08/02/2018

Pas de motif médical pour une assurance dentaire

Notre population vaudoise jouit d’une excellente santé dentaire : les spécialistes ORL, qui contemplent quotidiennement les bouches de nos patients, en témoignent et s’en réjouissent.  Ils sont les premiers à devoir prendre en charge les complications médicales des affections dentaires : ces complications sont rares et même des soins dentaires réguliers ne les préviennent pas toujours .

Les initiants prétendent que des soins dentaires gratuits contribueraient à réduire les coûts de la santé : cette affirmation est certainement fausse, et doit être dénoncée. Il est bien établi qu’un certain nombre d’affections bucco-dentaires accompagnent des maladies générales, mais sans qu'elles en soient la cause, contrairement à ce que tentent de faire croire les initiants. Les cas où un meilleur traitement dentaire conduirait à des économies dans les soins de la maladie de base, s’ils existent, sont tout-à-fait exceptionnels.  

Une assurance obligatoire pour soins dentaires est un projet purement politique. Il émane de ce populisme de gauche qui promet de faire payer « les autres ».  Il va bien au-delà d’un projet social, puisque aujourd’hui déjà les soins dentaires sont offerts aux plus démunis.

Une assurance dentaire facultative : pourquoi pas ? C’est le caractère obligatoire qu’il convient de dénoncer. La LAMal démontre bien tous les effets pervers d’une assurance obligatoire. Parmi eux, le TARMed, cette complexité technocratique absurde, serait inimaginable si la LAMal n’était pas obligatoire. Les partisans du tout-à-l’Etat sont-ils incapables de tirer les leçons de leurs erreurs ?

Si la santé dentaire de nos concitoyens nous réjouit, c’est probablement parce que la responsabilité individuelle est stimulée par le système actuel. Une bonne raison de refuser une assurance dentaire obligatoire et de voter NON le 4 mars prochain.

 

Commentaires

Savez-vous que beaucoup de traitements bucco-dentaires sont liés à l’esthétisme ? Les primes obligatoires grimpent à 1000 F/an à cause très surement de ces soins hors de prix. Ces primes valent plusieurs traitements annuels de caries. Chacun sera tenté de se refaire un sourire à la Berlusconi aux frais de la société si cette initiative passe. Surtout les orateurs. Ha le look ! Mais voyez l’admirable Vanessa Paradis aux dents qui sifflent, elle assume, elle, mais pas les promoteurs de cette initiative. Avec un réseau de cliniques toutes neuves le peuple vaudois devra suer dur pour ces quelques privilégiés. Qui d’ailleurs n’en demandent pas tant. Pas très social tout ça.

Écrit par : Hervé de Rham | 12/02/2018

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