Pas besoin de revenir sur les échecs des systèmes collectivistes, ils sont plus que manifestes.

Mais il est intéressant de se poser la question de la place que doit occuper le capitalisme, et celle qui doit être attribuée à l'Etat (à moins que vous ne postuliez la disparition de l'Etat, mais je n'ai pas eu l'impression que vous adhériez aux théories anarchistes). Autrement dit, qui régule quoi. A l'observation des différents régimes économiques capitalistes, on remarque d'énormes variations dans ce domaine.
D'autre part, il n'y a pas tout à fait que la propriété privée capitaliste "classique" et la nationalisation par l'Etat. Il y a aussi des entreprises de type collectif (mais non collectivistes !!!) comme des coopératives (y compris de fort grandes), des associations, des fondations, des concessions publiques, etc. La vraie question, dans la recherche d'efficacité économique et sociale maximum, consiste à trouver la meilleure combinatoire entre le secteur privé au sens strict, le secteur public et le tiers-secteur.

Les pays qui offrent les combinatoires les plus performantes en retirent les fruits. La Suisse, à mon sens, en est un.

Votre dernière phrase est fondamentale. Les banques aujourd'hui ne font plus "travailler l'épargne" mais développe des pyramides de crédit (qui représentent jusqu'à 95 % de la masse monétaire M3 !). Le retour à un étalon de valeur et le recentrage du secteur sur ses tâches fondamentales doit permettre de rééquilibrer nos économies. Mais on ne fera pas l'économie d'un débat sur la place de chaque chose dans nos sociétés...

Écrit par : Sylvan | 10/05/2009

D.J.
Vous confondez tout et ne comprenez rien au capitalisme.
Le capitalisme n'est pas un moteur de croissance, c'eat au contraire un frein.

Le moteur de la croissance, c'est le travail.
Un maçon qui construit sa maison s'enrichit. Tandis que celui qui fait la sieste tout la journée ne progresse pas.

Vous avez cependant raison de lier le capitalisme au profit.
Le commerce permet le profit lorque le prix fixé ne correspond pas à la prestation. Mais dans ce cas de commerce inéquitable, si l'un s'enrichit, l'autre fait une perte. Donc si vous liez le capitalisme au profit, cela signifie que pour une des parties, le capitalisme est un frein à sa croissance.

L'alternative au capitalisme, sans tomber dans le communisme, est évident. C'est le commerce équitable. Lorsque le prix payé est le juste prix, aucune partie n'est perdante dans la transaction.
Le commerce devrait toujours rester un moyen pour le vendeur et l'acheteur de combler un besoin réciproque grâce au savoir-faire de l'autre.

Le capitalisme, c'est lorsque le commerce est considéré comme un moyen légal pour une des parties de profiter de l'ignorance ou de la précarité de l'autre partie pour réaliser un profit.

Lorsque le capitalisme est sans contrôle, les écarts de richesse entre profiteurs et exploités peut devenir si importants que les exploités n'ont que la révolte, la révolution ou le terrorisme pour s'en sortir, ou pour renverser une situation. Les chutes de royaumes dont l'Histoire est parsemée sont les parfaites illustrations de l'échec du capitalisme. Celui qui réalise des profits rend la situation si critique pour ceux qu'il a réduit à l'esclavage, que les cochons de payants se révoltent et lui coupent la tête.

Cette situation est proche de celle que l'on peut voir aujoud'hui en France notamment, où des ouvriers retiennnent prisonnier, le patron de l'entreprise qui les licensie.

Toute inégalité créée par le capitalisme, nuit aux possibilité de croissance des victimes. Le capitalisme est responsabe de trop d'erreurs et coûte trop cher à la collectivité pour être un modèle de société valable.

Le commerce par contre est très utile et doit être maintenu.
Il faut simplement le protéger et empécher les capitalistes d'y avoir accès comme on tente d'empécher les traficants de drogue de blanchir leur argent.

Écrit par : Praline | 11/05/2009

Et bien voilà Sylvan,c'etait pas compliquer.

