02/04/2022

Le piteux bilan écologique d’une majorité rose-vert

Ceux qui attendent d’une majorité rose-vert une réponse à l’urgence climatique seront déçus en observant ce dont elle a été capable à Lausanne en 30 ans.

Paralyser les transports individuels : cela elle le fait, et on le voit. Et tant pis pour les commerçants et autres activités économiques qui vivent une lente agonie. Et tant pis pour les patients âgés et handicapés qui ne peuvent se déplacer à vélo…

Développer les arbres en ville : il convient juste de rappeler que la Ville de Lausanne est une ville verte depuis très longtemps, grâce à la politique de préservation et de développement des arbres et des espaces verts entreprise il y a plus de 50 ans par la majorité radicale-libérale.

En matière d’énergies renouvelables, la plus grande réalisation est l’usine hydroélectrique de Lavey, mise en service en…1950, à une époque où le parti « vert » était le parti radical vaudois.

Mais où sont les réalisations récentes ? Où sont les panneaux photovoltaïques sur les toits lausannois ? Il est facile de parler aujourd’hui d’urgence climatique quand on a perdu autant d’années sans exploiter le soleil, par exemple sur les toits des écoles. Pire : cette majorité s’est opposée à certains projets privés : en 2004, Lausanne-Ouchy a voulu poser des panneaux solaires sur les toits plats de la Vallée du Flon. Refusé, au motif que ces toits en gravier faisaient partie du patrimoine lausannois.

Vous me direz : et l’éco-quartier de la Blécherette ? La législation cantonale et fédérale sur les constructions est devenue telle que plus personne ne peut construire autrement.

 Il y a quelques mois, les vert’libéraux ont proposé que la Ville soit contrainte de procéder à l’assainissement énergétique des bâtiments qu’elle acquiert : refusé par la majorité rose-vert. Tout près de nous, refus de poser des panneaux solaires sur le toit du Capitole, en rénovation. On dénonce depuis longtemps le fait que beaucoup de bâtiments sont surchauffés en hiver : encore un domaine dans lequel nos élus rose-vert sont absents, trop heureux de redistribuer à leur clientèle électorale les bénéfices réalisés par la vente de gaz et de chauffage à distance.

L’alliance rose-vert au pouvoir depuis 30 ans à Lausanne a démontré que le développement durable n’est pas sa priorité.  Alors autant faire confiance à ceux qui misent sur une collaboration avec l’économie et son pouvoir d’innovation.

 

Commentaires

Sûrement une bonne critique mais trop lausanno-centrée. Au niveau fédéral, on veut la fin du nucléaire et le tout-électrique, alors que tout le monde sait qu'on ne peut fournir de l'énergie si toutes les voitures sont électriques, le chauffage au gaz remplacé par des pompes à chaleur,etc, etc...
Le CO2, ce n'est pas bien. Mais le gaz vaut mieux que le charbon. Quid du gisement de gaz en tête du lac, à Rennaz ? Alors qu'il pourrait fournir du gaz pour quelques années de transition en Suisse...

Écrit par : Géo | 02/04/2022

Géo : ma critique est volontairement Lausanne-centrée car Lausanne constitue un exemple d'un pouvoir politique rose-vert majoritaire depuis 30 ans à la fois à l'exécutif et au législatif.

Écrit par : JAHaury | 03/04/2022

Cher Monsieur, voici de quoi compléter votre excellent billet:

Tout d'abord cette courte vidéo (à partager!) qui nous montre à quel point on nous ment sur la prétendue unanimité des scientifiques concernant le réchauffement climatique:

https://odysee.com/@Roms17:d/Climat---Retour-%C3%A0-la-raison:d

et cet autre excellent billet sur le même sujet:

https://jacquesdavier.blog.tdg.ch/archive/2020/09/13/emmanuel-et-le-climat-depuis-l-an-mil-309015.html

Écrit par : Henry | 03/04/2022

@Henry : merci pour ces deux références. Pour moi, indépendamment de la querelle des scientifiques, je considère que, de toutes manières, il vaut mieux réduire toute pollution, que ce soit dans les sols, dans les eaux ou dans les airs. Par ailleurs, nous libérer de la dépendance aux énergies fossiles est une manière de nous libérer de la dépendance aux pays qui les produisent, et l'actualité nous le rappelle avec violence. J'aime me souvenir des exemples de nos ancêtres qui, lorsqu'ils construisaient un train - que ce soit par exemple le Bex-Villars-Bretaye ou le MOB - construisaient en même temps des centrales hydroélectriques pour les faire rouler. Un progrès sans dépendance...

Écrit par : JAHaury | 03/04/2022

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