01/05/2013

La mobilité professionnelle, notre premier acquis social

1er mai : l’occasion de réactualiser le discours sur la protection des travailleurs à la lumière de ce qui se passe en France et ailleurs. Et de voir que les syndicalistes, cramponnés à leurs vieux discours, privent d’espoir ceux qu’ils prétendent défendre.

Protéger les travailleurs, disent-ils, s’est les protéger contre les licenciements et la perte d’emploi, c’est leur garantir un revenu indépendant de leur propre activité. En France, on y est parvenu : et on y est tellement bien parvenu que les employeurs, sachant qu’ils ne pourront plus licencier, n’engagent plus personne. Et lorsqu’un employeur n’engage plus personne, il y a peu d’avenir et de développement possibles pour son entreprise ; il n’y a plus de création d’emplois.

La grande force de l’économie suisse, c’est la souplesse de son marché du travail. Parce que l’employeur a la perspective de pouvoir licencier en cas de nécessité, l’économie est florissante et crée des emplois. Bien sûr, cela s’inscrit dans un contexte. D’abord un dispositif généreux et intelligent d’assurance chômage, comprenant aussi le chômage partiel en cas de fléchissement temporaire des affaires. Et aussi une culture de formation professionnelle performante qui vise à donner et à entretenir des compétences élevées, lesquelles sont sollicitées lors d’un changement d’emploi.

On peut sans doute faire mieux. Mais l’essentiel est de comprendre que la mobilité professionnelle et tout ce qui la facilite sont un bienfait pour les travailleurs. Alors que tous les discours de nos vieux camarades valorisant la sclérose, le salaire assuré quoi qu’on fasse et autres garanties de situations acquises font en réalité le malheur des travailleurs et ferment aux jeunes l’espoir de trouver un emploi. Un nouveau discours pour les manifestations du premier mai ? Moi aussi, je rêve ! 

 

 

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01/06/2010

Commission d'enquête : poudre aux yeux

Faut-il ou non créer une commission d’enquête parlementaire (CEP) pour
traiter de l’affaire UBS ? Telle est la question qui divise nos députés
aux chambres fédérales et nos journalistes. A la suite du rapport fouillé et
semble-t-il assez sévère de la commission de gestion, on avance, pour justifier
une CEP, la volonté de mettre en lumière les réseaux tissés par UBS au sein du
parlement.

 

Et voilà la poudre aux yeux : la poudre aux yeux, c’est une projection
de petites poussières dans les yeux de l’adversaire pour l’aveugler. Et
pourquoi chercher-t-on à aveugler l’adversaire ? Pour l’empêcher de porter
son regard sur les choses importantes.

 

La question des réseaux tissés avec des parlementaires fédéraux est
déterminante pour le fonctionnement de notre démocratie. Mais ce n’est pas dans
le passé qu’il faut aller fouiller. Si ces réseaux ont provoqué des
dysfonctionnement institutionnels, le mal est fait. Ce sont d’autres réseaux
qu’il faudrait mettre en lumière, ces réseaux qui menacent l’avenir et non le
passé. Je vise en premier lieu les réseaux entretenus par SantéSuisse et les
caisses maladies qu’elle réunit. Je vise aussi les réseaux entretenus par les
entreprises pharmaceutiques. Autant SantéSuisse que les Pharmas ont un intérêt
direct à voir les coûts de la santé exploser sans contrôle. Quoi qu’ils disent.

 

Une CEP sur l’affaire UBS apparaît finalement comme une manœuvre destinée à
protéger d’autres réseaux, beaucoup plus dangereux pour l’avenir de notre
société…

 


 

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