@ Praline,
"Vous confondez tout et ne comprenez rien au capitalisme.
Le capitalisme n'est pas un moteur de croissance, c'eat au contraire un frein.

Le moteur de la croissance, c'est le travail.
Un maçon qui construit sa maison s'enrichit. Tandis que celui qui fait la sieste tout la journée ne progresse pas."

C'est la croissance qui crée le travail,notemment par les investissements et la liberté d'entreprendre.Seule une économie capitaliste,permet ces derniers de se développer.

Le commerce équitable concerne à peine 1% du commerce mondial libéral,il est de loin le facteurs de la croissance mondial qui à généré 4 à 5% de croissance et autant de richesses ces 7 dernières années que les 20 dernières années qui les ont précédés.Tout les continents ont en profités,y compris l'Afrique et le G13 africain selon l'économiste français Bourgignon qui décrit une croissance soutenu de 5% et durable de 13 pays africains comme le botwana,le ghana ains que le Benin.

Quand au commerce équitable,une imposition généralisé de cette dernière n'est pas souhaitable.Les prix garantis,sont sources de problèmes.il n'y a plus possibilité de faire concurrence avec des produits moins chères et tout aussi efficaces.Ce qui améne à une baisse du pouvoir d'achat et un appauvrissement des producteurs.Les prix garantis en agriculture en sont un exemple flagrant de prix trop chère et peu favorable aux paysans.

D.J

Écrit par : D.J | 11/05/2009

La dernière contribution de Praline est révélatrice d'une forme d'aveuglement dogmatique. Le dogme est, pour elle, que le capitalisme est un mal. Je sais que mon titre "Le capitalisme protège de la grippe" est une provocation pour les dogmatiques de son espèce. Il n'empêche que c'est bel et bien le système capitaliste qui pousse des entreprises à commercialiser une découverte - qu'elle soit faite par des chercheurs publics ou privés n'y change rien ! - permettant de combattre l'infection grippale. Tout comme le développement de l'informatique sans lequel Praline ne pourrait pas bloguer sur son ordinateur. Mais oui, Praline, le capitalisme a bel et bien produit le médicament qui vous protégera peut-être un jour de la grippe. "Et pourtant, elle tourne !", affirmait Galilée à des dogmatiques de votre espèce qui s'accrochaient désespérément à une vision opposée.

Écrit par : JA Haury | 11/05/2009

M. Haury, votre ton hautain accusant Praline "d'aveuglement dogmatique" montre bien à quel point vous vous sentez tellement supérieur que vous croyez que seul le Tamiflu est capable de nous sortir de la grippe A. Vous croyez tellement au capitalisme que vous en absorbez son marketing en même temps. A force de faire le vide autour d'un produit, on fait croire au peuple que seul ce remède est valable et, de plus, sans tenir compte de ses effets secondaires ni des effets à long terme qui ne sont pas encore connus.
A l'heure où les systèmes financiers s'essoufflent, il vaut la peine de trouver ensemble des solutions. Pour l'efficacité d'une démarche thérapeutique, il vaut aussi la peine de pouvoir présenter une palette de traitements afin de répondre au mieux aux besoins du patient.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12/05/2009

On continue dans ce fil à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Le capitalisme n'est pas le seul modèle économique existant, et vouloir réduire l'économie et le marché au seul capitalisme est tout à fait partisan.

"C'est la croissance qui crée le travail,notemment par les investissements et la liberté d'entreprendre.Seule une économie capitaliste,permet ces derniers de se développer."

Ce genre d'affirmation pouvait peut-être se tenir il y a encore 2 ans. Mais nous sommes en pleine crise qui nous prouve que le capitalisme n'optimise pas les investissements, puisque c'est bien le mésinvestissement qui est à l'origine de la crise: des quantités énorme de capitaux accumulés ne se sont pas investi dans des innovations ou dans l'amélioration de la productivité.

