11/04/2022

L’échec d’une certaine arrogance socialiste

L’événement électoral du 10 avril 2022 n’est pas la victoire de la droite, mais l’éviction de la Conseillère socialiste Cesla Amarelle.

Il faut bien regarder les chiffres. Cesla Amarelle a récolté près de 15'000 voix de moins que ses collègues Nuria Gorrite et Rebecca Ruiz. Sans cette sanction de l’électorat de gauche, la droite, une fois de plus, échouait à renverser la majorité.

Mais de quelle sanction s’agit-il ? La sanction à mes yeux d’une certaine arrogance socialiste, dont la population commence à se lasser. Je respecte le droit de chaque courant politique à défendre sa vision de la société et son programme. Mais à ce comportement parfaitement démocratique, les socialistes – et la gauche en général – ajoutent l’intolérable : la prétention à incarner le bien, le vrai, le juste. Encouragés par la plupart des médias et, surtout, par une « élite » académique qui les alimente dans leurs convictions, les socialistes continuent à se sentir seuls détenteurs du bien.

C’est dans cet esprit que Madame Amarelle a conduit sa politique. Son programme d’intégration systématique de tous les enfants – au prix de détruire le fonctionnement de l’école et d’épuiser les enseignants – était porté par cette conviction d’incarner « le bien ». On a profité du COVID pour diminuer les exigences, obsession socialiste de réduire le nombre d’échecs en supprimant les épreuves. Au motif de lutter contre certaines discriminations, le carnet journalier (ou livret de l’élève) a été réimprimé aux couleurs LGBT. Tout récemment, Cesla Amarelle a foncé tête baissée dans le combat contre les « discriminations de genre » en apportant son soutien aux enfants prétendument « non binaires » ou distincts du genre « attribué à la naissance » (formule qui laisse entendre que ce genre ne relèverait que d’un choix arbitraire des parents et de l’administration).

Et pour couronner sa prétention à incarner « le bien », Cesla Amarelle a écarté un certain nombre de cadres qui n’entraient pas dans son moule idéologique pour nommer autour d’elle quelques girouettes disposées à indiquer le vent qu’elle faisait souffler.

On voudrait que l’échec de Cesla Amarelle fasse redescendre le parti socialiste sur terre. Les socialistes ne sont ni pires ni meilleurs que les autres politiciens. Mais ils doivent admettre que leurs idées, comme celles des autres, peuvent être mises en discussion démocratique. Parce qu’elles doivent rester des idées politiques. Et non pas une idéologie qui, telle une religion, est toujours persuadée de détenir seule non seulement la vérité, mais surtout la clé du bonheur pour tous. Quant à la droite, qu’elle ne se laisse pas aveugler par un triomphalisme un peu rapide…

 

02/04/2022

Le piteux bilan écologique d’une majorité rose-vert

Ceux qui attendent d’une majorité rose-vert une réponse à l’urgence climatique seront déçus en observant ce dont elle a été capable à Lausanne en 30 ans.

Paralyser les transports individuels : cela elle le fait, et on le voit. Et tant pis pour les commerçants et autres activités économiques qui vivent une lente agonie. Et tant pis pour les patients âgés et handicapés qui ne peuvent se déplacer à vélo…

Développer les arbres en ville : il convient juste de rappeler que la Ville de Lausanne est une ville verte depuis très longtemps, grâce à la politique de préservation et de développement des arbres et des espaces verts entreprise il y a plus de 50 ans par la majorité radicale-libérale.

En matière d’énergies renouvelables, la plus grande réalisation est l’usine hydroélectrique de Lavey, mise en service en…1950, à une époque où le parti « vert » était le parti radical vaudois.

Mais où sont les réalisations récentes ? Où sont les panneaux photovoltaïques sur les toits lausannois ? Il est facile de parler aujourd’hui d’urgence climatique quand on a perdu autant d’années sans exploiter le soleil, par exemple sur les toits des écoles. Pire : cette majorité s’est opposée à certains projets privés : en 2004, Lausanne-Ouchy a voulu poser des panneaux solaires sur les toits plats de la Vallée du Flon. Refusé, au motif que ces toits en gravier faisaient partie du patrimoine lausannois.

Vous me direz : et l’éco-quartier de la Blécherette ? La législation cantonale et fédérale sur les constructions est devenue telle que plus personne ne peut construire autrement.

 Il y a quelques mois, les vert’libéraux ont proposé que la Ville soit contrainte de procéder à l’assainissement énergétique des bâtiments qu’elle acquiert : refusé par la majorité rose-vert. Tout près de nous, refus de poser des panneaux solaires sur le toit du Capitole, en rénovation. On dénonce depuis longtemps le fait que beaucoup de bâtiments sont surchauffés en hiver : encore un domaine dans lequel nos élus rose-vert sont absents, trop heureux de redistribuer à leur clientèle électorale les bénéfices réalisés par la vente de gaz et de chauffage à distance.

L’alliance rose-vert au pouvoir depuis 30 ans à Lausanne a démontré que le développement durable n’est pas sa priorité.  Alors autant faire confiance à ceux qui misent sur une collaboration avec l’économie et son pouvoir d’innovation.