26/09/2010

La Lumière au musée des Beaux-Arts

Ne manquez pas la nouvelle exposition présentée au Palais de Rumine : « La lumière dans les collections du musée » : Bernard Fibicher nous a préparé une petite merveille. Elle constitue à nos yeux le parfait exemple de ce que Vaudoises et Vaudois sont en droit d’attendre de leur musée cantonal. Sachant qu’il est impossible – et qu’il le sera toujours, même dans le nouveau MBA ! – de présenter au public l’ensemble des œuvres de nos collections cantonales, il est nécessaire d’en opérer des sélections successives, au fil d’expositions temporaires. Le critère de sélection le plus banal est celui de l’artiste : une exposition temporaire consacrée à un peintre déterminé, voire à une école. Mais l’exposition thématique est cent fois plus intéressante. Et probablement cent fois plus difficile à réaliser. Elle permet au visiteur de rencontrer des artistes et des époques très diverses au fil d’œuvres qui trouvent une étonnante unité. Juxtaposant des artistes de dimension mondiale avec des peintres plus locaux, cette exposition a aussi le mérite de mettre en valeur l’apport de nos artistes vaudois.

On peut débattre de la construction d’un nouveau MBA. On peut diverger sur les relations qu’établit le Canton avec les privés proposant de lui prêter leur collection.

Mais là n’est pas l’essentiel. Au fil des ans, diverses personnalités ont fait don au Canton d’un nombre considérable d’oeuvres d’art de grande valeur. D’autres ont été acquises. Ce patrimoine appartient aux Vaudoises et aux Vaudois. L’administration – et tout particulièrement le Musée cantonal des Beaux-Arts – a pour mission première de présenter ces oeuvres au public. L’exposition qui vient de s’ouvrir au Palais de Rumine s’inscrit parfaitement dans cette mission. Courrez la visiter, jusqu’au 2 janvier 2011!

18:50 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

06/09/2010

Chômage : la bonne piste de Thierry Meyer

« Dire aux jeunes que l’effort, la difficulté, le renoncement sont des étapes pour acquérir sa liberté économique, mais que l’Etat est là (…)pour soutenir les bonnes volontés.» : dans 24 Heures du 4.9.2010, Thierry Meyer apporte, en une réflexion stimulante, son appui à la révision de l’assurance chômage.

On se demande simplement à partir de quand cette leçon doit être donnée aux jeunes.

A notre sens, c’est évidemment durant toute sa scolarité que l’élève devrait recevoir cette leçon. Il semble qu’on en soit malheureusement assez loin à la tête du Département de la Formation, de la Jeunesse et de la Culture. Tout y est fait au contraire, semble-t-il, pour que l’enfant ne rencontre pas de difficulté, pas d’échec, pas de renoncement. Supprimer le redoublement, supprimer toute forme de sélection appartiennent à une démarche pédagogique qui, justement, ne s’emploie pas à apprendre à l’enfant que l’effort est nécessaire et salutaire. Il faudrait que le même diplôme soit remis à chacun, que chacun puisse choisir librement n’importe quelle formation, indépendamment de ses capacités réelles et des résultats de son travail. C’est très gentillet, mais ce n’est pas honnête. C’est un peu tard, à 25 ans, lorsqu’on ne trouve pas de travail, de découvrir que la vie n’est pas faite seulement de facilités et de choix personnels. Il y a bien sûr de la cohérence à laisser l’enfant effectuer son « parcours » scolaire sans entrave puis à lui assurer des indemnités de chômage sans limite : c’est la cohérence de nos penseurs socialistes. Mais il y a une autre cohérence : celle de Thierry Meyer. Elle est plus honnête à l’égard de notre jeunesse.

01/09/2010

Vignette bleue : le retour

Le DETEC met en consultation un projet de zones environnementales. Notre projet de vignette bleue reprend donc du service.

Nous avions, dans Le Temps, en 2007, évoqué l’introduction d’une telle vignette, permettant une discrimination positive en faveur des véhicules les plus propres

(http://www.haury.ch/page.php?content=publications_lire&am...).

Au Grand Conseil vaudois, Isabelle Chevalley a déposé un postulat qui, bien que soutenu par la majorité de la commission qui l’a étudié, a finalement été écarté par le plenum.

 

Que prévoit le DETEC ? la possibilité, pour les villes, d’instaurer des zones environnementales dans lesquelles la circulation ne serait autorisée qu’aux véhicules les moins polluants. Pour les identifier, un système de « vignettes (précisément !) permettant de répartir les véhicules automobiles dans différentes catégories selon leurs émissions ». Les autorités cantonales seraient habilitées à déterminer quels véhicules seraient autorisés à circuler dans ces zones environnementales.

 

Les vert’libéraux saluent évidemment le principe de cette consultation. Il convient de trouver un moyen de favoriser les usagers qui choisissent des véhicules peu polluants, à la fois pour réduire les émissions polluantes et pour favoriser l’assainissement du parc automobile suisse. Le projet du DETEC mérite d’être examiné dans le détail (http://www.uvek.admin.ch/dokumentation/00474/00492/index.... ), éventuellement d’être amélioré. Nous continuons à penser que les véhicules propres pourraient en outre bénéficier de facilité de stationnement dans les villes, aussi bien sur le territoire public que sur les fonds privés.

 

Mais le mérite du projet du DETEC réside dans son principe : accorder des avantages – non seulement financiers – à ceux qui optent pour une mobilité un peu plus propre. Qui s’indignera à l’idée d’une circulation automobile « à deux vitesses » ?