Le capital-argent dont était gavé l'économie mondiale ces dernières années s'est accumulé sur le travail, seule source du capital. Pour que la croissance soit équitable et durable, il eût fallu que plus de richesse soit retournée aux salariés et travailleurs de base, sous forme directe (meilleure salaire) ou indirecte (meilleure éducation, meilleures conditions de travail, meilleur soins, meilleures infrastructures...). Mais le capitalisme n'a pas cette logique: le moteur c'est le profit du capitaliste uniquement et l'extension sans limite de ses moyens de consommations. (j'entends par capitaliste, celui qui contrôle la production).

Cette contradiction majeure, Marx l'avait déjà noté (Capital III, XXX):

"La raison ultime de toues les crises réelles, c'est toujours la pauvreté et la consommation restreinte des masses, face à la tendance de l'économie capitaliste à développer les forces productives comme si elles n'avaient pour limite que le pouvoir de consommation absolu de la société"

Écrit par : PtitSuisse | 12/05/2009

"La raison ultime de toues les crises réelles, c'est toujours la pauvreté et la consommation restreinte des masses, face à la tendance de l'économie capitaliste à développer les forces productives comme si elles n'avaient pour limite que le pouvoir de consommation absolu de la société"

Vous pourriez expliquer ce qu'a voulu dire le pré-hippie de Trèves, PtitSuisse, avec une application concrète dans la réalité concrète ? Je crois comprendre qu'il veut dire que quand on produit plus que ce qui se consomme, il y a crise, mais alors la crise des subprimes, n'a rien à voir avec ça...

De toute façon, ces raisonnements issus de l'observation de certaines réalités du milieu du XIXe siècle sont complètement obsolètes et s'y référer reléve de l'anachronisme !

Écrit par : Scipion | 12/05/2009

Scipion, si vous regardez la part des salaires dans le PIB des pays occidentaux, vous verrez que celui ci n'a pas arrêté de baisser, alors que le profit des entreprises croissait. Une autre manière de quantifier le problème, c'est que la productivité du travail c'est accru plus vite que le salaire réel.

http://www.capitalisme-et-crise.info/telechargements/images/large_Salaires_et_Productivit%C3%A9_EU_1.jpg

Les entreprises produisent toujours plus avec de moins en moins de travail. Mais qui va acheter la production, si ce n'est la masse des salariés ? Les subprime n'ont été que le déclancheur de la crise, qui est une crise structurelle de surproduction: l'offre exède largement la demande solvable. Un exemple concrêt ? Mais il y en a partout ! les entreprises croulent sous les stocks qu'elles ne peuvent écouler, les fabricants de voitures remplissent des parkings à perte de vue..

http://renovitude.net/wp-content/uploads/2009/03/xnewark-829.jpg.

Ce problème chronique du capitalisme, Marx a été le premier à l'analyser. Et c'est pas parce qu'il était du XIXe siècle que son analyse manque de pertinence. Newton a décrit les lois de la gravitation il y a fort longtemps, et c'est pas pour autant qu'on ne les utilise pas aujourd'hui.

Marx livre 3, section 3:

"Les conditions de l'exploitation immédiate et celles de sa réalisation ne sont pas identiques. Elles ne diffèrent pas seulement par le temps et le lieu, théoriquement non plus elles ne sont pas liées. Les unes n'ont pour limite que la force productive de la société, les autres les proportions respectives des diverses branches de production et la capacité de consommation de la société. Or celle-ci n'est déterminée ni par la force productive absolue, ni par la capacité absolue de consommation, mais par la capacité de consommation sur la base de rapports de distribution antagoniques, qui réduit la consommation de la grande masse de la société à un minimum susceptible de varier seulement à l'intérieur de limites plus ou moins étroites. "

Pour résumer la pensée de Marx, la profit et le marché sont différemment conditionnés, en d'autres termes, la recherche du profit des entrepreneurs individuels est en décalage avec la réalité du marché global.

