22/09/2009

Vrais et faux-culs

Du côté des vrais culs : Pierre Keller et ses célèbres photos de croupes de chevaux. C’est d’une vulgarité désespérante, mais soit. Pierre Keller est libre de choisir le chemin qu’il entend emprunter pour entrer dans la postérité. On peut même imaginer que c’est dans ces culs de chevaux qu’il réalise pleinement son génie artistique. Et sans doute est-il prêt à assumer l’indignation d’une partie du public.

C’est du côté des faux-culs que l’affaire est affilgeante : tous ces pique-canapés qui se sont précipités à Paris pour ne manquer sous aucun prétexte le vernissage d’une exposition aussi marquante dans l’histoire de l’art. Parce que dans ce monde, Monsieur, il faut en être. Certains commentateurs, cités par Le Matin Dimanche, font un compliment sur l’artiste, en évitant prudemment de s’exprimer sur son « œuvre ». Ce sont les faux-culs de deuxième classe.

Et puis il y a les autres, les faux-culs de première classe, ceux qui se croient obligés de se mettre en extase devant cette alignée de culs. Parmi eux, une certaine Chantal Prod’hom, bien en cour au Département vaudois chargé de la culture ; c’est la directrice du MUDAC, notre musée lausannois de design et d’arts appliqués contemporains. Elle se déclare « ravie » ; « ces culs de chevaux sont une très belle série », commente-t-elle.

Parce que, dans le microcosme qui prétend dominer la création artistique subventionnée par l’Etat, on est « entre amis ». Je te lèche les bottes, tu me flattes et on grimpionne ensemble. Surtout aboyer avec la meute, surtout pas l’ombre d’une critique qui pourrait déplaire. Ce sont eux, les faux-culs de première classe.

A tout choisir, je préfère encore les vrais !

15:19 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Pas souvent d'accord avec toi, mais là excellent mon cher Jacques-André. !

Écrit par : kalvin | 22/09/2009

Monsieur,

Je n'ai pas l'habitude de faire des remarques au sujet des erreurs de français des blogueurs! J'en fais aussi tellement! Mais là c'est trop!

Vous avez écrit:

"Pierre Keller est libre de choisir le chemin qu’il entend emprunter pour entrer dans la POSTÉRITÉ"

il aurait fallu écrire la POSTÉRIEURITÉ!

Et pour votre:

"Je te lèche les bottes, tu me flattes et on grimpionne ensemble"

vous auriez, sans équivoque, pu écrire:

"Je te lèche le postérieur, tu me flattes les fesses, on grimpionne ensemble et plus si entente"..." (On devrait toujours aller au bout de ses idées. Sauf si on fait de la politique, bien sûr!)

Pour "grimpionner" il est fort dommage que ce vocable ne soit pas utilisé plus souvent dans le cadre des articles de presse qui concernent la politique. Dans ce domaine là, il y a même des grimpions qui changent de parti, espérant ainsi grimpionner plus facilement!
Oui!... Comme vous dites! Microcosmes artistique officiel et politique, c'est bonnet blanc, blanc bonnet!... De l'art ou du cochon!

Écrit par : Père Siffleur | 22/09/2009

Bon, devant tant d'intérêt pour cette affaire de cul(s), je vous envoie, M. le Député, le lien vers une image réalisée par moi-même, en personne, lors de l'assermentation des autorités vaudoises. Vous y étiez, mais on ne vous voit pas et pour cause !

Je vous suggère de l'utiliser pour illustrer cet article. Il y sera du plus bel effet.

http://www.flickr.com/photos/hublera/630016525/

Écrit par : Alain Hubler | 22/09/2009

Oui en effet j'ai trouvé quelques (2) photos sur le net de cette expo d'oeuvres d'art ... bon nous simple pékin n'avons pas l'oeil averti pour sentir l'art nous pénétrer, mais sans prétention je suis sur que nous sommes tous capable d'en faire autant sauf que NOUS on ne cherche pas à être ridicule. j'espère que les chevaux ne vont pas porter plainte pour photo volée

Écrit par : Lacustre | 30/09/2009

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