17/11/2009

M17 : l'intégration par l'effort

Les « rougets » nous donnent un excellent exemple d’une intégration réussie : par l’effort et la compétition. Des valeurs de droite, bien étrangères au catéchisme socialiste pratiqué dans les milieux de l’intégration.

Observons d’abord les faits : pour parvenir au rang de champion mondial, une équipe sportive ne peut s’appuyer que sur ses compétences, et celles-ci passent par d’innombrables heures d’entraînement, d’exercice, de quête permanente de l’excellence. Puis par de nombreuses phases de sélection, dans lesquelles seul le mérite de l’équipe est pris en considération.

Ce qui est vrai pour l’équipe est vrai pour ses membres. Pour devenir membre de l’équipe suisse des M17, il faut d’innombrables heures d’effort, et un constant processus de sélection. Dans cette compétition, l’origine sociale ou nationale n’a aucune importance, pas plus que les identités religieuses ou culturelles. C’est aussi vrai lorsqu’un concours vise à primer le meilleur apprenti du Canton, ou le meilleur élève en mathématiques, par exemple.

Il est désespérant de constater que l’idéologie égalitariste continue à pourrir le débat social. Ce n’est pas l’aide sociale ou l’octroi de droits supplémentaires qui permettent l’intégration, mais le travail et l’émulation. Tout particulièrement dans un pays qui a su faire du travail une de ses vertus nationales.

Napoléon a construit sa société autour du mérite individuel, précisément pour assurer l’intégration de tous et abolir les privilèges – ou les défaveurs - liés à la naissance.

Ce n’est pas par le sport seulement que doit passer l’intégration réussie des jeunes. C’est par l’école. Or notre école, qui refuse toute sélection et toute compétition entre les élèves, se prive des meilleurs moyens d’intégration.

Une politique sociale intelligente doit viser à aider les plus faibles, mais pas à couper les moteurs qui font fonctionner la société. Si les socialistes persistent dans leur dogmatisme, ils peuvent se préparer à des nouvelles déceptions électorales.

16:22 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

03/11/2009

Les pharmas ignorent la crise...

Prospérité de l’industrie pharmaceutique défiant la crise, d'une part, explosion des primes d’assurance maladie, d'autre part : et si ces phénomènes étaient liés ?

Dans l’évolution des coûts de la santé, les entreprises pharmaceutiques parviennent très habilement à paraître innocentes. Tout comme d’autres industries actives dans le secteur médical.

Bien sûr, la recherche effectuée par les entreprises leur permet de développer de nouvelles substances et de nouveaux produits profitables à notre santé. Mais ces nouveaux médicaments ne visent souvent qu’à remplacer des substances plus anciennes, en apportant de faibles avantages réels pour le patient, mais dont les prix sont nettement plus élevés. Par ailleurs, ces entreprises pharmaceutiques soutiennent de nombreuses études réalisées dans les universités, qui tendent presque toujours à recommander un traitement plus précoce et de plus longue durée. Raccourcir le traitement, l’interrompre ? Curieusement, les chercheurs ne sont pas très engagés sur ce terrain peu lucratif…

Un autre secteur contribue à l’accroissement des coûts : ce sont toutes les mesures prises au nom de la prévention des infections nosocomiales, c’est-à-dire attrapées lors d’un traitement hospitalier : les nouvelles exigences en matière de stérilisation et de matériel à usage unique font évidemment le beurre des entreprises qui produisent le coûteux matériel répondant à ces exigences.

Comment s’opèrent les liens entre l’industrie pharmaceutique et paramédicale, d’une part, le système de soins et les coûts de la santé, d’autre part : je ne suis pas capable de le dire. Comme d’autres, j’ai quelques hypothèses.

Ce qui m’étonne, c’est que les mêmes commentateurs puissent se réjouir de la prospérité de nos entreprises pharmaceutiques et s’inquiéter de l’explosion des coûts de la santé : ces deux phénomènes sont liés !

11:06 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (8)

27/10/2009

Un Lausannois heureux

Je suis soudain tout content d’être lausannois ! En peu de jours, trois bonnes nouvelles dans la politique de notre ville : le métro à Français, les dealers à Vuilleumier et l’éclairage à pédales.

 

Bravo à Olivier Français de combattre le tram au profit d’un métro. J’avoue avoir voté bêtement, au Grand Conseil, pour le crédit d’étude du tram, faisant confiance à l’unanimité des experts qui le proposaient. Mais Olivier Français a eu raison de rompre cette belle unanimité en suggérant un métro. Pour mille raisons : la fiabilité des horaires, la sécurité des piétons, l’économie de l’espace urbain, etc. La solution métro est probablement plus chère au moment de l’învestissement, mais sûrement pas lors de l’exploitation. Et lorsque le tunnel est creusé, c’est un cadeau durable pour les générations à venir.

 

Bravo à Marc Vuilleumier : qu’il ose empoigner le problème des dealers à Lausanne en termes de fermeté et de dissuasion rassure. Le bon sens est donc à la portée de tous les bords politiques. On peut imaginer que son prochain combat sera de chasser les mendiants de nos rues, qui sont une injure à notre ordre social.

 

Et bravo à ceux qui ont installé un éclairage à pédales sur la Place du Nord. Alors que la gauche fait depuis longtemps de la gratuité son fonds de commerce, voilà une réalisation à haute valeur pédagogique : l’énergie a un coût ! L énergie et tout le reste. « Si tu veux obtenir quelque chose dans la vie, mon petit gaillard, il te faut pédaler ! » L’apprentissage du mérite, en quelque sorte.

 

Vous comprenez pourquoi je suis tout content d’être lausannois !