Pour faire "tenir" ce dangereux équilibre capitaliste, le truc des 30 dernières années c'est de recourir au crédit pour étendre la production et la consommation plutôt que de compter sur le travail et les gains de productivité. D'oû la crise du crédit. Mais la crise est plus profonde qu'une simple crise du crédit: la preuve les banques centrales innonde le marché de liquidité, les taux sont au plancher, et on a pas une reprise pour autant.

Écrit par : PtitSuisse | 12/05/2009

"et on a pas une reprise pour autant."
Vous n'en savez rien, ni personne. Le problème serait plutôt que les mêmes causes produisant les mêmes effets, on se retrouve face aux mêmes problèmes peu après la reprise...
Je ne suis pas économiste, mais dans ces situations, seules de grosses redistributions des cartes amènent des reprises significatives. Cela pourrait être une aimable IIIème guerre mondiale - une vraie, pas une pseudo au sens des guignols du Hudson Institute...-, avec dizaines ou centaines de millions de morts. A vue de nez, il n'existe pas à l'heure actuelle de régime assez zinzin pour ce genre d'aventures aujourd'hui.
Double W à l'époque possédait quelques caractéristiques allant dans le sens de ce genre de solution. Une certaine tendance à envahir la Pologne, pardon l'Irak, quand il était de mauvaise humeur. Mais à l'état miniature, si vous voyez ? Heureusement, parce que son bon peuple baptiste du sud, lui, paraissait partant pour atomiser la Chine, la Russie et l'Iran et pourquoi pas la France...

Reste l'option "nouvelles options industrielles", et en particulier une révolution énergétique. Avec pour avantage parallèle, se débarrasser de la dépendance du pétrole, principale source de financement de l'islam, ennemi public n°1 de l'Occident et de ses valeurs.

Écrit par : Géo | 12/05/2009

Géo : vous parlez de l'Occident et de ses valeurs. Nous pouvons certainement être fiers de tout ce que nous avons développé. Toutefois, il est temps de prendre conscience de toutes les dimensions restées en panne, dilapidées ou perverties. C'est peut-être aussi cela que l'Islam dénonce.

Écrit par : Marie-France de MEURON | 12/05/2009

"C'est peut-être aussi cela que l'Islam dénonce."

Ce que toutes les religions dénoncent. Vous voulez retourner au Moyen-Age ?
Vous seriez une des premières à finir sur un bûcher...

Écrit par : Géo | 13/05/2009

Géo: Dé-non-cer signifie se dresser pour dire NON.
Si vous voulez souligner les valeurs de l'0ccident, osez aussi mentionner et dire non à tous les désarrois humains et toutes les catastrophes écologiques que nous devons récolter maintenant.
Dire NON, n'implique pas accuser ou juger mais simplement: STOP assez fort pour que les gens concernés l'entendent et modifient leurs attitudes.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 13/05/2009

Alors qu'on nous bassine avec cette gripette voici quelques données bien plus importantes :

- actuellement seulement 10% des dépenses totales en recherche et développement de médicaments est dirigé aux maladies des 90% de la population la plus pauvre

- les pays du Tiers Monde, qui représentent 85% de la population de la planète, représentent seulement 25% du marché pharmaceutique

- entre 1975 et 1996 les grands laboratoires pharmaceutiques ont développé 1223 nouvelles molécules, dont seulement 11 sont applicables au traitement de maladies tropicales

- des maladies comme le paludisme, la tuberculose, la maladie du sommeil et la fièvre noire, qui avaient quasiment disparu entre 1970 et 1980 ont ressurgi, de telle façon qu'en 2001 la maladie du sommeil a tué 300 000 personnes, la tuberculose 8 millions, et que toutes les 30 secondes un enfant est mort de paludisme

http://luisbrittogarcia-fr.blogspot.com/2009/09/la-science-que-nous-voulons.html pour en savoir plus

Écrit par : Rayou | 25/09/2009

Salut pour en savoir plus sur la grippe A : http://infos-grippe-porcine.com/
a+

Écrit par : miako | 16/10/2009

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